02.12.2008
La Pologne se demande comment l'Eglise catholique doit aborder son passé communiste et les activités d'espionnage de ses prêtres pour le compte des services secrets. Le primat de Pologne Jozef Glemp vient d'interdire au père Tadeusz Isakowicz-Zaleski de mener des recherches personnelles sur les manquements des ecclésiastiques. A la place, Jozef Glemp a convoqué une commission d'historiens chargée d'étudier la question. Dans une interview conduite par Ewa K. Czaczkowska, Jan Zaryn, chercheur de l'Institut de mémoire nationale (IPN), chargé de poursuivre les criminels du régime communiste, estime que l'Eglise a commis une erreur de jugement. "Les historiens ne sont pas les seuls à étudier les archives. Il y a aussi les victimes. Or, l'attitude des victimes est moins prévisible que celle des historiens, même si les victimes agissent également dans le cadre de la loi. Il aurait fallu créer cette commission d'historiens voilà un an ou deux. A l'époque, les chercheurs auraient pu consulter les archives en toute quiétude. Aujourd'hui, ils sont soumis à la pression des médias et du père Isakowicz-Zaleski, qui souhaitent publier des noms dès que possible".
» article intégral (lien externe, polonais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Religion, » Histoire, » Spiritualité, » Pologne
» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 20. octobre 2006
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