08.01.2009
Dans un texte diffusé par Project Syndicate et repris par le quotidien, l'économiste américain Melvyn Krauss se demande comment l'introduction de l'euro a modifié l'équilibre entre les pays européens. "En 2006, les exportations et le produit intérieur brut (PIB) ont augmenté plus rapidement en Allemagne qu'en France et en Italie. Avant l'euro, le décalage entre l'Allemagne et ses grands voisins en matière de réformes n'aurait pas posé de problème. Les monnaies des autres pays se seraient dépréciées par rapport au mark et il y aurait peut-être eu une baisse des taux d'intérêt. Mais dans le contexte actuel ce n'est plus possible. (...) Le niveau de l'euro adapté aux Allemands est trop élevé pour les Français et les Italiens. A l'inverse, les taux d'intérêt souhaitables pour les Français et les Italiens sont trop bas pour les Allemands. Du fait de l'union monétaire avec une Allemagne de plus en plus compétitive, les pays lents à se réformer, comme la France, l'Italie et le Portugal, se voient dans l'obligation de faire un choix difficile : accélérer leur processus de réforme ou être condamnés à une stagnation perpétuelle."
» article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Marché du Travail / Services, » Commerce, » Fiscalité, » Allemagne, » Europe Tous les textes disponibles de » Melvyn Krauss
» Ensemble de la revue de presse de lundi, 5. février 2007
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