02.12.2008
Alors que s'ouvre à Bucarest ce jeudi 28 septembre le Sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le linguiste Bernard Cerquiglini note que le 'non' français au référendum sur la Constitution européenne est en partie imputable à la relation que les Français entretiennent avec leur langue. "Malgré son plurilinguisme officiel, l'Europe politique semble avoir choisi l'anglais. (...) Accepter l'idée d'une Europe anglophone répugne à la majorité des Français ; ils y voient, non sans raison, l'allégeance à une certaine politique européenne, par l'importation des termes et donc des concepts juridiques et économiques anglo-saxons. Le libéralisme commence par l'atlantisme lexical. On mesure, à l'aune du référendum, le chagrin français : l'universalisme de sa langue battu en brèche, c'est l'identité nationale qui est meurtrie. Et le désir européen s'éloigne."
» article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Société, » France Tous les textes disponibles de » Bernard Cerquiglini
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 28. septembre 2006
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