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Revue de presse / Liste des auteurs
Boeri, Tito
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 3 articles de l'auteur.
Manifestations d'étudiants en Italie
Des centaines de milliers de personnes ont manifesté hier en Italie contre la réforme de l'éducation votée par le Sénat et contre les coupes prévues dans le budget de l'enseignement. Le quotidien La Repubblica attire l'attention sur la problématique majeure : les contrats de travail à durée limitée et précaires dans les écoles et les universités. "La ministre de l'Education, Gelmini, y est arrivé. Elle est parvenue à réunir mères et enfants, élèves et enseignants, et a ainsi résolu le conflit générationnel qui paralysait le pays. La réforme des universités qui n'en est pas une, mais qui met passivement à exécution les coupes dans le budget envisagées par le ministre des Finances, Tremonti, a ressuscité le mouvement étudiant. Les manifestations étaient organisées contre la ministre, mais l'ennemi réel est tout autre : le contrat de travail à durée limitée. Les victimes de la suppression des 87 000 postes, effectuée sans tenir compte des services et de la qualité, sont les employés. … Les étudiants condamnent l'absence de renouvellement générationnel et le copinage dans l'octroi des chaires d'enseignants, tout en exigeant de nouveaux programmes d'études pour la recherche."
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Une action commune est nécessaire
Le journal économique Financial Times Deutschland relaie un appel lancé actuellement par des économistes européens et américains de renom aux Etats européens, leur demandant d'intervenir ensemble dans la crise des marchés financiers. "Les expériences les plus récentes aux Etats-Unis ont montré que cela n'a pas de sens de sauver des banques individuellement, les unes après les autres. Nous avons besoin d'une réponse systémique. En Europe, cela signifie que le secteur bancaire doit être recapitalisé sous la direction de l'Union européenne. ... Il faut mettre fin au chaos sur les marchés financiers avant que celui-ci n'ait des conséquences sérieuses sur l'économie réelle. Les économies de centaines de milliers d'Européens sont directement menacées. Si la crise a pour conséquence d'assécher le marché du crédit, des emplois et des entreprises seront détruits à grande échelle. ... En Europe, le sauvetage d'une seule banque signifie soit qu'une nation en assume seule la charge, bien que les Etats voisins souffrent également des effets secondaires, soit qu'on entreprend à la dernière minute une action commune improvisée, dans laquelle on s'entend sur la répartition des coûts. Jusqu'ici, ce type d'interventions était sensé. Mais les banques européennes sont trop dépendantes les unes des autres pour que les efforts nationaux ou que les actions sporadiques coordonnées ne puissent encore suffire. Chaque intervention d'un Etat nation et chaque action commune d'un petit groupe de pays peut avoir des répercussions imprévisibles sur d'autres nations européennes. ... Des solutions à l'échelle européenne doivent être élaborées là où elles sont appropriées. ... Pour éviter des crises de cette ampleur à l'avenir, il sera aussi nécessaire de réguler les marchés et les établissements financiers."
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Les équipes des autres
Le quotidien La Repubblica regrette que les investisseurs disposant de gros moyens financiers évitent les clubs de football italiens en raison de la violence de leurs supporters et du manque de transparence économique. "Après les différents rachats, la Premier League britannique est à présent le championnat le plus riche du monde. … Pourquoi les riches princes du pétrole et les oligarques russes ne s'intéressent-ils pas aux clubs de foot italiens ? … Quiconque investit en Italie craint de ne pas pouvoir contrôler l'argent gagné. Les équipes sont otages de ces groupes de supporters qui sont en partie de véritables gangs, causant des dommages irréparables au bien commun de la société par leurs actes violents. Ce sont des actes perpétrés collectivement, visant des objectifs économiques et pour lesquels il est difficile de poursuivre les auteurs individuellement et pénalement. S'ajoute à cela la supériorité des présidents des clubs de foot et enfin, en tout dernier lieu, le conflit d'intérêt : l'argent des clubs italiens provient presque exclusivement des droits de retransmission télé. La personne qui mène les négociations poursuit souvent ses propres intérêts personnels, en contradiction avec ceux des autres équipes. En un mot, le football souffre exactement des mêmes syndromes que l'ensemble du système économique italien."
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