08.01.2009
Pour Christophe Prantner, la crise politique roumaine, qui a notamment conduit au limogeage de la ministre de la Justice Monica Macovei, révèle les faiblesses de la politique d'élargissement de l'UE. "Aujourd'hui, la Roumanie semble avoir moins de motifs juridiques d'intervenir contre la corruption galopante qu'avant son adhésion. En Bulgarie, le Premier ministre Sergueï Stanichev, très apprécié en Europe de l'Ouest, est le seul à se dresser contre une administration publique noyautée par les mafieux et les anciens collaborateurs des services secrets. (...) Les statistiques positives en matière d'exportation - l'Autriche est le premier investisseur en Roumanie et en Bulgarie, l'Allemagne enregistre une croissance à deux chiffres de ses exportations - ne peuvent pas masquer les conséquences négatives des dernières vagues d'élargissement. En outre, l'Union a peu de possibilités d'intervenir de manière efficace. (...) Bruxelles peut au moins retenir de cette déplaisante situation que le fait de fixer des dates précises pour l'adhésion des pays candidats n'a aucun sens car cela ne fait que diminuer leur ardeur réformiste et réduit, en outre, considérablement la marge de manoeuvre de l'UE."
» article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement UE / Politique de voisinage de l´UE, » Politique Européenne, » Roumanie, » Bulgarie Tous les textes disponibles de » Christoph Prantner
» Ensemble de la revue de presse de lundi, 14. mai 2007
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