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Revue de presse / Liste des auteurs
Boucher, Eric Le
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Le déclin de l'humanisme ?
Le Monde réfléchit au rapport entre progrès économique et progrès politique : "Vivons-nous le début du déclin inexorable de l'Europe, de ses valeurs, de l'humanisme ? La fin du monde grec ? Cette question est en arrière-plan des crises actuelles du capitalisme occidental, crise de la finance, crise de l'Etat-providence. Elle est sous-jacente à la montée de l'Asie, qui décolle sur un autre mode, chinois, pour résumer. … Elle est aussi présente ici même en France dans les critiques portées sur l'identité européenne. …Le fond de l'affaire est que développement économique et démocratie politique ne sont plus liés. … Un ventre vide pousse à la barbarie, inversement, une assiette pleine permet le dialogue. Eh bien, c'est faux. La planète vient de connaître une décennie de très forte croissance, or la Banque mondiale conclut [dans un rapport qu'il] n'y a aucun signe qui puisse permettre de conclure que la gouvernance s'est améliorée dans le monde. … Mais la démocratie, le respect du droit, la liberté de la presse, la transparence, bref, l'"humanisme", conduisent en général et sur le long terme à un meilleur gouvernement, à une économie plus stable et une prospérité plus partagée."
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L'exemple réformiste allemand pas nécessairement suivi en France
"Au moment où la France s'engage dans les réformes, l'Allemagne semble y renoncer", souligne le chroniqueur Eric Le Boucher. "L'Agenda 2010, corpus réformateur mis en place en 2003 par Gerhard Schröder, est mis en pièces, morceau par morceau, aussi bien par le Parti social-démocrate (SPD) que par l'Union chrétienne-démocrate (CDU), dans un mouvement commun vers la gauche archéo, purement redistributrice. Outre-Rhin, l'heure est à 'la réforme des réformes', c'est-à-dire à leur recul. Alors que les prochaines élections ne sont que dans deux ans, les deux partenaires de la coalition ont déjà engagé la course aux cadeaux sociaux. Les réformes sont toujours douloureuses et donc politiquement coûteuses : l'hésitant Nicolas Sarkozy n'avait certainement pas besoin de ce rappel, lui qui semble fuir devant la moindre impopularité."
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La question énergétique débattue au G8
"Ces sommets servent-ils encore à quelque chose ?", s'interroge le chroniqueur Eric Le Boucher. "L'accroissement des maux 'globaux' dont la solution dépasse le niveau des Etats-nations ne cesse de souligner l'inanité des nostalgies nationalistes et la nécessité d'une réponse multilatérale. Mais la réforme des institutions existantes qu'elles soient informelles (G8) ou formelles (ONU, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce...) devient urgente. Dans ce cadre, l'idée du G8 est bonne. Le multilatéralisme du type ONU (un pays une voix avec un droit de veto) fonctionne mal. L'OMC bâtie sur cette base en souffre depuis quatre ans. Il faut donc bien en revenir au principe d' 'un club éclairé' des grands qui est le plus opératoire... Eclairé veut dire ouvert. Le FMI, codirigé par les Européens et les Américains, doit laisser aux pays asiatiques une place conforme à leur poids dans l'économie mondiale."
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Eric Le Boucher et l'attentisme dangereux des Européens
"L'Europe manque dramatiquement de leadership politique", constate le chroniqueur Eric Le Boucher. "Pour l'heure, ni Bruxelles, ni aucune capitale ne porte de projet. D'où le sentiment, largement partagé, que rien ne sera possible avant que les trois grands pays continentaux - Allemagne, France et Italie - ne fassent le ménage chez eux. Les historiques moteurs de l'Union sont en panne, ils entraînent toute l'Europe dans leur crise. Il faudra donc attendre dix ans, quinze ans, le temps qu'ils procèdent à des réformes, redynamisent leur économie, réduisent le chômage, pour que leur angoisse s'apaise, pour qu'émerge une classe politique neuve, europhile, courageuse et qu'ils retrouvent leur rôle."
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L'Europe à l'épreuve du patriotisme économique
"L'Europe réduite 'à un grand marché' qui, croyait-on, avait emporté la partie, est en train de se transformer en pugilat nationaliste et protectionniste entre les Vingt-cinq", constate le journaliste Eric Le Boucher. "L'Europe des services est morte, l'Europe de l'énergie aussi. On accusera les hommes politiques, en particulier les Français, mais pas seulement, d'avoir rétréci leur horizon à leur petit intérêt électoral national. C'est justifié (...). Mais la panne européenne provient aussi du modèle britannique libéral : dans l'énergie, la politique de la concurrence n'a débouché ni sur une baisse de prix ni sur l'émergence de compétiteurs paneuropéens. (...) La carte de l'Europe énergétique qui se dessine est celle de six ou sept champions nationaux (dont EDF et Suez-GDF en France, E.ON et RWE en Allemagne) qui ont et auront intérêt au statu quo".
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