09.01.2009
Le Parlement français doit examiner jeudi 18 mai une proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien de 1915. Dans un entretien avec Sophie Shihab, Halil Berktay, le premier historien turc à avoir reconnu dans son pays la réalité de ce génocide, estime que l'adoption d'une telle loi serait contre-productive. "Toute solution durable de cette question suppose une démocratisation de la Turquie. Le déni de la réalité est un problème qui fait partie de la tragédie de la société turque. Il doit être surmonté en Turquie. (...) La politique n'a pas à dicter les savoirs. L'expérience du XXe siècle devrait suffire à s'en convaincre. Il faut des débats ouverts, libres, forcément lents. (...) On peut craindre que le Parlement turc n'adopte une contre-loi, criminalisant la reconnaissance du génocide. Il y a en ce moment une forte vague nationaliste, anti-européenne, en Turquie. Ces forces seraient ravies de voir l'Europe refuser l'adhésion de la Turquie".
» article intégral (lien externe, français) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Histoire, » Sciences, » France, » Turquie Tous les textes disponibles de » Halil Berktay
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 18. mai 2006
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