20.07.2008
Le Premier ministre des Pays-Bas Jan-Peter Balkenende n'a pas présenté d'excuses officielles pour l'esclavage lors de sa visite dans l'ancienne colonie du Surinam. "A juste titre", estime le quotidien Trouw. "Le débat à ce sujet est assez stérile car l'objectif raisonnable qu'il sert n'est pas clair d'un point de vue moral. Ce qui est beaucoup plus important, c'est que les Néerlandais, les Surinamiens et les Néerlandais surinamiens aient conscience de leur histoire commune et de leur volonté conjointe d'abolir l'esclavage en 1863. … C'est de cette manière que l'attitude des Néerlandais, longtemps indifférente, a été ébranlée. Cette nouvelle conscience … peut aujourd'hui constituer un contrepoids aux politiciens populistes, lesquels pensent que nous pouvons tout simplement nous soustraire à nos obligations en matière de droit international, et à nos obligations morales vis-à-vis des anciennes colonies. … Enfin, présenter des excuses pourrait également provoquer l'effet inverse : rayer le passé d'un seul trait. C'est justement maintenant qu'il est important … de maintenir vivante la mémoire du passé."
» article intégral (lien externe, néerlandais) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Minorités, » Pays-Bas, » Amérique latine
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 15. mai 2008
Marquer cette page d'un signet sur
Pour recevoir gratuitement euro|topics ou vous désabonner à la lettre d'information, inscrivez votre adresse e-mail: