20.07.2008
Le correspondant à Berlin du quotidien Corriere della Sera, Danilo Taino, commente les unes des journaux allemands sur le rapport de l'Office fédéral pour la protection de la Constitution d'après lequel le parti Die Linke serait noyauté par des extrémistes communistes. "L'Office de protection de la Constitution a pour tâche l'observation … de mouvements qui pourraient représenter une menace pour la Constitution : les organisations d'extrême droite ou d'extrême gauche, les extrémistes islamistes, l'Eglise de Scientologie. Et c'est bien ce que font les services secrets. … L'affaire de Die Linke est toutefois délicate. On sait que dans quelques Länder, Die Linke est contrôlée, c'est-à-dire espionnée. … Le fait est que, d'après les derniers sondages, Die Linke recueillerait aujourd'hui 14 pour cent des votes, ce qui en ferait le troisième parti politique d'Allemagne. On peut se demander s'il est permis de soumettre une force politique d'un tel poids à la surveillance des services secrets. … L'espionnage est en outre sélectif. Le responsable du parti, Lafontaine, n'est par exemple plus surveillé personnellement parce qu'on cherche, d'après certains, à éviter de faire de lui un martyre politique."
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» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 15. mai 2008
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