04.07.2009
Le musée d'Auschwitz a repoussé l'ouverture d'une exposition consacrée au rôle de l'Armée rouge dans la libération de ce camp de la mort. Motif de cette décision : un différend autour de la nationalité des victimes. Beaucoup étaient issues des territoires annexés par l'URSS dans le cadre du pacte Ribbentrop-Molotov de 1939. Il fixait le partage de l'Europe centrale et du Nord entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Endre Aczél trouve le débat sur la nationalité des victimes indigne. "Les conservateurs polonais du musée trouvent inacceptable que l'exposition qualifie les Juifs polonais ou lituaniens de citoyens soviétiques. Plusieurs millions de Juifs sont effectivement devenus citoyens de l'URSS pendant la nuit, qu'ils l'aient voulu ou non. Les Polonais perçoivent le terme 'citoyen soviétique' comme une légitimation supplémentaire du partage de leur pays. Toutefois, il est indécent de se quereller au sujet de la nationalité des victimes. Elles n'ont pas été déportées à Auschwitz du fait de leur nationalité, mais de leurs origines."
» article intégral (lien externe, hongrois) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Expositions / Musées, » Histoire, » Pologne, » Russie Tous les textes disponibles de » Endre Aczél
» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 18. avril 2007
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