09.01.2009
L'auteure Irina Brezna était une étudiante de 18 ans vivant à Bratislava lors du printemps de Prague. Elle revient sur le délitement du pouvoir du président tchécoslovaque Antonin Novotny à cette époque. "L'honnêteté criminelle du président, marque de fabrique des fonctionnaires du comité central du Parti communiste, représentait un mensonge répressif et un ennui étouffant auxquels ma génération a dû se soumettre depuis toujours. (...) Si le portrait du président, accroché dans chaque salle de classe et chaque bureau, avait été aussi séduisant et jeune que celui, devenu célèbre, du Che Guevara, que j'ai eu l'occasion de voir dans les communautés des gauchistes occidentaux, la Tchécoslovaquie aurait connu un tout autre destin. La beauté d'un révolutionnaire barbu, coiffé de son béret chic, s'est accordée avec l'illusion occidentale du socialisme et, non avec notre réalité détestable. Le printemps 1968 a été marquant, non pas parce qu'il nous laissait entrevoir un avenir lumineux, mais parce qu'il nous a montré la véritable nature de l'obscurité."
» article intégral (lien externe, allemand) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Histoire, » République tchèque, » Slovaquie Tous les textes disponibles de » Irina Brezna
» Ensemble de la revue de presse de lundi, 3. mars 2008
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