02.12.2008
En Pologne, le débat fait rage en ce moment autour des espions du SB, les anciens services secrets communistes. Dans son ouvrage paru en 2005, 'Oblawa' ('La Chasse'), l'auteure Joanna Siedlecka décrit l'attitude des services secrets vis-à-vis des écrivains. Dans un entretien avec Maciej Urbanowski, elle explique que ce sont surtout les dirigeants du Syndicat polonais des écrivains qui refusent d'assumer leur implication dans les services secrets. "La police secrète n'espionnait pas elle-même les écrivains. (...) Ce sont les dirigeants, les hommes de lettres au pouvoir et l'establishment qui ont éliminé les rebelles et ont ainsi aidé les services secrets. La plupart du temps, il n'était pas question de littérature, mais de logement, de pouvoir, de postes et de voyages. Les écrivains qui étaient prêts à collaborer étaient récompensés. Ils habitaient allée des Roses ou rue Iwicka - il menaient une vie merveilleuse. (...) Les écrivains ont contribué à leur propre perte. Le SB, les partis ou les ministère de l'Intérieur n'ont été que les instigateurs."
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» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 19. janvier 2007
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