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02.12.2008

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À la une de vendredi, 17. août 2007


La crise boursière peut-elle durer ?

Contrairement aux places européennes qui ont montré cette semaine quelques timides signes d'accalmie, les bourses asiatiques continuent de subir de fortes baisses à cause de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis. La presse analyse les faiblesses du marché financier et se demande si la crise actuelle va s'aggraver.


Die Presse - Autriche

Selon Josef Urschitz, "la crise financière mondiale qu'a engendrée le marché hypothécaire américain va non seulement continuer à causer des turbulences boursières, mais également mettre sans dessus dessous le système monétaire et freiner l'économie mondiale. Tous les experts s'accordent à dire que les défauts de paiement de quelques établissements spécialisés dans les 'subprimes', ces crédits immobiliers à risque, ont rendu nerveux un certain nombre d'investisseurs et sont à l'origine des turbulences. Il semble plutôt que nous ayons affaire à une profonde crise du système financier, qui va tenir le monde en haleine pendant quelques temps encore et qui, même si les conseillers politiques et financiers chargés de calmer le jeu le démentent encore avec véhémence, va affecter l'économie réelle. La crise pourrait en effet entraîner un ralentissement économique, voire une récession. Quiconque croit que la Bourse a juste fait ses 'soldes d'été' et que tout va rentrer dans l'ordre en septembre se met manifestement le doigt dans l'oeil." (17.08.2007)


Népszabadság - Hongrie

Miklós Blahó s'interroge : le krach boursier de 1929 et la crise économique mondiale qui en a résulté peuvent-il se reproduire ? "L'inquiétude qui règne depuis plusieurs semaines s'est transformée hier en une sorte de dépression nerveuse mondiale. Les Bourses du monde entier ont perdu 3 à 4 % en moyenne - dont la Bourse de Budapest, ce qui a considérablement affaibli la devise nationale. Reste à espérer que ce 'jeudi noir' n'aura de commun que le nom avec les événements de 1929. (...) L'économie mondiale se développe rapidement, même si cette croissance est surtout imputable aux économies chinoises et indiennes, et non à l'économie américaine. Malgré tout, il est assez vraisemblable que les Bourses vont s'en remettre, même si la convalescence sera longue. Il faut attendre que l'ensemble des crédits à risque soient remboursés et que les procédures de redressement judiciaire de tous les investisseurs concernés soient closes." (17.08.2007)


La Stampa - Italie

"Lorsque les marchés financiers sont plongés dans le tumulte, la question revient ponctuellement : s'agit-il d'une nouvelle crise comme celle de 1929 ? Il suffit de feuilleter les journaux des dix dernières années pour s'apercevoir que l'analogie est très souvent faite entre la Grande dépression et la chute ponctuelle de la Bourse." Giuseppe Berta, professeur en histoire industrielle, reconnaît qu'il y a "bien sûr des similitudes. (...) Mais la Bourse s'alimente aussi des pulsions irrationnelles, qui poussent à des acquisitions instinctives. Les gens espèrent des gains et, en cas d'échec, cèdent à la panique. (...) La différence, d'un point de vue historique, est la capacité des institutions à faire face à cette panique. En 1929, c'est ce qui a manqué (...) : la Grande dépression, c'est une chute que personne n'a su enrayer. (...) Si l'alternance entre euphorie et panique fait partie du mécanisme boursier, l'efficacité du gouvernement et la prévoyance des institutions en sont les contrepoids indispensables." (17.08.2007)


The Independent - Royaume-Uni

Le quotidien juge "vital que les banques centrales résistent à la pression et ne baissent pas les taux d'intérêt au-delà de ce qu'exige l'injection de liquidités à très court terme. On ne peut sérieusement envisager une récession alors que l'économie connaît une croissance saine. De plus, n'importe quel libre marché a besoin du spectre de l'échec pour fonctionner correctement. Toutes les institutions financières qui ont pris beaucoup trop de risques avec des prêts ou des emprunts hasardeux doivent assumer les conséquences de leurs actes. Réduire les taux d'intérêt pour rétablir artificiellement la confiance au sein du système transformerait la spéculation financière en pari gagnant à tous les coups. Trop souvent par le passé, les banques centrales se sont portées garantes pour des investisseurs ou des emprunteurs téméraires, à la City ou à Wall Street. La baisse excessive des taux d'intérêt, étendue sur une longue période, a contribué au désordre actuel. Pour le dire simplement, plus vous baissez le prix de l'argent, plus les appétits s'aiguisent, et les gens commencent à faire des erreurs de jugement. C'est ce qui s'est passé au cours des cinq dernières années." (17.08.2007)


» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 17. août 2007

 

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