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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 11.07.2008

 

À LA UNE

Le projet de Sarkozy pour l'avenir de l'UE

Le projet de Sarkozy pour l'avenir de l'UE

 

L'actuel président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, a tenu hier son discours de prise de fonctions devant le Parlement européen. Il a surtout été question de l'avenir du traité de Lisbonne : il a promis des négociations rapides aux Irlandais et critiqué l'intention du président polonais, Lech Kaczyński, de ne pas ratifier le traité. Cette intervention a suscité des louanges - mais aussi des critiques virulentes - aux quatre coins de l'Europe.

Extraits des publications suivantes:
La Vanguardia - Espagne, Rzeczpospolita - Pologne, Le Monde - France, The Irish Times - Irlande, Carl Bildt Blog - Suède

La Vanguardia - Espagne

Le quotidien La Vanguardia constate un large soutien aux projets de Sarkozy dans le cadre de la présidence française de l'UE : "Sarkozy a fait usage de toute son habileté pour exposer une politique soutenue par la majorité des pays et des eurodéputés. … C'est pourquoi sa remarque indiquant que la seule sortie de crise possible résidait dans une solution via des négociations avec Dublin, a été applaudie par la plupart des parlementaires, qui regardaient les Tchèques et les Polonais gripper la machine de l'Union. Sarkozy s'est servi de son pupitre pour rappeler à l'ordre Lech Kaczyński, le président polonais, qui refuse de ratifier le traité de Lisbonne." (11.07.2008)

Rzeczpospolita - Pologne

Le journal conservateur Rzeczpospolita adresse des critiques très virulentes à Nicolas Sarkozy, qui a demandé au président polonais, Lech Kaczyński, de ratifier le traité de Lisbonne pour des raisons morales. "Cette phrase intelligente vient de quelqu'un qui a fait savoir la veille, dans un discours au Parlement européen, qu'il avait changé d'avis et qu'il participerait bien à la cérémonie d'ouverture … des Jeux olympiques de Pékin. … Le même Sarkozy a reçu en décembre de l'année dernière le dictateur libyen Mouammar Kadhafi. … Le caractère moral de ce geste a été souligné par un contrat de 15 milliards d'euros que Kadhafi a miséricordieusement accordé aux entreprises françaises. … Soyons francs : la morale en politique, et surtout en politique étrangère, est une notion toute relative. De même que Sarkozy veille aux intérêts de son pays en recevant Kadhafi les bras ouverts et en luttant pour le traité de Lisbonne, Kaczyński défend les intérêts du sien." (11.07.2008)

Le Monde - France

Philippe Ricard, correspondant à Strasbourg du quotidien Le Monde, commente dans un podcast le bon accueil du discours de Nicolas Sarkozy au Parlement européen : "Il est venu très clairement pour mener une grande opération de séduction auprès des parlementaires européens. Il faut bien voir que depuis le début de sa présidence de la République française, il a cherché à se rapprocher des institutions européennes. … Il est venu aujourd'hui récolter les fruits de cet engagement. Il a présenté les quatre grandes priorités de la présidence et a souligné … qu'il aurait besoin de l'appui des parlementaires européens. Un discours très bien accueilli." (10.07.2008)

The Irish Times - Irlande

Le quotidien The Irish Times salue l'échéancier de Nicolas Sarkozy pour la mise en œuvre du traité de Lisbonne : "Il exclut la possibilité de renégocier collectivement le traité avec les 26 autres pays membres suite au vote irlandais. Il s'agit plus désormais des assurances, des clarifications et des changements auxquels l'Irlande peut s'attendre, et sur la base desquels le gouvernement pourrait décider d'organiser un autre référendum. … Il a raison d'insister sur l'importance d'un calendrier pour arriver à une décision d'ici la fin de l'année. … Nous prenons progressivement conscience des préjudices portés à la réputation de l'Irlande et de sa perte d'influence dans le cercle des dirigeants politiques des Etats membres et des pays candidats." (11.07.2008)

Carl Bildt Blog - Suède

Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, commente dans son blog le discours de prise de fonctions du président du Conseil de l'UE, Nicolas Sarkozy, et les possibilités d'élargissement de l'UE. "C'est bien qu'il ait clairement précisé que nous allons faire face à un programme exigeant et qu'il ne faut pas sombrer dans un 'feuilleton constitutionnel'. Cela ne l'empêche pas malgré tout de réfléchir à l'élargissement. Il indique très prudemment qu'il sera très difficile d'accepter de nouveaux membres si les institutions ne sont pas réformées. Ce n'est que partiellement vrai. Il n'est pas impossible de poursuivre l'élargissement sur la base du traité de Nice - même si cela est plus compliqué." (11.07.2008)

POLITIQUE

El Mundo - Espagne

L'UE entre Zapatero et Berlusconi

Suite à la mort tragique de 15 émigrants nord-africains qui ont dérivé pendant six jours dans un bateau pneumatique défectueux au large des côtes espagnoles, le quotidien El Mundo réfléchit à la manière dont l'Union européenne devrait s'y prendre pour empêcher ce genre de tragédies : "A un moment où l'UE cherche un cadre juridique uniforme, nous devons éviter de reproduire les erreurs du passé. La réaction au cours du premier mandat du [chef du gouvernement espagnol en exercice, José Luis Rodríguez] Zapatero par rapport à l'afflux de réfugiés a été aussi mauvaise que la politique de criminalisation des clandestins que le gouvernement italien mène actuellement. En outre, avec sa politique, [le chef du gouvernement italien Silvio] Berlusconi met à mal le concept le plus fondamental de la construction européenne : les valeurs communes parmi lesquelles, outre la liberté et la démocratie,la solidarité ainsi que la protection des droits de l'homme sont particulièrement importantes." (11.07.2008)

Corriere della Sera - Italie

Des attaques du Parlement européen ?

Le quotidien Corriere della Sera condamne la critique du recensement controversé des empreintes digitales des Roms mineurs, formulé par le Parlement européen. "Les soupçons d'une attaque politique sont importants. Ils sont étayés par la forme démonstrative avec laquelle les socialistes européens ont contraint Nicolas Sarkozy à exercer une pression sur Silvio Berlusconi. … La menace de Strasbourg n'est pas ferme, elle sent la manœuvre politique et a été validée sans attendre l'avis de la Commission européenne. … Le relevé des empreintes digitales des enfants Roms reflète la conviction culturelle d'une majorité. … Sarkozy [l'actuel président du Conseil de l'UE] a opposé aux socialistes que [ce recensement] correspond à une nouvelle orientation du Parti de centre-droite de Berlusconi, lequel a été élu président du Conseil pour la troisième fois par les Italiens. Une objection incontestable. Il reste à voir s'il annoncera le soutien d'autres pays de l'UE ou s'il faudra que l'Italie se livre à une nouvelle épreuve de force avec l'Europe - dans une solitude que certains adversaires aimeraient transformer en isolement." (11.07.2008)

Les Echos - France

L'Union pour la Méditerranée sous les feux de la rampe

A l'occasion d'un sommet extraordinaire à Paris, l'actuel président de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, devrait présenter dimanche son projet d'Union pour la Méditerranée. Les Echos analyse les relations franco-allemandes par rapport à ce projet : "Ce sera son jour de gloire. Une consécration. La réalisation d'un grand dessein. Dimanche, Nicolas Sarkozy portera sur les fonts baptismaux l'Union pour la Méditerranée à Paris. … L'impression sera trompeuse. Car, lors de ce grand raout, ce n'est pas lui, mais Angela Merkel, qui triomphera. En silence. Discrètement, comme à son habitude. … La chancelière allemande a imposé au président français que l'Union pour la Méditerranée soit sérieusement recadrée. … Angela Merkel ne voulait pas d'une Union pour la Méditerranée qui divise les Vingt-Sept. Elle a obtenu gain de cause : Nicolas Sarkozy a dû lui céder pour sauver leur couple. … Après les brouilles et les infidélités, le couple s'affiche de nouveau uni. Et harmonieux. … Pas question néanmoins de tolérer de nouveaux écarts de conduite. Angela Merkel a passé l'éponge. Mais ne veut pas que l'épisode de l'Union pour la Méditerranée se reproduise. Nicolas Sarkozy reste sous surveillance." (10.07.2008)

Dagens Nyheter - Suède

Dilemme iranien

Le quotidien Dagens Nyheter parle d'un dilemme politique en ce qui concerne la poursuite du programme nucléaire et des essais de missiles : "La mise en garde de missiles que l'Iran a lancé à l'attention des Etats-Unis et d'Israël démontre clairement que l'Iran ne se soucie guère de la paix mondiale. Personne ne veut d'un conflit militaire - mais une course à l'armement nucléaire au Proche-Orient est un scénario tout aussi dissuasif. … Après le déroulement si catastrophique de la guerre d'Irak jusqu'à présent, la confiance envers le gouvernement de Bush est limitée quant à sa capacité à savoir réagir face à la menace iranienne. Il est pourtant juste sur le plan moral d'essayer d'empêcher qu'un régime sans scrupules se procure des armes nucléaires. … Si l'Iran réussit son programme d'arme nucléaire, nous serons très probablement témoins d'une surenchère nucléaire dans la région. Quel monde aurons-nous si l'Arabie saoudite et l'Egypte ont des armes nucléaires ? Des régimes qui préfèrent appuyer sur le bouton trop tôt plutôt que trop tard ?" (11.07.2008)

RÉFLEXIONS

Die Presse - Autriche

L'avenir de la politique européenne de sécurité

La politique européenne de sécurité devrait davantage jouer la carte des qualités propres à l'Europe, écrit le quotidien Die Presse : "Il faut que les Européens … engagent une réflexion sur la façon et les moyens qu'a l'UE de pouvoir garantir ses intérêts et d'assurer sa sécurité et sa stabilité, voire de les construire. L'Europe n'a pas besoin pour cela de copier les Etats-Unis, car le vieux continent a toute une série d'avantages : Tandis que, par exemple, les Etats-Unis considèrent presque tout le globe du Proche-Orient jusqu'à l'Océan pacifique comme leur sphère d'influence, les Européens se voient tout au plus comme une puissance régionale. … Cette perception … vient du constat que les temps de la pensée impériale sur le continent appartiennent au passé. … Tout cela exige une collaboration plus forte des partenaires européens. … Une intégration plus forte des moyens à disposition et simultanément la réduction de structures parallèles permet d'économiser beaucoup de temps et cette intégration contribue en même temps à rendre les armées plus modernes et plus performantes." (11.07.2008)

The Economist - Royaume-Uni

Le silence déconcertant de Bruxelles

Le magazine hebdomadaire politique The Economist s'inquiète de la situation de l'UE dans le cas d'une éventuelle victoire des conservateurs eurosceptiques aux prochaines élections en Grande-Bretagne : "Un silence suffisant règne à Bruxelles, un mois après le rejet irlandais du traité de Lisbonne. … A en croire les sondages d'opinion, les conservateurs seront au prochain gouvernement britannique début 2010. … Le gouvernement le plus euro-critique depuis que la Grande-Bretagne a rejoint le club en 1973. … Les Tories sont décidés à couper, au Parlement européen, leur lien avec les partis de centre droit les plus importants du Parti populaire européen et de créer une nouvelle formation de partis plus critiques qui accueillerait des alliés de l'Est anciennement communiste. … [Dans le cas où le traité de Lisbonne ne devait pas encore être ratifié, le chef du parti] Cameron organiserait un référendum et essaierait de convaincre les électeurs de rejeter le traité. … L'Europe est dans une période d'instabilité, dans laquelle la Grande-Bretagne et es autres acteurs ont des difficultés à jouer le même jeu. Cela rend le silence qui règne à Bruxelles plus que suffisant : ce silence est déconcertant." (11.07.2008)

ÉCONOMIE

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

De l'espoir pour EADS

Suite aux protestations formulées par le constructeur aéronautique américain Boeing, le ministère de la Défense américain a relancé l'appel d'offres concernant le contrat, d'une valeur de 40 milliards de dollars, initialement remporté par le groupe européen d'aviation civile et militaire EADS. Le quotidien Süddeutsche Zeitung reste cependant optimiste quant à l'attribution encore possible de ce contrat à l'Europe. "Aux Etats-Unis, le choix des militaires a attisé … non seulement la préoccupation sur les emplois mais aussi suscité de vives émotions et une forte opposition politique. … Malgré la charge émotionnelle, la décision de Washington est loin d'avoir fait perdre le marché à EADS. … Le nouvel appel d'offres est difficile sur le plan politique, en raison de possibles mauvaises humeurs transatlantiques mais aussi à cause de la campagne électorale présidentielle américaine. … En outre, la flotte d'avions tanker revêt une importance stratégique pour la capacité opérationnelle mondiale des forces américaines. … [Mais] c'est le groupe américain dominant Northrop Grumman, qui apportera sa contribution pour les composants importants sur le plan militaire. En revanche, invoquer des arguments relevant de la sécurité nationale est peu crédible." (11.07.2008)

Delfi - Lituanie

Collaboration entre la Pologne et la Lituanie

Le site d'informations en ligne lituanien Delfi met en lumière la collaboration stratégique entre la Lituanie et la Pologne : "Il semblait que les Lituaniens se préoccupaient plus de questions liées à l'économie et à l'infrastructure, par exemple la construction prévue depuis longtemps des ponts électriques ou de la voie rapide 'Via baltica', tandis que les Polonais étaient plus soucieux de la situation de leur minorité établie dans la région de Vilnius. … Il est intéressant de remarquer que la Pologne a réalisé ou rénové entre 1997 et 2004 une douzaine de ponts électriques permettant de relier son réseau électrique à ceux de l'Allemagne, de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Suède ou de l'Ukraine. Ces ponts n'ont jamais eu le statut de projet stratégique et n'ont jamais été définis comme une priorité de l'Etat, et ni le président, ni la chancelière allemande ou le roi suédois n'ont eu besoin d'intervenir." (11.07.2008)

CULTURE

Tribune de Genève - Suisse

La Suisse est menacée

Au printemps 2007, le parti conservateur de droite UDC (Union démocratique du centre), a lancé une campagne pour rassembler des signatures contre la construction de minarets, afin de permettre une "Vernehmlassung" (sondage auprès de groupes d'intérêts en vue de modifications de la loi). Le nombre de signatures nécessaires a été atteint et les Suisses devront bientôt prendre position sur cette question. Hugues Hiltpold, président du Parti radical-démocratique (FDP), critique cette initiative dans le journal La Tribune de Genève : "L'initiative populaire visant à interdire les minarets ne vise pas le terrorisme islamique. En effet, tout ce qui est pointu n'est pas un missile. Non : l'initiative vise en réalité la liberté religieuse. … Quelques allumés islamophobes s'appuient sur la peur de l'islam pour provoquer un débat national destructeur. La victime de ce débat ne sera pas l'extrémisme religieux. Mais bien, au contraire, la paix religieuse et le dialogue interconfessionnel. Et notre droit à tous de croire ou de ne pas croire. … Défendre le droit d'être musulman en Suisse, c'est donc notre devoir à tous. ... La Suisse est donc bien plus que n'importe quel autre pays du monde : elle est une idée. Ce qui réunit les Suisses, c'est leur volonté de vivre libres, c'est leur volonté de voir leurs différences respectées." (10.07.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne

La culture polonaise comme marque

La directrice de l'Institut d'Etat polonais à Stockholm, Katarzyna Tubylewicz, demande une plus grande qualité dans le travail des instituts culturels polonais à l'étranger. "La réalité est bien grise et un bref séjour dans un pays d'Europe occidentale suffit à constater que la Pologne est plus fréquemment associée aux 'femmes de ménages polonaises' ou aux 'plombiers polonais' qu'aux [artistes] Szymborska, Miłosz, Gombrowicz, Kieślowski ou Chopin. Grâce à l'activité de longue date des élites polonaises à l'étranger, la connaissance de la culture polonaise est parvenue aux élites d'Europe occidentale. Mais cela ne suffit pas. Les instituts culturels polonais pourraient améliorer la situation s'ils vantaient les mérites de la Pologne de façon plus professionnelle, en instituant un dialogue continuel avec les partenaires sur place, en prenant soin d'éléments essentiels comme la création d'un bon site Internet, d'un bon distributeur, des bulletins d'information, une haute qualité des matériaux publicitaires. … Afin que les instituts polonais puissent faire une promotion efficace de la marque que représente la culture polonaise, il faut qu'ils constituent eux-même une bonne marque." (11.07.2008)

MÉDIAS

ACUM Blog - Roumanie

Au revoir la BBC !

Depuis 1939, la BBC britannique soutient une émission nationale roumaine, celle-ci devrait désormais cesser à compter du 1er août. Dans le blog roumain ACUM, l'ancien collaborateur de la BBC Petru Clej regarde le passé avec mélancolie : "Avec l'arrêt des émissions roumaines de la BBC, c'est un symbole qui disparaît. Pour les plus anciens c'est un souvenir de l'époque de la guerre, quand Radio Londres opposait un peu de vérité face à la désinformation de Hitler et d'Antonescu. Au temps de la 'guerre froide', qui a duré nettement plus longtemps, la BBC a de nouveau brisé le blocus de l'information d'un régime totalitaire, celui cette fois du communisme. … Après la chute du communisme, la BBC nationale roumaine a même atteint sa plus forte popularité en 1999 avec près de 16 pour cent d'auditeurs roumains adultes. … La BBC était, en Roumanie, un modèle qui montrait comment on peut former l'opinion public : un journalisme sobre, non partisan et qui ne reposait en aucune façon sur des sons criards ou sur des pamphlets vivants mais sans contenu comme c'est le cas des médias roumains. … Au revoir la BBC, tu vas nous manquer !" (11.07.2008)

COULEURS LOCALES

Mladá fronta DNES - République tchèque

Un bureau pragois chargé d'histoire

L'accord avec les Etats-Unis sur le bouclier antimissile a été signé sur le même bureau que le traité soviétique sur l'occupation de la Tchécoslovaquie après la fin violente du Printemps de Prague en 1968. Cela a fait beaucoup rire en République tchèque et provoqué des commentaires acerbes. Milan Vodička, l'analyste du journal libéral Mladá fronta DNES, voit les choses différemment : "Je ne considère pas cela comme quelque chose de gênant. Au contraire, plus comme une satisfaction historique. Sur le même bureau où le pays a autrefois été humilié, vient d'être signé un accord qui doit permettre à l'avenir d'empêcher une semblable humiliation. … L'histoire ne se répète pas, contrairement à ce que prétendent les détracteurs du bouclier antimissile. Ce nouvel accord n'est pas un dictat que nous imposent 4700 panzers russes. Nous avons négocié ce texte en tant qu'Etat souverain, et les 250 Américains qui feront fonctionner le radar ne sont pas une armée d'occupation." (11.07.2008)

 

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