01.12.2008
L'auteur germano-roumaine, Herta Müller, a récemment critiqué dans une lettre ouverte, l'invitation de conférencier que l'institut culturel roumain (ICR) de Berlin a adressée à des intellectuels roumains anciennement collaborateurs des services secrets communistes Securitate. Le spécialiste des sciences politiques, Vladimir Tismaneanu, appelle à l'intégration de ces accusés : "La Roumanie est le seul pays d'Europe de l'Est dans lequel nous avons assisté à un regroupement évident de la nomenclature et à une offensive aussi virulente contre les membres d'une société ouverte. Une lustration aurait résolu ce problème. ... Cependant, comme la réalité est différente, il nous faut admettre que nous vivons avec d'anciens informateurs. ... Ont-ils le droit moral de prendre part aux organisations de la société ? ... Le programme de l'ICR est basé sur les règles du jeu de la concurrence académique et non pas sur une biographie politique. Il est évident qu'un passé d'indic a de quoi choquer celui qui dispose d'un tant soit peu de morale. Pour autant, l'ICR n'est pas un tribunal moral. Et Herta Müller aurait pu faire un geste louable et thérapeutique en demandant aux deux anciens indics ce qu'ils pensaient du fait de se servir de leur position en tant qu'autorité culturelle pour revenir sur le devant de la scène publique."
» article intégral (lien externe, roumain) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Culturelle, » Histoire, » Allemagne, » Roumanie Tous les textes disponibles de » Vladimir Tismaneanu
» Ensemble de la revue de presse de mercredi, 30. juillet 2008
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