Dans sa chronique publiée dans le quotidien Helsingin Sanomat, Antti Blåfield revient sur les deux massacres survenus dans des écoles à Jokela et Kauhajoki, au cours desquels 20 personnes ont été tuées. "Nous nous trouvons en Finlande face à une nouvelle forme de violence interconnectée et reproduite. … La lutte contre celle-ci doit être l'une des priorités du travail de la police. … Pour cela, il faut créer les conditions nécessaires. … Chaque enfant a besoin de soutien, de protection et d'un espace suffisant pour pouvoir grandir. Et chaque enfant a besoin d'interlocuteurs adultes. On déplorait autrefois une éducation trop stricte qui privait les enfants d'amour-propre. Les experts parlent aujourd'hui du problème inverse. … Une enfance sûre ne garantit pas forcément un développement équilibré de la personnalité. … Auparavant, les individus harcelés détruisaient leur propre vie. Aujourd'hui, cette haine a trouvé une nouvelle voie. Le harcèlement moral est une forme omniprésente de violence. Par honte, les enfants victimes de harcèlement ont du mal à en parler. Et la majorité silencieuse permet l'acceptation du harcèlement." Au sujet d'un projet contre le harcèlement entrepris dans des écoles pilotes finlandaises, Blåfield écrit : "Les résultats sont bons jusque là. Si toutes les écoles du pays participaient au projet, les risques de harcèlement seraient réduits. … La leçon la plus importante est la responsabilité collective. … Nous avons [aussi] besoin d'argent, probablement de sommes importantes. Les familles et les écoles ont besoin des connaissances des spécialistes, de leur aide et de leur soutien." (01.10.2008)
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