02.12.2008
László Szőcs, correspondant du journal à Bruxelles, remarque que l'anglais, le français et l'allemand s'imposent de plus en plus comme des langues véhiculaires en Europe, alors que les institutions européennes persistent à miser sur le multilinguisme et la traduction de leurs textes en vingt langues officielles. "Il règne au sein des institutions de l'UE une véritable cacophonie semblable à celle de Babel, qui conduit également à un chaos sur le plan administratif. Récemment, le gaélique d'Irlande a été proclamé 21e langue officielle de l'UE [à compter du 1er janvier 2007], avant l'arrivée du roumain et du bulgare. En outre, trois langues régionales d'Espagne - le catalan, le basque et le galicien - bénéficient d'un statut spécifique (...). Le total des frais de traduction et d'interprétation se monte à près d'un milliard d'euros par an. 'La langue de l'Europe est la traduction', a expliqué le président de la Commission européenne José Manuel Barroso à l'écrivain italien Umberto Eco pour légitimer la création d'un poste de commissaire européen responsable du multilinguisme."
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» Ensemble de la revue de presse de lundi, 20. novembre 2006
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