04.07.2009

euro|topics illustration
euro|topics
 

À la une de mercredi, 2. juillet 2008


Le coup de grâce pour le traité de Lisbonne ?

Le président de la Pologne, Lech Kaczyński, refuse de signer le traité de Lisbonne bien que le Parlement polonais l'ait déjà adopté. De même, dans d'autres pays comme la République tchèque, l'Autriche ou l'Allemagne, la ratification du traité est désormais menacée. Le traité de Lisbonne est-il définitivement enterré ?


Blog Polityka - Pologne

Après la déclaration du président polonais Lech Kaczyński selon laquelle il ne signera pas le traité européen, le journaliste Adam Szostkiewic s'inquiète sur le blog du magazine d'information libéral de gauche Polityka de la réputation de la Pologne dans l'UE : "Kaczyński a réduit à néant le sens de sa rencontre avec d'autres politiques européens sur la question du traité de Lisbonne, et en premier lieu avec [le président français] Sarkozy. Paris ne l'oubliera pas. Berlin et Bruxelles ne l'oublieront pas non plus. Naturellement, il semble improbable de ranimer le traité de Lisbonne. Mais cela ne signifie pas pour autant que cela n'a aucune importance que Kaczyński ne signe pas la ratification du traité. Ce serait mieux qu'il le signe. … Le populisme du [parti de droite conservateur du président et d'opposition] PiS n'est pas nouveau. Dans la question européenne le PiS se rallie à la droite nationaliste antieuropéenne et à la gauche idéologique antieuropéenne. Ces forces s'efforcent de faire échouer l'Union." (02.07.2008)


Népszabadság - Hongrie

Le quotidien interrégional Népszabadság estime que les eurosceptiques ont le vent en poupe dans toute l'Europe : "Nicolas Sarkozy, qui est depuis hier à la tête de l'UE, a dû encaisser deux mauvaises nouvelles dès le début de son mandat. Ni le président allemand, ni le président polonais n'ont ratifié le 'traité de Lisbonne' - du moins pour l'instant. … La résistance de Horst Köhler semble être plutôt d'ordre formel. … Il faudra également convaincre le président polonais, Lech Kaczynski, mais celui-ci exige beaucoup en contrepartie. … Dans la plupart des pays membres de l'UE, la ratification du 'traité de Lisbonne' s'est plus ou moins déroulée sans accrocs. Mais il serait naïf de croire que les eurosceptiques ont pour autant perdu du terrain - exception faite naturellement des Irlandais. Il est tout à fait possible que Lech Kaczynski ou que le président tchèque Václav Klaus mettent un coup de frein à l'intégration européenne." (02.07.2008)


Právo - République tchèque

Le président tchèque Václav Klaus a expressément salué l'annonce faite par son homologue polonais Lech Kaczyński concernant son intention de ne pas signer le traité de Lisbonne. Le politologue Jiří Pehe se montre très critique à l'égard "des cris de joie venant du Château de Prague" : "La République tchèque, de par son attitude envers le traité de Lisbonne, se met dans une situation qui menace sérieusement sa présidence de l'UE au cours du premier semestre 2009. La diplomatie de Prague surestime malheureusement une nouvelles fois sa force, ce qui commence à irriter le reste de l'UE. Et même au-delà. La République tchèque se fait l'ennemi de ceux qui attendent impatiemment de pouvoir adhérer à l'UE. Les Français et les Allemands ont clairement indiqué que sans une réforme des institutions, aucun élargissement supplémentaire de l'Union n'aurait lieu. Klaus avait promis son aide aux candidats. En réalité, notre pays devient un obstacle pour ces pays." (02.07.2008)


Corriere della Sera - Italie

Le quotidien Corriere della Sera commente la crise de l'UE liée au traité de Lisbonne et recommande de procéder à un nouvel engagement. "Kaczyński n'est pas l'unique rabat-joie. En République tchèque, on attend la décision de la Cour suprême. … Même si l'avis devait s'avérer positif, le président tchèque, Václav Klaus, aura comme en Pologne le dernier mot. … Même si les obstacles devaient être surmontés à Varsovie et à Prague, il faut préparer le terrain pour un second référendum en Irlande. Il semble que l'Europe aboutisse de nouveau dans l'impasse dans laquelle elle s'était retrouvée suite au rejet de la Constitution par les Français et les Hollandais en 2005. Il ne manque plus que l'on évoque un temps nécessaire de réflexion, ce qui reviendrait à un aveu de paralysie. …. L'Union européenne a besoin d'un engagement clair, peu orthodoxe, qui puisse être accompagné d'une clairvoyance d'hommes d'Etat. Sarkozy peut-il lancer le mouvement ?" (02.07.2008)


Libération - France

La Libération s'interroge sur les conséquences du refus du président polonais sur la présidence française de l'UE: "La mauvaise passe continue. Au moins en apparence. Quelques heures à peine après le début, hier, de la présidence française de l'Union européenne, le président conservateur polonais Lech Kaczyński annonçait … qu'il ne signerait pas le traité européen de Lisbonne. … C'est un nouveau coup dur pour Paris qui espérait éviter une aggravation de la crise et un effet de contagion parmi les huit pays qui n'ont pas encore formellement ratifié ce texte." (02.07.2008)


» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 2. juillet 2008

 

Marquer cette page d'un signet sur   del.icio.us    Digg!    YiGG.de    Webnews!    FURL    LinkARENA    Mister Wong    oneview   

D'autre contenu

THÈME

S'ABONNER

Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail:

CETTE SEMAINE À LA UNE

EDITIONS ARCHIVÉES

lu ma me je ve sa di
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31