Le différend entre l'UE et le fournisseur de gaz russe Gazprom peut également avoir du bon, peut-on lire dans l'éditorial du quotidien Politiken. Toutefois "sous réserve que la proposition de la Commission réussisse à séparer la production et la distribution. Gazprom n'est pas le seul à s'opposer à cette proposition, les monopoles énergétiques en Allemagne, en France et en Italie qui ont également conclu des contrats à long terme avec Gazprom, en réponse à l'accès aux réseaux de distribution de leurs pays, s'y mettent également. Aujourd'hui Gazprom qui fournit un quart de la consommation de gaz de l'UE menace de représailles au cas où leur marge de manœuvre se limiterait à l'UE." Ce genre de menaces n'est toutefois pas trop inquiétant dans la mesure où l'Europe est le principal acheteur du gaz russe et qu'un projet d'exportation vers la Chine est techniquement irréalisable. En revanche, il faudrait maintenant se serrer les coudes au sein de l'UE, ce qui n'est, à vrai dire, pas chose facile. "Alors que les géants de l'énergie de l'UE se battent pour conserver leur monopoles, la Russie s'inquiète pour ses investissements. Une 'alliance gênante' contre les projets de la Commission pour lutter contre son propre monopole et les monopoles étrangers." (22.05.2008)
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