08.01.2009
Le sociologue allemand Ulrich Beck insiste sur le caractère inique des conséquences du réchauffement de la planète. "Nous ne partageons pas le risque d'une catastrophe climatique sur la base d'un passé commun, et l'avenir ne sera pas non plus le même pour tous. Une agriculture florissante se développera peut-être en Alaska. On se promènera peut-être en bikini à Munich et à New York pour les fêtes de Noël. Mais que va-t-il se passer en Afrique ou au Moyen-Orient ? Les pays les plus riches, ceux qui contribuent le plus au réchauffement de la Terre et mettent ainsi en danger la vie des plus pauvres, investissent des milliards de dollars et d'euros pour se protéger des pires conséquences, comme la sécheresse ou l'élévation du niveau de la mer. (...) Il se passe la même chose que sur le Titanic : la catastrophe climatique n'est pas démocratique. La majorité des victimes sont restées prisonnières des cabines les moins chères, celles d'en bas, celles qui n'avaient pas d'issue."
» informations complémentaires (lien externe, espagnol) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Environnement, » Mondial Tous les textes disponibles de » Ulrich Beck
» Ensemble de la revue de presse de vendredi, 15. juin 2007
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