szmtag

02.12.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 29.01.2008

 

À LA UNE

L'UE tend timidement la main à Belgrade

L'UE tend timidement la main à Belgrade

 

Divisés sur la question d'un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec la Serbie, les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé le 28 janvier de faire une proposition plus limitée. Un 'accord politique de coopération' pourrait être signé le 7 février, soit quatre jours après le deuxième tour de l'élection présidentielle serbe qui opposera le chef d'Etat sortant, le pro-européen Boris Tadic, à l'ultranationaliste Tomislav Nikolic. L'UE peut-elle vraiment peser sur l'issue de ce scrutin ?

Extraits des publications suivantes:
Libération - France, Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne, La Vanguardia - Espagne

Libération - France

"Les Pays-Bas et la Belgique ont tenu bon : pas question d'ouvrir la route de l'adhésion à l'Union européenne à la Serbie tant que le général Mladic, l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, ne sera pas dans l'avion pour La Haye afin d'y être jugé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY)", explique Jean Quatremer, correspondant du quotidien à Bruxelles. "Pourtant, la Commission et la quasi-totalité des Etats membres estimaient que [la signature d'un accord de stabilisation et d'association] renforcerait la position du président serbe sortant, le pro-européen Boris Tadic, et l'aiderait à l'emporter alors qu'il a été devancé de près de 5 points par son rival ultranationaliste [Tomislav Nikolic] au premier tour. Pour ce faire, ils étaient prêts à se montrer plus coulants à l'égard de la Serbie." (29.01.2008)

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne

Klaus-Dieter Frankenberger constate que les ministres européens des Affaires étrangères sont perplexes sur la manière d'influencer les élections présidentielles serbes. "Les ministres, parmi lesquels certains souhaitent réellement fraterniser avec la Serbie, doivent-ils signer rapidement l'accord de stabilisation et d'association alors que Belgrade n'a pas collaboré comme prévu avec le Tribunal pénal international de la Haye pour l'ex-Yougoslavie ? Ce point ne peut pas faire l'objet d'un marchandage si l'UE souhaite être considérée comme une communauté de valeurs et non comme une association d'opportunistes. Mais il est fort probable que les luttes culturelles et sociales au sein de la Serbie pèsent bien plus lourd dans la décision des électeurs serbes que ce 'signal' de Bruxelles." (29.01.2008)

La Vanguardia - Espagne

"L'UE a abandonné hier sa discrétion habituelle face aux processus électoraux se déroulant à l'étranger et a dû passer outre ses propres querelles internes [entre les 27 pays membres] pour réussir à tendre une main aux forces serbes pro-européennes", explique Beatriz Navarro. "Conscients du fait que leurs efforts risquent d'être perçus comme une tentative visant à peser sur les résultats des élections, les ministres européens des Affaires étrangères ont quand même décidé de proposer à la Serbie la signature d'un accord bilatéral permettant d'alléger l'isolement de ce pays. (...) Car la perspective de voir la Serbie s'éloigner de l'Europe et se rapprocher de la Russie - avec qui elle vient de signer d'importants contrats énergétiques - inquiète beaucoup la diplomatique européenne." (29.01.2008)

RÉFLEXIONS

Élet és Irodalom - Hongrie

L'accélération de l'histoire selon Pierre Nora

Dans un entretien avec Benedek Varkonyi, l'historien français Pierre Nora évoque sa thèse de l'accélération de l'histoire. "D'une part, l'accélération de l'histoire est une métaphore, d'autre part, c'est une réalité visible dans un ensemble mesurable. A l'instar de la consommation d'énergie des pays industrialisés occidentaux qui augmente beaucoup plus vite que les prévisions. En outre, la rapidité croissante des moyens de communication fait que tout ce qui se passe sur la planète est immédiatement perceptible. Les personnes vivant à notre époque assistent à un développement exponentiel de cette tendance. Cela concerne non seulement le climat, la technologie, l'énergie, mais modifie également l'histoire, dans laquelle tout se manifeste et d'où tout émane. (...) La signification historique des choses gagne en intensité et en profondeur. Elle touche toujours plus de personnes." (29.01.2008)

La Repubblica - Italie

Marc Lazar voit la France comme un modèle pour l'Italie

Le chercheur français Marc Lazar compare les situations politiques française et italienne. "Depuis le 21 janvier, l'Italie traverse une nouvelle crise politique profonde qui atteste de l'immense lassitude d'une démocratie représentative et parlementaire (...). Au contraire, la France semble se disposer à franchir avec confiance le seuil fatidique du cinquantenaire de la Ve République (...). Personne ne peut nier que l'Italie traverse une crise préoccupante. Ses maux sont bien connus : une loi électorale boiteuse, la fragmentation des partis, l'hétérogénéité des coalitions (...). La faiblesse du pouvoir politique offre aux autres acteurs – médiatiques, judiciaires ou religieux - l'occasion de prospérer (...). La France n'est cependant pas au mieux de sa forme, c'est une convalescente encore très fragile. Toutefois, Nicolas Sarkozy a en sa faveur ce que nous ne trouvons évidemment pas en Italie : la solidité des institutions". (29.01.2008)

POLITIQUE

Sme - Slovaquie

L'opposition slovaque menace de bloquer le Traité européen

L'opposition slovaque a menacé de bloquer la ratification du Traité de Lisbonne au Parlement si le gouvernement ne fait pas marche arrière avec sa nouvelle loi controversée relative aux médias. Objet de vives critiques internationales, cette loi renforce considérablement le contrôle de l'Etat sur les médias. Dans un entretien avec Mirka Kernova, le politologue Jacques Rupnik estime que l'opposition ne réagit pas de manière appropriée.  "Je comprends qu'elle ait de sérieuses raisons d'être mécontente. Mais pourquoi prendre le Traité européen en otage ? Ici, il ne s'agit pas du gouvernement slovaque mais de l'amélioration du fonctionnement de l'UE, ce qui est également important pour la Slovaquie. (...) J'espère que cette menace n'est pour l'opposition qu'un moyen d'exprimer son inquiétude par rapport à cette loi." (29.01.2008)

Correio da Manhã - Portugal

Londres accueille un mini-sommet européen polémique

Le Premier ministre britannique Gordon Brown reçoit ce 29 janvier à Londres la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre italien démissionnaire Romano Prodi pour un mini-sommet consacré à la crise financière mondiale. Selon Armando Esteves Pereira, "la réunion d'aujourd'hui (...) constitue un précédent dangereux pour l'UE du fait qu'elle institue le pouvoir factice des quatre géants sur le destin des 27. Et le président de la Commission, Barroso, entérine cette polémique répartition du pouvoir par sa présence. (...) Le Royaume-Uni ne fait pas partie de la zone euro et les décisions de la Banque Centrale européenne ont peu d'impact sur la vie des Britanniques, contrairement à ceux des pays de cette zone. Tous les citoyens européens sont donc égaux, mais à l'image de 'La ferme des animaux' d'Orwell, certains le sont plus que d'autres." (29.01.2008)

The Irish Times - Irlande

Une mission difficile attend l'Eufor

"La participation de l'Irlande aux structures militaires émergentes de l'UE va être soumise à un test difficile après le feu-vert donné à l'envoi de 3 700 hommes dans le cadre de l'opération des Nations Unies au Tchad ", note le quotidien. L'UE a approuvé le 28 janvier le déploiement immédiat de soldats au Tchad et en Centrafrique, une opération baptisée Eufor Tchad-RCA. "Les troupes irlandaises travailleront avec le bataillon nordique - incluant des troupes finlandaises, polonaises et autrichiennes - avec des officiers venant de huit autres Etats de l'UE. Si elle veut réussir sa mission, l'Eufor ne doit pas être perçue comme un instrument de la politique française. Cela nécessitera une campagne de communication élaborée, ainsi qu'un contrôle politique étroit (...). Il n'y a aucun doute à avoir au sujet du professionnalisme des Irlandais et des autres troupes impliquées. Mais il est important que les difficultés politiques auxquelles elles vont faire face soient comprises aussi clairement que les effrayantes conditions logistiques qui ont aussi retardé ce déploiement." (29.01.2008)

Financial Times - Royaume-Uni

Où doit s'arrêter la liberté d'expression aux Pays-Bas ?

Geert Wilders, qui se trouve à la tête du Parti de la Liberté (PVV, extrême droite) a suscité une polémique aux Pays-Bas en annonçant la diffusion un film contre l'islam. Christopher Caldwell se demande s'il faut interdire un tel film. "La loi constitutionnelle est supposée tracer des frontières entre ce qui est juste et ce qui est mal dans le comportement humain normal. (...) Des provocations délibérées qui visent à franchir de telles limites sont parfois des actes de mauvaise foi. (...) Aucun droit n'est inconcevable et aucune tradition n'est trop sacrée pour ne pas être remise en question. De telles affaires sont artificielles mais la loi qu'elles engendrent est bien réelle. M. Wilders est devenu une sorte de croque-mitaine pour la bonne société néerlandaise. Ce ne devrait pas être ainsi. Cette tentative parfaitement légale lui permet de tester avec malice les limites, comme le font les libertaires quand ils veulent accélérer le changement social face à un électorat hostile et indifférent." (26.01.2008)

ÉCONOMIE

Dilema Veche - Roumanie

La Roumanie tente de rattraper son retard

L'annonce par Nokia de la délocalisation de son site de production de Bochum (Allemagne) vers la Roumanie a provoqué des manifestations de joie dans ce nouveau pays de l'UE. Luca Niculescu invite ses compatriotes à plus de modération. "Les Roumains doivent bien comprendre que si tout va bien aujourd'hui, ils pourraient être des victimes demain. Si les coûts de production deviennent élevés, les usines pourraient être délocalisées dans des pays où les coûts sont plus faibles. Il se peut également que nous soyons amené à réfléchir sérieusement à une 'Europe sociale', dans laquelle les taux d'imposition et les conditions de travail sont harmonisés. Pour ce faire, les nouveaux membres de l'UE doivent surmonter les différences économiques qui les séparent de l'Ouest. Nokia nous aide à accomplir cette tâche." (29.01.2008)

CULTURE

die tageszeitung - Allemagne

L'ancien bloc de l'Est prend une valeur mythologique

Jörg Magenau explique que les écrivains Drago Jancar, Ismaïl Kadaré et Givi Margvelachvili  évoquent dans leurs derniers romans l'histoire du communisme de leurs pays d'origine - respectivement la Slovénie, l'Albanie et la Géorgie - comme s'ils racontaient des histoires de fantômes. "C'est l'heure de la littérature ou plutôt celle de la naissance d'une légende", explique Jörg Magenau. "Le communisme se transforme en contrée mythologique peuplée de personnages étranges. En règle générale, il faut 200, voire 300 ans pour qu'une histoire, comme celle de Jésus ou de la guerre de Troie, perde de sa substance et devienne une légende. Le processus est plus rapide pour le communisme. Il faut y voir le résultat du rapport déjà mythologique entre les habitants des pays socialistes, leurs dirigeants et leur Etat. La réalité était tellement fragile qu'elle a dû être renforcée pour lui donner une 'existence réelle'." (29.01.2008)

Le Soir - Belgique

La division de la Belgique se retrouve dans le cinéma

"La Belgique existe-t-elle ? Si la question est sujette à controverses politiques, dans le monde du cinéma, la réponse est désormais claire : c'est non ! Confirmant plus que jamais la tendance de 2006, l'année 2007 constate un spectaculaire divorce à la belge", assure Nicolas Crousse. "D'un côté, un cinéma flamand qui ne s'est, commercialement parlant, jamais aussi bien porté. C'est tout bonnement une année historique. (...) [De l'autre côté], les chiffres francophones sont médiocres. (...) Les spectateurs francophones du pays ne consomment pas le cinéma du Nord, dont ils ignorent pratiquement tout. Et ceux de Flandre ne sont pas plus curieux de découvrir les films de leurs voisins du sud. A l'arrivée, chacun trimballe son trophée et son complexe. Le Nord a mauvaise réputation... mais une santé du diable. Le Sud fait bonne mine mais vit ignoré des siens." (29.01.2008)

COULEURS LOCALES

Lietuvos Rytas - Lituanie

La Lituanie veut soigner son image à l'étranger

La Lituanie souffre de son manque de notoriété à l'étranger. C'est pourquoi le gouvernement envisage de modifier le nom du pays en anglais (Lithuania), un terme difficilement prononçable. Le Premier ministre Gediminas Kirkilas souhaite également, à l'aide d'une campagne appropriée, donner à la Lituanie l'image d'un 'pays courageux'. Rimvydas Valatka livre un avis critique sur cette démarche. "Que peuvent nous apporter les experts en marketing ? Certes, nous étions le dernier peuple païen d'Europe, nous sommes à l'origine de la chute de l'Union soviétique, notre culture est soi-disant novatrice et notre esprit d'entreprise est développé. Mais cela ne rappelle-t-il pas la propagande soviétique ? La christianisation tardive de la Lituanie fait-elle de notre pays un pays courageux ? (...) C'est bien de vouloir faire de l'effet, mais voulons-nous donner l'impression d'être des idiots ?" (28.01.2008)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Le Zbrinc, une contrefaçon du Sbrinz ?

Les Suisses redoutent que l'un de leurs fromages ne perde son caractère unique. En effet, Martin Woker indique que le Sbrinz [fromage gras à pâte extra-dure] est produit dans une laiterie slovène, à Murska Sobota. "Le nom du fromage est orthographié différemment, à savoir Zbrinc. Bien que les noms des produits importés et même les noms propres étrangers soient impitoyablement transcrits dans toutes les langues des Balkans (Michael Moore donne Majkl Mur par exemple), il n'y a là aucun problème sémantique. Mais un coup d'oeil à l'emballage du produit confirme cette crainte tant redoutée : ce Zbrinc veut être un Sbrinz ! (...) Une partie de la production est exportée, mais uniquement en Croatie. Exportée ? C'est avec un frisson d'horreur que les Suisses, furieux, se demandent si cette imitation pourrait un jour arriver dans leur pays. Il ne reste plus qu'à espérer que, dans cette affaire, les rouleaux compresseurs qui avaient écrasé, à des fins publicitaires, des contrefaçons de montres suisses de grande marque, se mettent à nouveau en branle." (29.01.2008)

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31