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Revue de presse / Archives / Revue de Presse | 14.08.2008

 

À LA UNE

Pas d'accord au Zimbabwe

Pas d'accord au Zimbabwe

 

Les pourparlers sur la formation d'un gouvernement au Zimbabwe ont été interrompues. Le président Robert Mugabe ayant annoncé qu'il formerait une coalition avec un tout petit parti, le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, a quitté les négociations qui se déroulaient sous la médiation du chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki. Depuis les élections controversées de juin, la démocratisation du Zimbabwe semble avoir définivement échoué. La presse européenne ouvre la discussion sur les raisons et les conséquences de cet échec.

Extraits des publications suivantes:
Financial Times - Royaume-Uni, Helsingin Sanomat - Finlande, Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Financial Times - Royaume-Uni

Le quotidien Financial Times demande la démission du président du Zimbabwe, Robert Mugabe : "Le Zimbabwe a besoin d'une césure nette pour avoir une chance de s'en sortir. Les Zimbabwéens en ont largement conscience et l'ont démontré lors du premier tour des élections présidentielles en mars dernier en demandant à Robert Mugabe de se retirer. Ils ont au moins besoin d'un calendrier parfaitement défini et surveillé par la communauté internationale qui permettra de mettre un terme rapidement à son règne catastrophique. … Mugabe est peut-être prêt à abandonner une partie de pouvoir. Mais il veut conserver son atout - la mainmise sur l'armée et la police. Il est prétentieux de sa part de penser qu'il lui suffit d'abandonner les ruines de l'économie du Zimbabwe pour convaincre l'économie internationale de proposer un plan de sauvetage. … L'autocrate roublard utilise les négociations pour maintenir le statu quo. A ce stade, cela vaut la peine de poursuivre les discussions à la seule condition qu'elles lui permettent de sortir de la crise grâce à une solution pacifique." (14.08.2008)

Helsingin Sanomat - Finlande

Dans sa tribune parue dans le quotidien Helsingin Sanomat, Liisa Laakso, professeur de politique internationale à l'Université d'Helsinki, suggère à l'Occident de faire preuve de retenue dans la crise zimbabwéenne : "Le Zimbabwe détient le record mondial d'inflation. … La propagation du SIDA est la raison principale de l'espérance de vie de 35 ans qui est la plus faible au monde. … Le risque de famine est également dramatique. … Le gouvernement du président Robert Mugabe et [son parti] le ZANU-PF porte la responsabilité de la crise que traverse actuellement le pays. … L'opposition a montré son endurance et les moyens utilisés par l'ancien gouvernement pour faire pression sur [le peuple] sont presque épuisés. La nouvelle situation impose, … de partager le pouvoir. … Mais le mérite de cette décision ne revient pas à l'Occident. … Cela demande du temps et de nombreux efforts pour parvenir dans un avenir proche à la réconciliation nationale, la reprise économique et le bien-être. Le sort est entre les mains des Zimbabwéens. La seule aide que nous pouvons apporter aux pays en voie de développement est dans la recherche de solutions durables." (14.08.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne

Le quotidien Süddeutsche Zeitung commente le rôle du président sud-africain, Thabo Mbeki, lors des discussions sur un gouvernement de coalition au Zimbabwe et approuve une dernière tentative de négociations. "Thabo Mbeki n'aurait pas pu trouver … pire humiliation ; il est arrivé les mains vides pour participer au sommet des Etats sud-africains qui s'est tenu le week-end dernier [à Johannesburg]. … Sous les auspices d'un médiateur comme Mbeki, il sera plus que difficile d'obtenir un véritable partage du pouvoir entre le dictateur Robert Mugabe et l'opposition. Mebki est bien trop proche du despote. Morgan Tsvangirai, le chef du parti d'opposition MDC, n'a eu aucune alternative. Il a dû interrompre les négociations. … Tsvangirai serait devenu le pantin du criminel Mugabe s'il avait accepté de jouer le rôle de Premier ministre sans véritable pouvoir de gouverner. … Les Etats sud-africains devraient rappeler Mbeki comme médiateur au Zimbabwe et envoyer à Harare une personnalité neutre issue de leurs rangs. Tsvangirai devrait alors s'engager dans une telle tentative de négociations qui serait la toute dernière." (14.08.2008)

POLITIQUE

Der Standard - Autriche

L'UE hésite dans le Caucase

Le quotidien Der Standard critique la direction des négociations de l'UE dans le conflit au Caucase : "Bienvenue dans l'Union européenne, pays de l'assouplissant : les Géorgiens et avec eux les habitants de ce que Moscou appelle par euphémisme le 'pays étranger voisin', qui est le seul grand terrain d'entraînement militaire aux frontières occidentales de la Russie - l'Ukraine, les pays baltes, la Moldavie, la république pétrolière d'Azerbaïdjan - vont se frotter les yeux d'incrédulité suite à la décision des ministres des affaires étrangères établissant le cessez-le-feu dans le Caucase. Après mûre réflexion et après avoir attendu un certain temps, l'Union européenne va envoyer des 'observateurs'. En Géorgie, chaque minute compte. … La Russie dicte sa paix dans le Caucase parce que les Européens - et jusque là aussi les Américains - ne veulent rien objecter contre cette revendication de pouvoir. Ces dernières années, pour les dirigeants européens, la Géorgie n'était bonne qu'à servir de modèle d'exposition pour la politique européenne de voisinage et pour les discours sur le 'corridor de transit' entre l'Asie centrale et l'Europe en matière de sécurité énergétique de l'UE. Seuls les Européens de l'Est qui ont déjà eu des expériences avec l'Union soviétique et la Grande-Bretagne qui ne se laisse plus berner sur la nature de la nouvelle Russie, sont prêts à s'engager pour les Géorgiens. L'Ukraine a limité le mouvement de la flotte russe sur la mer de Crimée. Voilà un signe de solidarité concrète qu'attendent les Géorgiens." (14.08.2008)

The Irish Times - Irlande

Les 100 premiers jours de Brian Cowen

Cela fait 100 jours que le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, est en fonction. Le quotidien The Irish Times fait un bilan de son ministère et parle de "temps difficiles" auxquels il va faire face. "Les 100 premiers jours de Brian Cowen comme Taoiseach [Premier ministre irlandais] ont coïncidé avec deux grands défis administratif et économique qui ont ébranlé son assurance et menacé l'autorité du gouvernement. Encore une période terrible comme celle-ci et les Irlandais commenceront à lui chercher un successeur. … Le chef du parti Fianna Fáil est dans une situation ingrate. En mettant l'économie en avant et en prenant des décisions difficiles pour le budget, il expose le parti à une sanction qui pourrait tomber lors des élections municipales de l'année prochaine. Quoi qu'il en soit, on attend de lui qu'il dirige le pays d'une façon résolue et il doit compter sur le fait que les électeurs le récompenseront pour cela. Son attitude face aux défis relevés après le non irlandais au traité de Lisbonne aura des répercussions sur l'attention que Bruxelles portera aux intérêts de l'Irlande." (14.08.2008)

Gândul - Roumanie

La peur bleue des parlementaires

C'est le parlement roumain, et non le ministère public, qui a rejeté hier l'introduction de demandes d'enquête à l'encontre de deux députés, l'ex-Premier ministre Adrian Năstase et l'ex-ministre des Transports, Miron Mitrea, pour présomption de corruption. D'après le quotidien Gândul, cette décision aura d'importantes répercussions : "Cette décision montre que la justice est complètement ignorée en Roumanie. On se moque des citoyens de ce pays qui, pendant 18 ans, ont entendu parler des principes d'Etat de droit, de démocratie et d'égalité devant la loi, auxquels ils ont cru. … Les députés auraient dû requérir contre les deux hommes Nastase et Mitrea, non pas la prison ni la chaise électrique, mais simplement une action en justice à leur encontre, pas seulement pour des questions de responsabilité et de morale, mais au moins dans l'optique d'un calcul politique. … Les députés qui se sont opposés à cette enquête se sont encore enfoncés davantage qu'ils ne l'étaient déjà de toute façon pour l'opinion publique. Quelle pression a été exercée sur les parlementaires ? Qui était leur conseiller le plus important ? Il n'y a qu'une seule réponse possible : la peur. La peur bleue de devoir soi-même se retrouver un jour face aux procureurs. L'ampleur de cette peur paralysante donne une idée du nombre de cadavres dans le placard, de l'importance du vol et du déshonneur mais aussi des sommes impressionnantes qui ont été amassées sous le toit du Parlement." (14.08.2008)

Le Monde - France

Le temps joue contre Cuba

Dans son éditorial, Le Monde critique les réformes du nouveau président cubain Raúl Castro : "Depuis le retrait forcé de Fidel, à l'été 2006, le changement progresse en effet à tout petits pas. Son frère et successeur, Raúl, avait promis "des changements structurels et conceptuels" qui se font attendre. … Parmi les obstacles à des réformes profondes, figurent les difficultés économiques mondiales - avec notamment la hausse des denrées alimentaires -, mais aussi les freins politiques. … La fameuse libéralisation des téléphones portables, l'importante réforme destinée à relancer l'agriculture ou l'amélioration des transports publics sont des progrès réels, mais insuffisants. ... Sauf à s'enfoncer davantage dans la crise, Cuba doit surmonter les réticences de la nomenklatura castriste pour accélérer le rythme du changement. ... Raúl est conscient qu'une réelle libéralisation politique apporterait une bouffée d'oxygène économique en assurant une normalisation, indispensable, des relations avec l'Europe, l'Amérique latine et les Etats-Unis. Raúl sait que le temps joue contre lui. Fidel l'admettra-t-il un jour ?" (13.08.2008)

RÉFLEXIONS

Jyllands-Posten - Danemark

Les deux printemps 68

Il y a 40 ans, le 21 août 1968, les chars soviétiques entraient dans Prague. Le spécialiste en sciences politiques Søren Riishøj revient dans le quotidien Jyllands-Posten sur les bouleversements de l'année 1968 dans une Europe divisée. "Le caractère exceptionnel de ces deux 'printemps' est qu'ils se sont déroulés simultanément. Mais les différences sont évidentes. Les étudiants de Prague souhaitaient surtout une humanisation du marxisme et un rapprochement de l'Ouest. En ce qui concerne les protestations de la jeunesse [occidentale], leur objectif était plutôt de donner au marxisme une 'pureté doctrinaire'. … En d'autres termes : les intellectuels d'Europe de l'Ouest portaient un regard soupçonneux sur Prague tandis que les étudiants praguois considéraient presque les jeunes qui prenaient d'assaut les rues de Paris avec un sourire indulgent en raison des 'idées fausses qui les habitaient'. … La révolution de velours de 1989 a été pour la majorité des Tchèques un 'événement anti-68'. Dans ce cas, il ne s'agissait pas de réformer le socialisme mais de revenir en Europe. … Le printemps praguois, l'invasion [par les troupes du pacte de Varsovie] le 21 août et les 20 ans de période glaciaire qui s'en suivirent … s'ajoutent à la collection de souvenirs tragiquement historiques déjà si nombreux des Tchèques et des Slovaques." (14.08.2008)

El Mundo - Espagne

Une résolution judiciaire des conflits ?

L'historien britannique, Henry Kamen, considérant l'exemple de l'arrestation de Radovan Karadžić, l'ancien chef des Serbes de Bosnie, se demande si la condamnation d'un criminel de guerre présumé devant la Cour internationale de justice peut aider à la résolution des conflits. "La condamnation de Karadžić, tenu pour responsable de la mort de 20 000 personnes, serait un geste symbolique important. Mais celle-ci résoudrait-elle les causes du conflit sanglant qui s'est déroulé en Bosnie ? … On soupçonne que le procès de la Haye ne soit pas autre chose que le Circus Maximus romain dans lequel les poursuivants isolent et détruisent leur proie. Les juges qui le condamneront, montreront qu'ils ont défendu la civilisation contre la barbarie. Nous pouvons dormir plus tranquilles et attendre jusqu'à ce que le prochain chef régional nous offre un nouveau Banja Luka ou un nouveau Srebrenica dans un quelconque coin du monde. De nouveau une grande puissance, cette fois-ci peut-être sous la conduite d'Obama, envahira un pays. Et une fois que tout sera fini, seul le chef régional sera condamné par la Cour internationale de justice. Et de nouveau nous pourrons dormir tranquilles car un autre criminel de guerre aura été arrêté." (14.08.2008)

ÉCONOMIE

De Standaard - Belgique

Le modèle irlandais

Selon le quotidien De Standaard, la Belgique ne doit pas seulement combattre la récession avec des mesures à court terme mais transformer l'économie : "L'Irlande est souvent présentée comme l'exemple d'une nation qui s'est libérée de la pauvreté en ouvrant et en modernisant son économie. Le succès arrive désormais … à ses limites, mais entretemps [la modernisation] a conduit à l'aisance. Diminuer le poids de l'Etat sur l'économie, introduire des mesures d'incitation fiscales et ouvrir les frontières à des travailleurs étrangers : ces mesures ont démontré qu'elles étaient le moteur de la croissance. Si l'on renonce aux nombreuses restrictions qui frappent les entrepreneurs, on créé une dynamique que des règles et des lois ne peuvent pas ordonner. Les prochains mois seront difficiles. La confrontation entre les groupes de population qui veulent protéger leur pouvoir d'achat et les entreprises qui doivent survivre, sera extrêmement dure. Mais il s'agit d'oser regarder au-delà des faiblesses conjoncturelles." (14.08.2008)

The Guardian - Royaume-Uni

La peur de la récession en Grande-Bretagne

Mervyn King, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, a dressé un tableau pessimiste pour l'économie britannique. Le quotidien The Guardian s'intéresse aux implications du gouvernement en Grande-Bretagne. "Si les salaires continuent de stagner, toutes les raisons seront réunies pour baisser le taux directeur. La Banque [d'Angleterre] reste nerveuse mais pense en tout cas que cela l'aidera à faire face à son dilemme [du risque d'inflation en raison des baisses du taux directeur]. Les ministres n'ont pas cette chance. … En particulier, Gordon Brown qui doit s'inquiéter désormais de voir les électeurs tourner le dos encore plus brutalement à celui qui leur a fait croire autrefois qu'il avait réussi à supprimer le boom et la faillite. Il doit montrer aux familles qui se débattent qu'il est de leur côté, mais ses options sont très limitées car le ralentissement de l'économie se fait déjà sentir dans les finances de l'Etat déjà bien malmenées. Les caisses maigres encore disponibles doivent être consacrées aux aides pour les frais de chauffage et à ceux qui croulent sous le remboursement d'emprunts et qui risquent de perdre leur maison. Ce ne sera pas une tâche facile que de s'offrir un tel paquet. Mais ce que le gouvernement peut encore moins se permettre, c'est de rester sans rien faire et de laisser les personnes vulnérables se débattre seules lorsqu'elles se retrouvent vraiment dans le pétrin." (14.08.2008)

CULTURE

Pražský deník - République tchèque

Patrimoine culturel mondial menacé à Prague

L'UNESCO a demandé à la ville de Prague de revoir sa copie pour le projet de construction de gratte-ciels prévus à proximité du centre. Sinon la ville risque d'être rayée de sa liste du Patrimoine culturel mondial. Les détracteurs de ce projet peuvent désormais inscrire à leur palmarès la demande de l'UNESCO, souligne le journal de la capitale Pražský deník : "L'UNESCO a mis fin au projet de construction de ces grandes tours. Ces immeubles qui devaient s'élever dans le ciel à plus de 100 mètres, doivent être raccourcis d'au moins 30 mètres, sinon cela gâcherait le panorama exceptionnel de Prague. Les mouvements de citoyens ont gagné leur bataille, en tout cas sur le plan international. Les maires étaient restés insensibles à leurs exigences jusqu'à présent. Le maire Bem ne pensait pas que la ville pourrait être menacée d'être rayée de la liste du Patrimoine culturel mondial. Nous savons désormais qu'elle peut l'être." (14.08.2008)

die tageszeitung - Allemagne

La fête foraine de l'Europe

Hier a commencé le festival hongrois Sziget, qui compte parmi les plus grands festivals de musique d'Europe. Le quotidien die tageszeitung consacre un article à ce spectacle où se réunissent des jeunes de tout le continent. "Pendant une semaine entière, il existe un pays magique sur Terre. Sur ce pays flottent des centaines de drapeaux et chaque jour a son nouvel hymne. La langue qu'on y parle est un désordre babylonien. … Le soleil brille aussi sur le reste du monde mais à Sziget il brille encore plus fort. Le promeneur qui marche le matin à dix heures dans les rues décorées de lampions peut aussi observer des centaines de personnes qui, en pleine séance de yoga, essaient de passer leur jambes derrière la tête. Un peu plus loin, il aperçoit deux fans de musique Metal habillés en noir et ivres, allongés dans l'herbe. … Sziget est une fête foraine. Pour adultes. … Le temps s'écoule lentement, notre visiteur ne peut rester que vingt minutes dans la tente Internet. Dehors, les épreuves olympiques sont retransmises sur un écran géant. En arrière-plan, il entend un didgeridoo. L'instrument le rappelle doucement vers le pays magique, sous le ciel estival de Hongrie. Il lui chuchote une promesse : la magie est là. Une semaine entière." (14.08.2008)

MÉDIAS

Dala-Demokraten - Suède

La cécité des médias qui couvrent le Caucase

Le rédacteur en chef du quotidien Dala-Demokraten, Göran Greider, critique les informations relayées par les médias sur le conflit du Caucase : "Les analyses des médias … deviennent partiales, c'est comme si une peur démodée de la Russie était de mise. La Géorgie est pourtant sur le point d'être un satellite américain. … J'ai entendu à la radio aujourd'hui une interview [du ministre suédois des affaires étrangères] Carl Bildt où on lui concède presque le rôle d'un expert indépendant. Quand, à la fin, le journaliste lui demande enfin si la direction géorgienne n'a pas aussi une part de responsabilité dans l'escalade du conflit, la réponse qui vient - après plusieurs manœuvres d'évitement – est grosso modo un "non". Cet exemple n'est pas isolé. Un expert autoproclamé de la Russie a dit que la Russie s'était désormais éloignée des valeurs européennes. Pardon ? Alors pourquoi n'a-t-on pas accusé aussi la Grande-Bretagne et une majorité de pays européens de se distancier de ces valeurs quand ils ont participé à la guerre contraire au droit international ? … Il est totalement déraisonnable que l'analyse de Carl Bildt passe pour être la norme pour les idées des médias." (14.08.2008)

COULEURS LOCALES

Les Echos - France

Les Anglais sont discriminés en Irlande

Les Echos rapporte que les Anglais sont victimes de discrimination en Irlande : "La dernière histoire qui circule à Dublin n'est pas celle du célèbre plombier polonais, mais celle d'un de ses confrères anglais discriminé par ses camarades de chantier en Irlande. Tout commence par des remarques désobligeantes envers un ouvrier anglais qui a été embauché à Dublin pour poser des tuyauteries industrielles. Malheureusement pour lui, les Anglais viennent de se faire piteusement éliminer de la Coupe du monde de football en 2006. Et les collègues irlandais de ce salarié, connu uniquement sous le nom de 'Monsieur C. ', ne manquent pas de le lui rappeler. Beaucoup trop souvent. Puis les commentaires désagréables font place aux insultes et aux blagues de mauvais goût à la limite du racisme. A tel point que la justice irlandaise vient d'ordonner le paiement de 20.000 euros de dommages et intérêts à Monsieur C. Le quotidien irlandais The Irish Times l'affirme : 'La discrimination envers les Anglais n'est pas une blague'." (14.08.2008)

 

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