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02.12.2008

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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 03.01.2008

 

À LA UNE

La Slovénie aux commandes de l'UE

La Slovénie aux commandes de l'UE

 

Depuis le 1er janvier, la Slovénie tient les rênes de l'UE. C'est la première fois qu'un des Etats récemment entrés dans l'UE (2004) assume la présidence semestrielle de l'Union européenne.

Extraits des publications suivantes:
Turun sanomat - Finlande, Dnevnik - Slovénie, Die Zeit - Allemagne, La Croix - France

Turun sanomat - Finlande

Le journal finlandais dresse un bilan élogieux du développement rapide du pays après le démembrement de la Yougoslavie. "La Slovénie n'est entrée dans l'UE qu'en 2004, avec neuf autres pays. Même si elle ne compte que deux millions d'habitants, c'est cette partie de l'ancienne république yougoslave qui enregistre la croissance la plus forte. La Slovénie fait déjà partie de la zone euro, de l'espace Schengen et de l'OTAN. (...) Elle se trouve néanmoins confrontée à un défi de taille car la présidence du Conseil est un lourd fardeau pour un si petit pays. Une chose est sûre : la question du Kosovo figurera dans l'agenda politique. L'UE doit se préparer à subir ce qui pourrait être la plus grave crise de son histoire." (03.01.2008)

Dnevnik - Slovénie

La question de l'indépendance du Kosovo est le plus grand défi auquel la Slovénie se trouvera confrontée pendant sa présidence de l'UE. Selon Ervin Hladnik Milharcic, de nombreuses rumeurs inquiétantes circulent ces derniers jours quant à la tournure que prendraient les événements en cas d'indépendance du Kosovo, alors qu'en réalité, il ne devrait rien se passer. "En effet, tous les événements qui pourraient survenir se sont déjà produits en 1999. A l'époque, la police et l'armée serbes avaient coordonné leurs efforts pour évacuer en quelques jours un million de personnes de la province vers la Macédoine ou l'Albanie. Bill Clinton n'a pas oublié la promesse de George Bush Senior, selon laquelle les Etats-Unis ne permettraient jamais un génocide albanais. Aussi a-t-il eu recours à la force armée pour obliger les Serbes à quitter le Kosovo. La province était alors indépendante et n'attendait qu'une seule chose : que ce statut soit également reconnu de manière formelle. (...) Il y a 15 ans, on affirmait également que la Slovénie allait compromettre la stabilité européenne et provoquerait une guerre au sein de la communauté." (03.01.2008)

Die Zeit - Allemagne

Selon Alice Bota, "c'est un peu comme si Hambourg se trouvait à la tête de l'UE". Et la journaliste d'expliquer comment le pays va s'acquitter de sa mission. "Le gouvernement a, en quelque sorte, placé le peuple et la politique sous le régime d'un état d'urgence, pour le bien de tous. A l'origine, un pacte a été conclu entre le Premier ministre conservateur Janez Jansa et les partis. (...) On y trouve notamment le passage suivant : 'En vertu de leur rôle au sein du système parlementaire, les signataires n'entraveront pas l'action gouvernementale pour tout ce qui relève de la présidence du Conseil de l'UE.' Ce qui, en substance, signifie : pendant six mois, il faudra se taire. Cependant, cela n'a pas empêché le pacte de recueillir la quasi-totalité des signatures, que ce soit chez les conservateurs, les sociaux-démocrates et la gauche. Mais cela n'est pas encore suffisant. Tout le monde doit soutenir le pacte, y compris les journalistes. Mais ces derniers refusent et reprochent ouvertement depuis quelques mois au gouvernement cette tentative de mainmise sur l'information." (03.01.2008)

La Croix - France

"Derrière Ljubljana, tout un pan de notre continent se voit mis en avant, après avoir été longtemps perçu à l'Ouest comme une terre ennemie", estime Michel Kubler. "Sommes-nous prêts à faire confiance aux nations de l'Est, dont le sort est devenu conjoint au nôtre parce qu'ensemble nous l'avons voulu, pour être à la hauteur de notre noble ambition européenne ? La réponse est (...) dans le regard que nous portons sur ces Etats, et qui ne peut plus se borner à la compassion bienveillante, ni à un accueil condescendant de ces peuples convalescents dans notre 'cour des grands'. C'est un regard de respect total que les Européens de l'Ouest gagneront désormais à porter sur leurs voisins de l'Est. Ceux-ci nous apparaîtront alors pour ce qu'ils sont : authentiquement Européens, autant mais autrement que nous." (02.01.2008)

RÉFLEXIONS

Financial Times - Royaume-Uni

John Thornhill vante les bienfaits de la concurrence asiatique

John Thornhill analyse la manière dont la concurrence asiatique peut stimuler l'économie européenne. "Actuellement, l'histoire semble avancer au rythme de l'Asie. Et l'Europe, qui s'est longtemps réjouie d'être un acteur de la mondialisation, craint désormais d'en être victime. Comme l'a écrit l'ancien Premier ministre français Edouard Balladur : 'L'Histoire commence à s'écrire sans l'Occident. Et elle sera peut-être un jour écrite à ses dépens'. C'est du coup l'essor même de l'Asie qui exerce la plus forte pression en faveur d'une plus grande restructuration économique et d'une plus forte intégration politique en Europe. Depuis 50 ans, le projet européen est guidé par des impératifs internes: briser les frontières et consolider la paix. Mais la plupart des jeunes Européens ont grandi avec la prospérité et la stabilité politique. Et des forces extérieures peuvent du coup faire beaucoup pour unir les nations européennes." (02.01.2008)

Die Welt - Allemagne

Zafer Senocak soutient l'adhésion de la Turquie à l'UE

Selon l'écrivain allemand d'origine turque Zafer Senocak, la Turquie a joué un rôle prépondérant en favorisant l'émergence d'un islam ouvert à la modernité. "La civilisation musulmane peut-elle trouver une seconde jeunesse et être, non pas un adversaire, mais une partie de l'Occident ? A cette question, les musulmans qui aspirent à ce que la Turquie soit considérée comme une région européenne, répondent par l'affirmative. La majorité de leurs actions (mais pas toutes) - en matière de culture comme de politique - s'inscrit dans cette optique et vient confirmer leurs ambitions. L'Occident devrait alors s'y intéresser de très près et faire preuve d'esprit critique. Les contradictions doivent être soulignées car elles reflètent la réalité plus fidèlement que les positions distanciées et clairement définies. La question suivante se pose : quel est l'objectif d'une politique qui se limite à éloigner par tous les moyens la Turquie de l'Europe ?" (03.01.2008)

Le Monde - France

Pour Elie Barnavi, l'Europe a besoin de lieux de mémoire

Dans un entretien mené par Emmanuel de Roux et Jean-Pierre Stroobants, l'historien et ancien diplomate israélien Elie Barnavi - qui est également un des fondateurs du Musée de l'Europe de Bruxelles - estime que "l'Europe a besoin de lieux culturels, de lieux de mémoire. Elle souffre de ne pas s'être imposée à ses citoyens comme une réalité vivante. Elle n'est plus un idéal. Les gens vivent l'Europe sans la pleine conscience de ce qui les unit. Sans doute parce qu'ils ont des cadres de référence plus puissants, comme la nation. Mais aussi parce que l'Europe elle-même n'a pas su exalter les esprits. Or, en tant qu'historien, il est vrai pétri d'une idéologie, je suis convaincu que l'Europe existe, qu'il y a une civilisation européenne singulière (...). Le projet politique européen ne peut vivre et réussir que s'il s'adosse à un passé, une histoire, une dimension idéologique." (03.01.2008)

POLITIQUE

Le Soir - Belgique

La Belgique sous la menace terroriste

Les autorités belges ont décrété le 21 décembre l'état d'alerte maximum en raison de menaces d'attentat terroriste. Jean-Pierre Borloo critique la manière dont le Premier ministre intérimaire a géré ce dossier au cours des dernières semaines. "Alors que le pays était plongé dans une terreur potentielle, Guy Verhofstadt devait expliquer la situation aux citoyens. Les accompagner. Didactique, sans trahir le secret de l'instruction, il devait dire pourquoi les autorités maintenaient un tel niveau d'alerte alors que les actions judiciaires n'avaient pas porté de fruits [plusieurs arrestations ont eu lieu, mais personne n'a été inculpé]. Le gouvernement intérimaire a donc commis un premier faux pas. Ce dérapage ne va évidemment pas contribuer à rétablir la crédibilité du politique. Qui, après 6 mois de crise, nous avait promis de prendre à bras le corps les 'vrais problèmes'. Celui du terrorisme, par exemple ?" (03.01.2008)

Trouw - Pays-Bas

Un appel à la tolérance lancé aux Pays-Bas

Le quotidien néerlandais publie 'Benoemen en Bouwen' ('Nommer et Construire'), un appel à la tolérance et au respect interracial, interculturel et interreligieux. Parmi les auteurs de cette initiative figurent de nombreuses personnalités, dont l'ancien syndicaliste Doekle Terpstra qui s'est récemment inquiété dans ce journal de la dégradation de la société et de la politique néerlandaise. Selon ce document, "la culture néerlandaise a toujours été connue pour son ouverture et sa tolérance. Ces derniers temps, cette culture est sous pression. Nous avions d'abord tendance à trop tolérer. Maintenant l'intolérance risque de dominer. Il est temps de retourner aux racines de la tradition néerlandaise et de trouver un nouvel équilibre entre les valeurs de jadis et celles d'aujourd'hui. C'est cet idéal que nous voulons propager en 2008. Pour cela, nous avons besoin de tout le monde : allochtones et autochtones, chrétiens, musulmans, juifs et humanistes, travailleurs et employeurs, politiques et citoyens." (02.01.2008)

Die Presse - Autriche

L'Autriche face à une recrudescence des demandes d'asile

Selon Martin Fritzl, "de nombreux demandeurs d'asile qui ont échoué dans les nouveaux Etats membres de l'UE ont profité de l'élargissement de l'espace Schengen pour venir en Autriche et y déposer une nouvelle demande d'asile." Martin Fritzl estime qu'il ne faut pas céder à l'hystérie. "Il est facile de mettre de côté les protestations des populistes de droite du FPÖ [Parti libéral] et du BZÖ [Alliance pour l'avenir de l'Autriche], car elles ne concernent qu'un électorat xénophobe. Il convient néanmoins de prendre au sérieux les préoccupations des édiles locaux de la ville de Traiskirchen, mais il faut, là encore, tenir compte de la dimension réelle du phénomène. Dans le camp de réfugiés de cette ville se trouvent actuellement 770 demandeurs d'asile. Il y a deux ans, ils étaient 2 000. Enfin, le problème est limité dans le temps. Les réfugiés seront renvoyés dans le pays où ils ont déjà déposé une demande d'asile. Une fois que tout le monde le saura, le 'tourisme' des demandeurs d'asile prendra fin." (03.01.2008)

Evenimentul Zilei - Roumanie

La Roumanie a du mal à examiner son passé

En Roumanie, le Parti de la démocratie sociale (PSD, opposition) souhaite limiter considérablement l'indépendance du Conseil national chargé des archives de la Securitate (CNSAS), l'ancienne police secrète roumaine. Ce Conseil pourrait uniquement décider la publication des archives, mais ne serait plus autorisé à mentionner les personnes ayant collaboré avec la Securitate. Selon Iona Lupea, "il ne s'agit pas de la première atteinte à l'intégrité du Conseil. Pendant ces deux dernières années, nous avons assisté à des tentatives permanentes visant à jeter le discrédit sur cette institution. (...) Pourtant, l'action du Conseil n'a pas provoqué de ravages au sein des partis politiques, qui auraient pu y trouver une raison de le craindre. Même le PSD, farouche ennemi de cette institution, a été épargné. (...) Néanmoins, le Parti de la démocratie sociale ne verra jamais sa légitimité politique remise en question tant que le totalitarisme communiste sera considéré comme la meilleure période de l'histoire roumaine et tant qu'on refusera d'en parler comme d'une époque marquée par les massacres." (03.01.2008)

ÉCONOMIE

La Stampa - Italie

L'Italie à la traîne de l'Espagne

Le Premier ministre italien Romano Prodi a nié le 2 janvier le fait que l'économie de son pays avait été dépassée par celle de l'Espagne. Selon des chiffres diffusés en décembre par Eurostat, le PIB par habitant serait désormais plus élevé en Espagne qu'en Italie. Mario Deaglio, enseignant et journaliste économique, revient sur cette polémique. "Etant donné les données statistiques incertaines, on ne peut pas dire si c'est l'Italie qui gagne ou bien le contraire. Mais cela n'est franchement pas important. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le taux de croissance de l'économie espagnole est clairement supérieur à celui de l'Italie. Et ce développement a augmenté les possibilités réelles de choix, en améliorant la qualité de vie des Espagnols beaucoup plus qu'en Italie. (...) Il faut réfléchir sur les raisons de la réussite espagnole (...) : pourquoi l'Espagne marche si vite, tandis que, en Italie, tout traîne ?" (03.01.2008)

The Irish Times - Irlande

L'économie irlandaise sur le point de ralentir

Le quotidien s'interroge sur les perspectives économiques de l'Irlande. "L'année à venir est importante. Elle va marquer une transition entre une phase prolongée de progrès économique social et une période de croissance ralentie de l'emploi et du niveau de vie. Cette transition sera difficile, alors que la société irlandaise cherche à s'adapter à une baisse du niveau de vie. Quels que soient les défis à venir, ils devront être affrontés par un pays qui a été complètement transformé au cours des deux dernières décennies. Car l'Irlande est devenue plus riche, plus forte, plus grande, plus fière. C'est finalement un pays meilleur que ce qu'il était à la fin des années 80. Ces deux dernières décennies, le PIB irlandais a triplé. (...) Ce boom, cependant, n'a pas concerné tout le monde. Trop de personnes sont encore piégées dans une grande pauvreté ou restent encore économiquement vulnérables. La prorité doit être accordée à leurs besoins, alors que des nuages noirs se profilent à l'horizon." (02.01.2008)

CULTURE

Népszabadság - Hongrie

Sandor Szelesi analyse l'évolution de la science-fiction

L'écrivain hongrois Sandor Szelesi, lauréat du prix du meilleur auteur européen de science-fiction lors de l'édition 2007 du congrès européen de science-fiction (Eurocon), publie ses ouvrages sous le pseudonyme d'Anthony Sheenard. Dans un entretien réalisé par Gyula Varsanyi, il analyse l'évolution de ce genre littéraire. "Aux Etats-Unis, la science-fiction était considérée comme une branche de la littérature de divertissement. Cependant, en Union soviétique, ce genre littéraire était censé exalter la grandeur de l'homme 'socialiste' du futur, fruit de l'industrialisation et des avancées technologiques et scientifiques. C'est pourquoi la science-fiction a été promue par les plus hautes sphères de l'Etat. Et c'est aussi pour cette raison que ce genre a pu se faire connaître en Hongrie. Aujourd'hui, la science-fiction relève plus du jeu intellectuel et de l'aventure spirituelle. Elle traite plus particulièrement nos craintes de l'avenir. En ce qui me concerne, je me concentre plus sur l'aspect humain que sur les miracles technologiques du futur." (03.01.2008)

The Guardian - Royaume-Uni

Un riche programme culturel à Liverpool en 2008

Le chroniqueur David Ward attire notre attention sur Liverpool, capitale européenne de la culture cette année. "L'année de la culture commence officiellement à 20h08 le 11 janvier avec un 'ballet épique de grues dansantes, conteneurs et échafaudages hydrauliques'. (...) Le programme 2008 enfle avec d'autres grands événements, allant de Sir Simon Rattle dirigeant l'orchestre philharmonique de Berlin à Paul McCartney en concert (...) Des événements majeurs ont déjà eu lieu. En décembre, le prix Turner a été annoncé à la Tate Liverpool (...) et la BBC a présenté sa crèche de la Nativité en plein air à Liverpool. Plus de 7 000 personnes sont venus assister lors d'une nuit glaciale à l'histoire remise au goût du jour et chanter 'All You Need is Love'. (...) Certains, particulièrement dans les zones les plus défavorisées de la ville, demanderont inévitablement : 'quel intérêt pour moi ?' (...) Beaucoup reste encore à faire : le taux de chômage (5,1 %) est loin au-dessus de la moyenne dans le Nord-Est (2,1 %) et la cité a les plus mauvais chiffres du pays en matière de santé." (02.01.2008)

 

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