Le quotidien La Repubblica se consacre au phénomène de peur qui s'est étendu dans la société italienne et dans d'autres sociétés occidentales : "Nous ne sommes pas les seuls à avoir très peur. L'Histoire est pleine d'exemples de sociétés paralysées par la peur, poursuivies par des cauchemars. … Paradoxalement, nos sociétés, du moins de ce côté du globe, sont les plus sûres de toute l'histoire. Pourtant, la peur continue de grandir. Oui, elle est attisée, chaque fois qu'on gagne on pense à une possible perte. … La vague de peur, pour ce qui est de l'Occident, a déferlé dans le discours public, l'association politique-peur caractérise le climat intellectuel actuel. Les partis de droite en ont tiré profit, essentiellement en Amérique et en Italie. Bush a construit sa carrière sur le fantôme du terrorisme et Berlusconi n'a pas hésité à utiliser à son avantage le frisson de peur qui est passé sur le pays. La capacité à prêter une voix à la peur italienne a permis à la droite de devenir un parti populaire qui s'enracine sous la forme d'un blocus social et culturel, et face auquel la gauche reste impuissante. Il n'est pas facile pour la gauche de l'espoir de faire face à l'axe de la peur de la droite, d'opposer l'ouverture et la liberté face aux restrictions et à la restauration, mais il faudra le faire." (25.06.2008)
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