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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 12.08.2008

 

À LA UNE

Référendum en Bolivie

Référendum en Bolivie

 

Evo Morales reste président de la Bolivie : lors d'un référendum qu'il a lui-même initié, 60 por cent des voix des électeurs l'on confirmé dans sa fonction. Lors d'un référendum parallèle, les gouverneurs des riches provinces de l'Est qui aspirent à l'indépendance, ont également enregistré de leur côté de très bons scores. Les deux bords sont donc confirmés désormais dans leur politique. Comment l'Europe perçoit-elle ce match nul politique en Bolivie ?

Extraits des publications suivantes:
De Volkskrant - Pays-Bas, La Razón - Espagne, Der Standard - Autriche, Die Welt - Allemagne

De Volkskrant - Pays-Bas

Selon le quotidien interrégional De Volkskrant, le référendum n'a rien changé au contexte politique et social de la Bolivie : "Ce référendum n'a pas permis de diminuer le fossé entre l'Est riche et l'Ouest pauvre de la Bolivie. Il ne fait aucun doute que la résistance dans les provinces principalement habitées par des Blancs sera également attisée par des sentiments racistes et par la rancœur liée à la perte du pouvoir que signifie pour eux l'élection du premier président indien. Il est difficile de faire preuve de compréhension dans ce cas. Mais Morales n'est pas pour autant dégagé de sa responsabilité de s'entendre sérieusement avec l'opposition pour éviter un nouvel émiettement du pays. … L'élection de Morales est d'une importance historique pour l'émancipation de la population indienne qui a été si longtemps opprimée. Mais pour un processus durable, il doit surtout encore démontrer qu'il est le président de tous les Boliviens." (12.08.2008)

La Razón - Espagne

Le quotidien conservateur La Razón commente la confirmation du président bolivien Evo Morales à son poste comme un revers pour son pays et pour l'ensemble de la région : "Après le dépouillement des voix, Morales a parlé de dialogue et de réconciliation mais il a semblé ni crédible ni sincère lorsqu'il a ensuite annoncé, au cri de 'patrie ou mort, nous vaincrons' qu'il poursuivrait sa politique de nationalisation et la nouvelle constitution communiste qui est à l'origine de l'affrontement actuel. La victoire personnelle de Morales constitue un revers important pour la Bolivie et l'Amérique latine. Il a apporté de l'oxygène à ce populisme totalitaire d'inspiration castriste qui étouffe la liberté et prive une société appauvrie des possibilités de progrès démocratique." (12.08.2008)

Der Standard - Autriche

Selon le quotidien Der Standard, la Bolivie présente les signes avant-coureurs d'une confrontation politique : "Le président bolivien de gauche, Evo Morales, voulait établir des rapports clairs. Le référendum devait permettre de décider si lui-même ainsi que les gouverneurs libéraux de quatre provinces qui lui sont opposées devaient être maintenus dans leurs fonctions. Mais les deux bords ont gagné et il est à craindre que la confrontation ne s'aggrave. … Morales … semble considérer qu'une victoire électorale revient à lui accorder les pleins pouvoir pour la transformation totale du pays. L'objectif de la lutte durable contre la pauvreté mérite la sympathie. Mais c'est aussi un signe d'un manque de réalisme lorsqu'un président dresse massivement une partie de la population contre lui au lieu de chercher le compromis. Si aucune compromis n'est trouvé dans des pays comme la Bolivie, l'armée se tient toujours prête à agir en tant qu'instance suprême." (12.08.2008)

Die Welt - Allemagne

Parmi les deux vainqueurs des élections, la Bolivie serait la véritable perdante, affirme le quotidien Die Welt : "Déjà avant les élections, il y avait un danger latent d'une division toujours plus profonde et depuis ce week-end, celle-ci s'est encore aggravée. Tout cela n'est pas nécessaire. Car la Bolivie n'est en aucune façon un pays pauvre. Elle est deux fois plus grande que la France et dispose de nombreuses matières premières et de sols productifs à foison, elle pourrait assurer sans exception de bons revenus aux dix millions de Boliviens. La région regorge également depuis longtemps d'exemples montrant comment des dirigeants issus de la gauche gèrent le budget avec succès : un regard du côté du Brésil voisin de la Bolivie serait une bonne leçon. Mais à La Paz, on préfère regarder plutôt du côté de Caracas et on copie le 'socialisme du XXIè siècle' de Chavez. Ainsi, on ne chasse pas seulement les investisseurs étrangers mais également les classes moyennes de l'Est du pays. Ceux-là s'adonnent en revanche à un isolationnisme qui conduit également droit à une impasse. C'est ainsi que ce week-end, il y a eu certes deux vainqueurs politiques mais également une perdante : la Bolivie !" (12.08.2008)

POLITIQUE

El Mundo - Espagne

Le rôle de l'UE au Caucase

Face au conflit qui oppose la Russie et la Géorgie, le Président français et président du Conseil de l'UE en fonction, Nicolas Sarkozy, veut aujourd'hui faire une médiation entre ces deux pays. Le quotidien El Mundo réclame de l'UE qu'elle joue un rôle actif dans la région en crise. "La solution à ce conflit intéresse particulièrement l'Europe car l'idée que des évènements similaires à ceux des Balkans puissent se répéter dans le Caucase paraît effroyable. En outre une grande partie de notre approvisionnement en énergie passe par la Géorgie. … La crédibilité de notre alliance de défense occidentale est en jeu car les négociations avec Tbilissi au sujet de son adhésion à l'OTAN sont bien avancées. Nous n'avons pas le droit d'abandonner … la Géorgie à son destin. … L'UE a la possibilité d'interrompre les négociations sur les relations commerciales qui intéressent tellement le Kremlin. … Il faut toutefois attendre de savoir si l'UE sera en mesure de se mettre d'accord sur une stratégie homogène et suffisamment solide." (12.08.2008)

Le Nouvel Observateur - France

Le bouddhisme déterritorialisé

Le dalaï lama est arrivé hier pour une visite de douze jours en France. C'est la raison pour laquelle le directeur de l'Observatoire du Religieux, Raphaël Liogier, analyse l'enthousiasme occidental pour le bouddhisme. "Ce qui stagne, voire baisse, c'est le bouddhisme traditionnel du Sud-est asiatique, qui est apparu en France avec les immigrés, mais qui n'est pas pratiqué par les nouvelles générations. Par ailleurs, un bouddhisme Occidental, qui est issu du bouddhisme tibétain, est lui en pleine croissance grâce à l'influence mondiale que peut avoir le dalaï lama. … Le dalaï lama a en fait réussi à déterritorialiser la cause tibétaine. Il a finalement créé un Tibet spirituel, dont les nouveaux citoyens seraient les bouddhistes du monde entier. C'est ce qui manquait aux autres dalaï lama. … Il peut effectivement y avoir une certaine répulsion face à la politisation d'un événement de nos jours. Mais ce dalaï lama … parvient à joindre politique et spiritualité. … Il a mis en place un message politique qui sort de l'Etat nation, ancré dans la tradition Bouddhiste." (11.08.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne

Un entretien lourd de conséquences

Le chef des négociations pour le bouclier antimissile américain, le sous-secrétaire d'Etat Witold Waszczykowski, a été congédié par le gouvernement polonais libéral de droite. Selon des rumeurs au sujet de sa révocation, ce dernier aurait accordé un entretien controversé au magazine d'actualités Newsweek Polska. Le quotidien libéral de gauche Gazeta Wyborcza salue cette révocation : "Les négociations sur le bouclier ne sont pas terminées que Witold Waszczykowski reproche au gouvernement polonais de se concentrer exclusivement sur les intérêts du parti lors des discussions avec les Etats-Unis et de négliger la sécurité de la Pologne. C'est un scandale sans précédent. Un haut fonctionnaire d'Etat qui, il y a peu, dirigeait ces négociations, fait remarquer aux Américains qu'ils n'ont pas de partenaire de négociations sérieux en Pologne. … Waszczykowski a donné des arguments aux Américains pour qu'ils ne cèdent pas en ce qui concerne le bouclier antimissile en Pologne. Il a ravivé le conflit [polonais] entre le président et le gouvernement. Il a prouvé désormais qu'il n'avait pas l'envergure d'un fonctionnaire en Pologne." (12.08.2008)

Sega - Bulgarie

Le nouveau point de vue de Bruxelles

Selon le quotidien Sega, Bruxelles a changé de point de vue en ce qui concerne la volonté de réforme de la Bulgarie. Ainsi, des sanctions sévères pour corruption ont-elles été prises récemment à l'encontre du nouveau pays membre. Désormais, c'est la "clause de sauvegarde" qui menace de limiter les droits de la Bulgarie en tant que membre de l'UE. "Il y a à peine un an, le gouvernement bulgare était tenu de démontrer sa volonté de réforme et d'ouverture. Comment peut-on changer d'opinion de façon si radicale en l'espace d'un an ? La vérité, est que Bruxelles a désormais reconnu que la justice fonctionne non pas contre la criminalité organisée mais en fait partie et qu'elle est à présent bien loin de cette simple constatation. … Le prochain compte-rendu d'avancement de la Commission européenne ne se limitera pas à énumérer les carences, il faudra en donner les raisons. … Et si on en arrive là, alors la Commission européenne n'aura pas d'autre choix que d'introduire la clause de sauvegarde." (12.08.2008)

RÉFLEXIONS

Helsingin Sanomat - Finlande

Pas d'arrêt !

Dans une tribune publiée dans le quotidien Helsingin Sanomat, Chris Patten, ancien Commissaire européen pour les relations étrangères, analyse les répercussions d'un échec du traité de Lisbonne sur la gestion européenne des crises. "Dans le débat sur le traité de Lisbonne, on oublie trop souvent ce que signifieraient dans la pratique les modifications proposées pour les tâches les plus importantes que l'UE réalise au-delà de ses frontières. … Dans ses efforts pour stabiliser et reconstruire, … l'UE a apporté une aide militaire importante … dans toute une série de régions en crise. … Son plus grand succès dans l'histoire récente a peut-être été une politique commune dans les domaines des affaires étrangères et de la sécurité vis-à-vis de la Bosnie et de l'Herzégovine. … Bien sûr, chacune de ces opérations a également eu ses faiblesses, … on reproche notamment la lourdeur et l'inefficacité des institutions. … Le traité de Lisbonne … résoudrait partiellement ce problème. L'UE pourrait agir comme personnalité morale en représentation de ses Etats-membres. … Les procédures seraient accélérées par le biais de l'augmentation des décisions à la majorité qualifiée. … Simultanément, la prévention et le règlement de conflits seraient plus simple - en d'autres termes plus de vies humaines pourraient être sauvées. .. . Il serait très regrettable que les avancées s'arrêtent maintenant." (12.08.2008)

Élet és Irodalom - Hongrie

Entre atlantisme et gaullisme

La spécialiste en politique Petronella Eszter Soós se consacre, dans le magazine hebdomadaire Élet és Irodalom, à la politique extérieure du président français Nicolas Sarkozy et au rôle de la France dans l'UE. "L'intégration européenne et les relations franco-américaines, aussi bien du temps de Charles de Gaulle que du temps de Jacques Chirac, ont été interprétées sur le principe du 'c'est à prendre ou à laisser'. Avec Nicolas Sarkozy, il n'en est rien. Contrairement à Chirac, Sarkozy prône l'ouverture avec les Etats-Unis car il est important, selon lui, du point de vue stratégique que les deux Etats entretiennent de bonnes relations. … Selon Sarkozy, un affaiblissement des Etats-Unis serait une politique imprévoyante. … Dans ce contexte, Sarkozy est souvent représenté en défenseur de l'atlantisme. Cet avis est exagéré. Il vaudrait peut-être mieux le qualifier d'ami des Américains. … A l'ère Sarkozy, c'est une position pragmatique du gaullisme qui se poursuit, selon laquelle la France a ses intérêts propres qu'elle doit défendre bec et ongles sur la scène politique mondiale. Sarkozy n'a jamais perdu de vue cette position. … Toutefois, Sarkozy en a conclu qu'il valait mieux tenir compte des intérêts de la France dans le cadre de l'UE. C'est pourquoi il prend tant au sérieux la présidence française de l'Europe." (12.08.2008)

ÉCONOMIE

Financial Times Deutschland - Allemagne

Sérieuse tendance baissière

Le conflit du Caucase n'a eu jusqu'à présent que peu de retombées sur le prix du pétrole. Le journal économique Financial Times Deutschland explique cela par des facteurs conjoncturels : "Imagine-toi, c'est la guerre - et c'est à peine si le prix du pétrole bouge. … On remarque bien comme la tendance fondamentale s'est tournée vers les marchés des matières premières, au vu des réactions qui, jusqu'à présent, ont suivi la crise en Géorgie : le cours du pétrole brut a augmenté … un peu, il est vrai, mais la tendance est toutefois restée dans le cadre d'une correction technique après la forte baisse du prix ces dernières semaines. Si le marché attendait des arguments en faveur d'une hausse des prix, les combats dans le Caucase auraient immédiatement catapulté les cotations vers le haut. …Pendant la hausse sauvage des prix du pétrole du premier semestre, les moindres informations sur des troubles au Nigéria ou sur des pannes au Venezuela entraînaient des réactions très fortes sur les prix. … Si la crise au Caucase devait s'étendre et si les livraisons en pétrole étaient sérieusement en danger, cela ne manquera pas de se faire sentir sur les marchés pétroliers. La première réaction sur les prix montre cependant que la tendance baissière des dernières semaines est assez sérieuse." (12.08.2008)

Expresso - Portugal

Le monde, lui, ne prend pas de vacances

Toute l'Europe est en vacances. Pourtant, sans un rythme de travail plus intense, l'Europe va perdre la compétition avec la Chine et l'Inde selon l'hebdomadaire Expresso : "Il est impressionnant de voir un continent entier partir en vacances. Le problème est que le reste du monde ne prend pas de vacances et n'attend pas que l'Europe reprenne le travail en septembre. Pendant que les Européens se font bronzer, les ingénieurs coréens et les informaticiens indiens continuent à travailler. Lorsque les Européens retourneront au travail, ils constateront qu'ils ont perdu des clients. Ceux-ci ne sont logiquement pas prêts à attendre un mois. … Face à cette situation, les Européens parlent d'une crise économique. Mais il n'y a pas de crise. La vérité est que le reste du monde a commencé à travailler sérieusement et concurrence désormais l'Europe. Le mode de vie européen actuel (un emploi pour la vie, 14 mois de salaire pour onze mois travaillés et de longues vacances d'été qui mettent le pays à l'arrêt) a ses racines dans la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale. Ce mode de vie confortable était possible parce que l'Europe n'avait pas de concurrents. … Aujourd'hui la Chine et l'Inde pénètrent le marché européen. Notre mode de vie n'est plus adapté à ce monde qui est dominé par une concurrence agressive entre ces deux puissances. … L'Europe doit reconnaître qu'un rythme de travail plus intense doit être introduit. … Les Européens veulent-il être en vacances ou avoir du pouvoir ?" (11.08.2008)

Le Figaro - France

La BCE face à ses responsabilités

Le Figaro analyse le rôle de la Banque centrale européenne (BCE) dans la crise économique mondiale actuelle : "S'il fallait encore un signe pour convaincre les derniers sceptiques de la détérioration accélérée de l'économie française, l'annonce d'une baisse spectaculaire de la production industrielle au deuxième trimestre parle d'elle-même. La France, mais aussi l'Europe tout entière, se trouve désormais au bord de la récession. … Mis à genoux par l'explosion de la bulle immobilière, les Américains ont exporté leurs maux vers les autres économies. … Mais, à l'heure où l'industrie française fait ses comptes, il est difficile de passer sous silence les effets pervers de l'euro fort. … Le marché des changes n'est donc pas un bateau ivre abandonné aux seules forces de la grande finance internationale. Sa direction dépend aussi des politiques monétaires ... mises en œuvre par les banques centrales. À l'heure où l'euro reste à un niveau difficilement supportable pour l'industrie européenne et où la croissance disparaît, la BCE se trouve placée face à ses responsabilités." (12.08.2008)

CULTURE

The Times - Royaume-Uni

Autocensure préventive

La maison d'édition Random House a annulé la publication du roman "Jewel of Medina" sur l'épouse âgée de six ans du prophète Mohamed car il "pourrait choquer certains membres de la collectivité musulmane". Dans le quotidien The Times, le chroniqueur Mick Hume proteste énergiquement contre cette décision : "Cela ressemble à un nouvel exemple d'une vague silencieuse d'autocensure et de lâcheté culturelle déferlant sur le cercle artistique occidental. Il y a deux ans, lorsque le Deutsche Oper de Berlin a retiré de sa programmation une œuvre de Mozart 'Idoménée' par crainte que cela irrite certains musulmans, j'ai appelé cela une 'flagornerie préventive'. Cela semble désormais être le modus operandi de l'élite artistique transatlantique. … La menace de la liberté ne vient pas ici de quelques rares extrémistes islamistes mais plutôt de libéraux sans personnalité issus de l'ordre établi de la culture qui ont tellement perdu foi en eux-mêmes qu'ils renoncent à leur liberté avant même que quiconque ne leur déclare la guerre. … Une telle flagornerie préventive ne peut qu'encourager les fanatiques ayant un blog à demander encore plus de censure. … La flagornerie préventive encouragée depuis les plus hautes sphères vers le bas par nos autorités étroites d'esprit n'est pas bonne pour les arts et pour la société. Les arts ne peuvent s'épanouir que dans une ambiance d'anarchie culturelle et non pas dans une ambiance de contrainte et de conformité." (12.08.2008)

MÉDIAS

Jyllands-Posten - Danemark

Pourquoi payer pour de mauvais programmes ?

La radio et la télévision publiques danoises sont financées par des redevances, or, selon le quotidien Jyllands-Posten, cet argent finance des programmes de mauvaises qualité : "Jadis, la télévision et la radio étaient faites pour les spectateurs - aujourd'hui ces derniers participent à la légitimation d'émissions ayant un contenu toujours plus populiste. Le vecteur culturel est devenu synonyme de perte de temps", écrit le journaliste Carsten Fischer. Il rappelle les temps où la télévision danoise était "inspiratrice, stimulante, enrichissante et dangereuse" - avec de bonnes "émissions scientifiques, artistiques et pédagogiques". Tout cela c'est du passé : "De grands mots, beaucoup de propagande, que du vent. … DR [la première chaîne publique] a négligé sa mission la plus importante : consolider la langue et la culture danoises. Une grande partie de la production qui est fournie aujourd'hui pour 3,3 milliards de couronnes de redevances peut être vue aujourd'hui gratuitement sur les nombreuses chaînes commerciales, il n'y a aucune raison de payer des redevances à DR pour ces émissions. DR a perdu sa légitimité à exiger des redevances." (12.08.2008)

 

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