07.01.2009
Dans un entretien avec Claude Askolovitch, le philosophe français Bernard-Henri Lévy revient sur le ralliement du philosophe André Glucksmann, considéré comme un intellectuel de gauche, à Nicolas Sarkozy, candidat de la droite à l'élection présidentielle française. "Je ne le comprends pas bien. Sarko n'est ni un salaud ni un facho - ça, c'est ce que dit la gauche quand elle n'a rien à dire. Mais, pour moi, l'engagement des intellectuels dans une campagne électorale suppose trois principes. Primo, on n'est pas des suiveurs, des godillots (...). Secundo, on s'engage par défaut, faute de mieux, et avec méfiance : je n'imagine pas Sartre sacrant un candidat avec la ferveur de ceux qui aujourd'hui rejoignent Sarkozy. Et puis il y a le timing : les intellectuels sont des flibustiers, des braqueurs, des gens qui posent des conditions, qui exercent une pression maximale et qui doivent se prononcer le plus tard possible, après avoir obtenu le maximum de butin : des gestes forts et des engagements sur l'essentiel."
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» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 15. février 2007
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