szmtag

02.12.2008

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une de jeudi, 12. juin 2008


Les routiers européens en grève

Les routiers protestent dans toute l'Europe contre les prix élevés du carburant. En Espagne et au Portugal, des affrontements violents ont même causé la mort de deux grévistes. Comment faut-il réagir face aux manifestations contre le prix du carburant ?


The Irish Times - Irlande

Le quotidien The Irish Times met en garde contre l'augmentation permanente du prix du pétrole et contre les manifestations croissantes en Europe en réaction aux interventions politiques sur le marché. "Les routiers ont bloqué la circulation en Espagne. Les pêcheurs occupent les ports en France. A Londres, les routiers ont récemment porté un cercueil aux portes du Parlement pour attirer l'attention sur la détresse de leur secteur. Il n'existe pourtant pas de solutions simples ou rapides à ce problème global d'énergie, qui a été, en majeure partie, causé par le déséquilibre croissant entre la demande et l'offre pour des ressources en pétrole limitées. … Le président français Sarkozy a proposé que les pays européens suspendent la TVA au dessus d'un niveau indéterminé, afin de compenser la charge sur les prix du carburant. … Sa proposition est peu logique sur le plan économique. ... Il est fort probable que les bénéficiaires d'une diminution de la taxe sur les carburants seraient les pays producteurs de pétrole. L'OPEC profiterait sans doute de l'occasion pour augmenter les prix du pétrole. … Un problème de marché - un déséquilibre entre l'offre et la demande - nécessite une solution de marché pas une intervention politique française erronée." (12.06.2008)


Cinco Días - Espagne

Le journal économique libéral Cinco Días est irrité par l'attitude des chauffeurs routiers en grève : "Des 12 organisations syndicales [des entreprises de transport] qui participent à la table des négociations, trois d'entre elles, qui représentent moins de 20 pour cent du secteur, rejettent le paquet de mesures [du gouvernement]. L'argument invoqué est que leur revendication principale n'a pas été prise en compte : un tarif minimum. Ce tarif minimum est refusé par le gouvernement parce qu'il va à l'encontre de ses convictions politico-économiques et des prescriptions de l'UE sur la libre concurrence. Fenadismer, la principale organisation représentante des grévistes, considère que l'imposition d'un tarif minimum, qui devrait être appliqué par toutes les entreprises du transport, permettrait d'exclure du marché de nombreux chauffeurs-routiers qui travaillent en dessous du seuil de rentabilité [et font ainsi baisser les prix] … La tentative des organisations en grève d'imposer à tout prix leur tarif minimum en excluant toute possibilité de dialogue n'est pas justifiée. Et leur maintien d'un moyen de pression exagéré, voire même illégal, l'est encore moins." (12.06.2008)


La Repubblica - Italie

Le quotidien La Repubblica évoque les mesures envisagées par l'UE pour remédier aux conséquences de l'augmentation des prix du pétrole : "Le document suggère que les gouvernements devraient réfléchir à deux fois avant de dire non à l'énergie nucléaire. Une plus grande transparence des réserves et une diminution de la TVA sur les produits énergétiques constituent un autre volet de la solution proposée. … Bref, une ligne souple pour ramener l'UE à la réalité des prix élevés du pétrole et une tentative de coordonner les différentes initiatives des Etats membres. Des initiatives telles que 'la taxe Robin des Bois' en Italie dont la possibilité d'application est pour la première fois remise en question par l'UE. Ou encore la ligne dure, avec laquelle le gouvernement espagnol a répondu aux routiers." (12.06.2008)


Diário de Notícias - Portugal

Après une grève des routiers de trois jours qui a vidé les rayons des supermarchés et provoqué la fermeture des stations-services dans tous le pays, le gouvernement portugais et les transporteurs sont parvenus à un accord. Le rédacteur en chef du quotidien Diário de Notícias commente cette sortie de crise : "Compte tenu du fait que nous sommes confrontés à l'une des pires crises économiques internationales, il est inacceptable que les routiers paralysent le pays et occasionnent des pertes élevées dans les secteurs économiques qui dépendent d'eux. Le chef du gouvernement, José Sócrates, a décidé d'emprunter la voie diplomatique. Il a cédé sur des points insignifiants et est resté ferme sur les plus importants. Il est logique que les chauffeurs routiers soient préoccupés par la hausse des prix du carburant. Mais … faire en sorte que tous les contribuables subventionnent leur carburant serait une régression." (12.06.2008)


» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 12. juin 2008

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31