02.12.2008
Karl-Peter Schwarz considère la suspension du président roumain Traian Basescu comme un "putsch pseudo-parlementaire" qui vise à revenir sur les réformes de la justice. "Paradoxalement, les voix hostiles qui se sont élevées contre la Roumanie lors de la dernière phase de son adhésion, dans une Europe fatiguée par les vagues d'élargissement successives, ont été d'un grand soutien pour les réformes. La Commission européenne a dû faire preuve de fermeté et s'est rangée avec le Président aux côtés de la ministre de la Justice, qui a pu ainsi faire adopter une législation anticorruption bien plus sévère que dans n'importe quel autre pays de l'UE. (...) La leçon qui doit toutefois être tirée des procédés employés là-bas est applicable à tout pays qui se trouve encore dans l'antichambre de l'UE. Des réformes qui n'auraient pu aboutir sans la pression de l'UE peuvent être annulées dès que ces pressions ne se font plus sentir. Les clauses de protection intégrées aux traités d'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie ne sont pas suffisamment dissuasives."
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