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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 14.02.2008

 

À LA UNE

Le Kosovo sur la voie de l'indépendance

Le Kosovo sur la voie de l'indépendance

 

Les dirigeants du Kosovo pourraient proclamer unilatéralement le 17 février l'indépendance de cette province serbe à majorité albanaise. Les 27 pays européens sont partagés face à cette décision imminente dont les conséquences seront très lourdes dans la région des Balkans.

Extraits des publications suivantes:
International Herald Tribune - France, La Voix du Luxembourg - Luxembourg, Dnevnik - Slovénie, Dnevnik - Bulgarie, Neue Zürcher Zeitung - Suisse

International Herald Tribune - France

Le chroniqueur Roger Cohen voit une raison de se réjouir dans l'indépendance imminente du Kosovo, tout en sachant que "la Serbie va s'insurger contre ce que son Premier ministre appelle 'cet état fictif sur le territoire serbe', que l'ours russe va gronder et que la tension va monter dans les Balkans pendant quelque temps (...). Le fait est que l'indépendance du Kosovo est justifiée, unique et inévitable. (...) La Serbie a perdu son pari nationaliste sur le Kosovo il y a longtemps : les différences qui en découlent sont insurmontables. Attendre davantage avant l'inévitable ne peut qu'aggraver la situation dans la région. (...) Les ministres de l'UE se rencontreront lundi [le 18 février] et pourraient s'entendre sur une déclaration de principe affirmant que les conditions de la reconnaissance sont réunies. Une claire majorité des 27 pays européens - certainement pas moins de 20 - est prête à reconnaître le Kosovo rapidement. (...) L'unanimité serait certes mieux, mais un large consensus est suffisant. (...) Plus important encore, les Etats-Unis et l'Europe marcheront au même rythme, ce qui n'est pas très courant ces temps-ci." (14.02.2008)

La Voix du Luxembourg - Luxembourg

"La plupart des chancelleries observent avec un mélange d'espoir et d'inquiétude le Kosovo qui s'apprête à déclarer son indépendance", écrit Laurent Moyse. "Une fois de plus, l'UE joue avec le feu dans son arrière-cour. S'il paraît évident que la cohabitation entre Serbes et Albanais au sein d'un même Etat se résume à un échec, les conditions dans lesquelles cette séparation se produit sont loin d'être idéales. (...) Ce qui frappe, c'est que les Balkans symbolisent l'incapacité de l'Europe à cimenter des sociétés pluriethniques. Après la partition de la Tchécoslovaquie et le démantèlement de la Yougoslavie titiste, les constructions nationales du vingtième siècle n'ont pas toutes résisté aux velléités d'autonomie. En négligeant de comprendre les vicissitudes de l'Histoire, l'Europe peine à trouver une réponse cohérente aux crises qui la secouent." (13.02.2008)

Dnevnik - Slovénie

Ervin Hladnik Milharcic, partisan de la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, estime qu'il n'y a aucune raison d'empêcher l'intégration des Balkans dans l'UE. "Encore aujourd'hui, certains affirment que la guerre a commencé en ex-Yougoslavie après que l'Allemagne a reconnu la Slovénie et la Croatie, qui avaient déclaré leur indépendance en premier. Et certains ne manquèrent alors pas d'affirmer que ce processus allait nuire aux intérêts des pays voisins et déstabiliser l'Europe. On redoutait même des pertes économiques et la désintégration de l'UE. (...) Lorsque le Kosovo a annoncé son intention de déclarer son indépendance, les mêmes mises en garde que celles qui concernaient la Slovénie en 1991 se sont fait entendre. (...) La reconnaissance du Kosovo lui donnerait un nouveau statut : cette province deviendrait un Etat dans lequel les Albanais devront assumer toutes leurs responsabilités, y compris la sécurité de la minorité serbe. Si c'est ce que souhaitent vraiment les citoyens, les stopper n'a aucun sens." (14.02.2008)

Dnevnik - Bulgarie

Ivo Indjev déplore que la Bulgarie n'ait toujours pas communiqué sa position officielle sur le Kosovo. "L'UE soutient l'indépendance du Kosovo. La Bulgarie est membre de l'UE et, de ce fait, approuve indirectement l'indépendance de la province, mais en silence. (...) En ménageant la chèvre et le chou, le gouvernement essaie de montrer qu'il sait faire preuve de souplesse, mais, en réalité, il a peur d'essuyer un camouflet, non pas de ses propres concitoyens, mais du Kremlin. (...) Nous ne devrions pas nous raconter d'histoires sur la neutralité. Lorsque la Bulgarie s'est opposée aux tendances nationalistes dans les Balkans et est devenue, en 1992, le premier pays à reconnaître l'Etat de Macédoine, elle a fait son entrée sur la scène géopolitique. Toutefois, la politique extérieure est une projection des tendances nationales. Vu sous cet angle, on peut affirmer que la Bulgarie a affiché son indépendance en 1992 et en 1999 [en soutenant la position de l'OTAN sur le conflit avec la Serbie]. Maintenant, elle se comporte plutôt comme l'épouse infidèle de la Russie." (14.02.2008)

Neue Zürcher Zeitung - Suisse

Thomas Muster estime que le gouvernement du Kosovo indépendant se trouvera face à deux défis de taille : l'indépendance politique et la consolidation de l'économie. Actuellement, le PIB par habitant ne s'élève qu'à 1 100 euros par an, un niveau bien inférieur à celui des pays de la région. Le pays regorge néanmoins de matières premières, comme le lignite, le plomb et le zinc. "La situation économique actuelle du Kosovo n'inspire (...) guère confiance. La province compte environ deux millions d'habitants et 40 % de la population active est sans emploi. Le chômage des jeunes et le chômage de longue durée sont de graves problèmes. Les infrastructures et l'approvisionnement en énergie sont dans un état lamentable. La fragilité de l'environnement politique et la corruption, très répandue, n'incitent guère les investisseurs étrangers à se lancer dans l'aventure." (14.02.2008)

RÉFLEXIONS

The Independent - Royaume-Uni

Adrian Hamilton trouve difficile de défendre la démocratie

Le journaliste britannique Adrian Hamilton critique l'usage du mot démocratie en politique étrangère. "Les demandes de l'Occident aux gouvernements - quelles que soient leurs tendances politiques - de respecter une série de critères démocratiques en contrepartie d'aides et de soutien, se sont révélées largement contre-productives. (...) Le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont exposés à des critiques incessantes contre leur hypocrisie. Nous avons affirmé que les dirigeants élus devraient être soutenus, et puis, rapidement, nous avons voulu écraser les forces du Hamas élues par les Palestiniens. Nous avons encouragé la démocratie au Moyen-Orient, seulement pour nous prosterner ensuite devant l'Arabie Saoudite. (...) Nous parlons de démocratie comme d'un ensemble de valeurs ; pour la grande majorité du monde, c'est un mécanisme de pouvoir. Et lors de la dernière décennie - en Thaïlande, au Pakistan, au Kenya, en Ouzbékistan, (...) - recourir au vote n'a été qu'un moyen de maintenir au pouvoir des tribus ou des tyrans." (14.02.2008)

El País - Espagne

Ayaan Hirsi Ali souhaite un débat sur les dogmes de l'islam

L'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali analyse dans une interview réalisée par José María Martí Font les liens entre religion et démocratie. "L'islam, en tant qu'ensemble de principes, est très consistant, très cohérent, très simple et n'est pas compatible avec la démocratie libérale. Les principes de la démocratie libérale considèrent la vie humaine comme une fin en soi alors que l'islam dit qu'on obtient une vie satisfaisante en se soumettant aux désirs de Dieu. (...) La religion catholique n'est pas non plus compatible avec la démocratie mais les sociétés chrétiennes ont établi une séparation entre l'Eglise et l'Etat. Du coup, cette religion n'a pas le pouvoir de punir ceux qui ne respectent pas ses principes. (...) Je pense que la majorité des musulmans pourraient assimiler les principes de la démocratie s'ils avaient le même débat que les catholiques, en acceptant que les dogmes soient remis en question et que de ces questions vont découler des réponses qui ne vont pas leur plaire." (13.02.2008)

POLITIQUE

Corriere della Sera - Italie

L'Italie s'interroge sur son engagement en Afghanistan

Après le décès d'un soldat italien le 13 février en Afghanistan, Franco Venturini revient sur la présence des troupes italiennes dans ce pays. "Un tragique évènement s'est abattu sur la campagne électorale italienne. Absorbé par des questions plus susceptibles d'influencer les urnes, notre débat interne avait oublié la présence internationale de l'Italie et les risques qu'elle comporte, surtout en Afghanistan où la confusion stratégique et les dissensions entre alliés sont arrivées à un point critique (...). Le sommet de l'OTAN de Bucarest (en avril), sera peut-être sauvé par Nicolas Sarkozy qui annoncera un renforcement des troupes françaises. Mais la vraie question, qu'aucune augmentation des troupes ne résoudra, est celle de l'orientation stratégique (...). Sans cela, de nombreux sacrifices comme celui qui a coûté la vie à Giovanni Pezzulo, risquent de rester dans l'histoire comme des morts inutiles". (14.02.2008)

Diena - Lettonie

Dissensions sur l'intervention de l'OTAN en Afghanistan

Aivars Ozolins considère que la Lettonie, en tant que membre de l'OTAN, doit renforcer son engagement en Afghanistan. "Dans une large mesure, la sécurité des Européens dépend de la capacité de l'OTAN à lutter contre les Talibans, qui reprennent de la vigueur, et à stabiliser le pays sur le plan économique. Tout cela nécessitera beaucoup de temps et d'efforts, mais un échec serait un coup dur pour l'OTAN. Pour l'instant, un tel échec semble peu vraisemblable, mais les divergences d'opinion au sein de l'alliance sont considérables. Malheureusement, le rôle de la Lettonie dans ce débat n'est guère constructif et manque de perspective. (...) Pendant la guerre froide, l'OTAN avait remporté la victoire sans faire la guerre, mais elle était toujours prête à préserver la civilisation occidentale de la destruction. Désormais, depuis qu'il n'existe plus d'ennemi commun et que les missions de l'alliance se déroulent hors de son territoire, la définition d'objectifs partagés est devenue plus complexe." (14.02.2008)

Der Standard - Autriche

Les mosquées vont-elles être interdites en Carinthie ?

Jörg Haider, gouverneur d'extrême-droite du Land de Carinthie, a présenté le 12 février un projet de loi qui interdit implicitement la construction de mosquées dans cette région autrichienne, dont la population compte 2 % de musulmans. Elisabeth Steiner explique qu'"une commission spécialisée dans l'aménagement du territoire pourrait, pour ainsi dire, bloquer la construction de 'bâtiments aux dimensions particulières' qui ne correspondent pas aux bâtiments traditionnels du Land et à la 'culture' d'Europe centrale. Apparemment, tout le monde semble avoir oublié que les musulmans bosniaques par exemple, majoritaires parmi les musulmans de Carinthie, faisaient partie des troupes d'élite de l'armée de la monarchie des Habsbourg. En 1912, cette monarchie a reconnu les musulmans en tant que communauté religieuse. Lorsque le projet de loi avait été présenté la première fois, il n'avait pas abouti car il interdisait explicitement la construction de mosquées et de minarets. Ce qui revenait à priver les musulmans de leur liberté de culte." (14.02.2008)

Berliner Zeitung - Allemagne

L'Europe obsédée par la surveillance des frontières

Le commissaire européen Franco Frattini a présenté le 13 février un projet de lutte contre l'immigration illégale. Il souhaite mettre en place un registre électronique centralisé des entrées et des sorties de voyageurs dans l'UE. Les données biométriques des visiteurs - leurs empreintes digitales, la forme et la couleur de leur iris - seront collectées. Et elles seront consultées avant l'octroi d'autorisation d'entrée dans la zone. Thorsten Knuf estime que l'autorité européenne va trop loin. "Le commissaire Frattini semble croire que la technologie permettra de contrôler les frontières. Il souhaite même utiliser des satellites, des avions sans pilote et des agents des services secrets pour dépister et arrêter les boat-people africains. Tout savoir, avec tous les moyens disponibles : telle serait sa devise. Les citoyens ont de plus en plus l'impression d'être à la merci de l'Etat. Une surveillance renforcée se traduit par une atteinte à la liberté. Voilà pourquoi les raisons de cette surveillance doivent être légitimes. Cette frénésie de collecte des informations laisse penser que l'Europe va suivre la même voie que les Etats-Unis." (14.02.2008)

ÉCONOMIE

Imerisia - Grèce

L'UE est-elle trop exigeante avec la Grèce ?

Pour la deuxième fois en deux mois, la Grèce a été paralysée le 13 février par une grève générale contre la réforme des régimes de retraite. Selon le quotidien économique, le Premier ministre Costas Caramanlis subit "la pression de l'UE qui somme la Grèce de devoir réfléchir à sa place au sein de l'Union si elle ne réforme pas le régime des retraites. Entre ces pressions et son peuple qui descend dans la rue sans relâche, Caramanlis a des sueurs froides. Au delà de cela, les mesures européennes sont-elles adaptables à tous les pays ? Les Grecs seront-ils les seuls à se rebeller ? (...) On demande aux Grecs de travailler jusqu'à 68 ans, au lieu de 60 ou 65, et on ferme 165 caisses de retraites pour n'en garder que 5 ! La Grèce a déjà fait beaucoup d'efforts pour adhérer à l'UE alors qu'elle sortait d'un dictature et elle se retrouve sans cesse sous pression (...). Ne voit-on pas là l'une des premières limite aux réformes européennes ?" (14.02.2008)

MÉDIAS

Dziennik - Pologne

La télévision publique polonaise déçoit les fans de football

Pour la première fois de son histoire, la Pologne va participer cette année à un championnat d'Europe de football. Néanmoins, personne ne sait encore avec certitude si la télévision polonaise retransmettra les images de l'Euro 2008, organisé en Autriche et en Suisse. Selon Jerzy Pilch, "ces dernières années, la télévision publique a subi une véritable humiliation avant chaque événement sportif majeur. Elle devait souvent céder la place à Polsat, une chaîne privée. (...) En règle générale, les problèmes trouvent une issue peu de temps avant la compétition. Il y a fort à parier que ce sera encore le cas. Au mois de mai,  la télévision publique annoncera triomphalement avoir remporté et négocié le droit de diffuser une partie des matches, comme la demi-finale et la finale, ainsi que les matches disputés par l'équipe polonaise. Tout cela dans l'espoir d'une élimination précoce afin de ne pas diffuser trop de matches et, donc, de payer moins de droits." (12.02.2008)

Le Temps - Suisse

La presse danoise défend la liberté d'expression

Joëlle Kuntz salue l'initiative de plusieurs journaux danois, qui ont republié le 13 février les caricatures de Mahomet, pour protester contre la tentative d'assassinat visant l'un des caricaturistes. "Nous ne pouvons qu'approuver la réaction des Danois. La scène se serait passée en Suisse, des dessinateurs ou des journalistes auraient-ils été la cible de semblables et sinistres représailles, la société se serait elle aussi dressée pour la défense de sa loi, taisant ses propres débats internes sur la qualité et l'opportunité des œuvres produites ou sur l'identité politique de leurs auteurs. Car en Suisse comme au Danemark, la société, désunie dans ses obédiences, s'unit sur le maintien des règles qu'elle s'est durement construite depuis 150 ans pour vivre pacifiquement ses controverses. (...) Jusqu'à quand faut-il accepter de s'arranger, au nom du multiculturalisme ? Par leur acte, les Danois nous posent cette question grave." (14.02.2008)

CULTURE

Frankfurter Rundschau - Allemagne

Brockhaus se lance dans l'univers virtuel de l'édition

La célèbre maison d'édition allemande Brockhaus a choisi de ne pas rééditer les 31 volumes de son encyclopédie universelle et de la remplacer, à compter du 15 avril, par une version en ligne gratuite, financée par la publicité. Manfred Schneider estime que cette décision représente un véritable "tournant". "Lorsqu'on revient sur l'histoire de Brockhaus, les amateurs de livres ne peuvent ressentir que de la mélancolie. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de stratégie dans l'univers de l'édition, mais de la fin d'une époque. Le livre, principale source d'éducation et de progrès politique, véritable institution du savoir, qui, avec ses volumes épais recouverts de cuir, inspire le sérieux et la résistance au temps qui passe, va passer dans l'ombre de nouvelles divinités : la rapidité, l'actualité et le multimédia. Contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, ce n'est pas le succès des encyclopédies en ligne, telle que Wikipédia, qui a incité les éditeurs à sauter le pas. Cette évolution est une conséquence de la présence de deux forces dynamiques qui, actuellement, régissent le savoir. A lui seul, Internet est capable d'imprimer un rythme et de façonner le développement permanent, la transformation et, surtout, l'obsolescence continuelle des connaissances." (14.02.2008)

COULEURS LOCALES

Monitor - Bulgarie

Les deux visages radicalement différents de la Bulgarie

Selon une enquête sociologique, environ 56 % des Bulgares se trouvent sous le seuil de pauvreté. Ils vivent dans le passé, ne connaissent ni Internet ni les distributeurs de billets, habitent dans des villages et regardent des séries télévisées sud-américaines. Les 44 % restants résident dans les grandes villes et ont adopté les valeurs européennes. Nikolaj Pawlow explique un tel écart. "Il semble que les représentants de l'ancienne génération soient restés bloqués à l'époque de la perestroïka et de la chute du communisme. (...) Ils ne sont pas entendus car ils n'ont aucun moyen de se faire entendre. Il leur est impossible d'améliorer leurs conditions de vie car ils n'ont pas l'énergie et les connaissances nécessaires. (...) Les autres Bulgares sont éduqués et mieux payés. Ce sont des consommateurs qui stimulent l'économie du pays. Ils défendent leurs intérêts, travaillent dur et cherchent à se réaliser. (...) La Bulgarie cache deux visages." (13.02.2008)

New Statesman - Royaume-Uni

Des roses éthiques pour la Saint-Valentin

Paul Evans est à la recherche d'un cadeau de Saint-Valentin éthiquement correct. "Ces dernières années, nous nous sommes demandés si offrir des roses n'était pas trop cliché. Maintenant, pour aggraver notre dilemme, nous sommes assaillis par les considérations éthiques lors de notre achat. The Nag, un site Internet éthique qui a remporté de nombreux pris, est géré par le groupe militant Anti-Apathy. Il cherche à nous aider à vivre plus facilement une vie plus éthique - et pousse le public britannique à éviter d'acheter des roses kenyanes en cette Saint-Valentin. Ils affirment que cette production prive le pays de quantités importantes d'eau potable et ils pointent aussi l'impact environnemental des pesticides du plastique et du trajet en avion. Selon The Nag, les amoureux devraient plutôt déclarer leur amour avec des perce-neige locaux." (12.02.2008)

 

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