09.01.2009
L'Institut culturel roumain (ICR) à New York a fait l'objet de vives critiques ces derniers jours en raison d'une exposition dans laquelle on pouvait voir des croix gammées et des pénis. Une commission parlementaire doit désormais examiner la qualité des activités de l'ICR. L'hebdomadaire Revista 22 critique cette décision : "La politique s'immisce dans un domaine dans lequel elle n'a rien à chercher. L'art contemporain peut plaire ou déplaire, il peut nous irriter ou nous laisser de marbre, il peut défier des valeurs ou passer inaperçu - la politique ne perd rien en tant qu'instance si elle laisse l'art suivre ses propres lois. Toute tentative visant à définir l'art selon des critères et un vocabulaire politiques (on peut rappeler ici l'art soviétique ou national-socialiste ou encore la répression de l'avant-garde) a abouti à des échecs politiques évidents et à un discrédit des politiques qui faisaient uniquement de l'esbroufe en tant que défenseurs des valeurs et des traditions. … Il est décourageant de constater que chez nous, tout est politisé : une exposition d'art, … les nids de poule, la qualité douteuse de la nourriture ou le programme scolaire. La politique est partout, dans tout ce qui existe et existera. C'est une situation pathologique et la conséquence de cela, c'est que la politique signifie tout et rien."
» article intégral (lien externe, roumain) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Expositions / Musées, » Politique Culturelle, » Roumanie Tous les textes disponibles de » Mihai Maci
» Ensemble de la revue de presse de mardi, 19. août 2008
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