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Revue de presse / Liste des auteurs
Braun, Michael
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Pogromes à Naples
Même les politiques de gauche participent à la campagne de dénigrement des Roms en Italie, observe le quotidien die tageszeitung: "A Naples, les baraquements de Roms brûlent et, excepté le journal radical de gauche Il Manifesto, aucun journal ni aucune chaîne de télévision ne parle de pogrome. ... Pendant la campagne électorale, la droite italienne a déjà déclaré la sécurité publique comme 'cas d'urgence numéro un' et elle n'a pas tardé à ajouter ce qu'elle entend par là. Il ne s'agit évidemment pas des [organisations mafieuses] Cosa Nostra, Camorra et Ndrangheta. ... D'après elle, la sécurité est menacée par les Roms et par les Roumains. ... Même la gauche a contribué et contribue à l'avènement de ce climat. C'est Walter Veltroni qui a déclaré 'l'état d'urgence roumain' après qu'un meurtre a été commis à Rome et a fait évacuer les camps de Roms avec effet d'annonce."
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Berlusconi reprend les rênes de l'Italie
Michael Braun estime que le retour de Silvio Berlusconi au pouvoir était déjà prévisible en avril 2006, après sa défaite contre Romano Prodi lors des législatives précédentes. "Romano Prodi et sa coalition se sont chargés du reste. Avec ses 13 partis alliés, la troupe du centre gauche a donné une image pitoyable du pouvoir. Très vite, les membres de la droite ont oublié que, pendant les cinq années précédentes, Silvio Berlusconi n'avait rien fait pour résoudre les problèmes structurels du pays, dont l'économie stagne depuis des années. Romano Prodi était considéré comme un vampire fiscal, qui a augmenté les impôts pour rééquilibrer le budget et respecter les critères de stabilité de l'UE. En revanche, Silvio Berlusconi n'a-t-il pas appliqué une série d'exonérations fiscales pendant son mandat ? (...) Pour la première fois, ce qui est une vraie révolution en Italie, seules quatre fractions politiques siégeront au Parlement. L'époque pendant laquelle 23 ou 30 partis présidaient aux destinées du pays est révolue."
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L'Italie veut expulser les immigrés européens "dangereux"
Selon Michael Braun, il règne actuellement une véritable "ambiance de pogrom" contre les Roms en Italie. "La haine se répand, attisée en premier lieu par les médias. Au cours de ces derniers mois, à chaque fois qu'un Roumain commettait un crime, l'événement prenait des allures de campagne politique. Et les politiciens, de droite notamment, emboîtaient volontiers le pas aux médias. Toutefois, à la suite de la dernière affaire de meurtre à Rome, Walter Veltroni a pris les devants en décrétant 'l'état d'urgence contre les Roumains'. Il souhaite se poser en successeur de Romano Prodi et pense donc qu'il ne peut pas se permettre un virage à droite. Mais sa stratégie ne fonctionnera pas, car une politique qui prend les craintes ambiantes au sérieux et se décide en urgence ne peut pas renforcer le sentiment de sécurité."
» article intégral (lien externe, allemand)
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Naples connaît un regain de criminalité
Michael Braun estime que l'envoi à Naples de militaires, une initiative déjà réalisée dans le passé, n'est pas une bonne idée. "La mafia s'est adaptée et a poursuivi ses activités (...). Une seule fois, au milieu des années 1990, il a semblé que l'Italie pouvait briser le pouvoir de la mafia. On a parlé alors de 'Printemps de Palerme' et de 'Renaissance de Naples'. Les parrains ont été emprisonnés par dizaines et la société civile s'est réveillée. Mais l'Etat a fini par lâcher prise. Après l'arrêt par la mafia sicilienne des assassinats spectaculaires de procureurs et de politiciens, la lutte anti-mafia a cessé d'être une priorité, y compris pour la gauche. Les procureurs généraux qui souhaitaient poursuivre les complices en col blanc de la mafia dans les sphères économiques et politiques se sont soudain sentis isolés. L'accord était le suivant : tant que la mafia et la camorra n'y allaient pas trop fort, elles n'avaient rien à craindre. Ce n'est pas de l'armée dont Naples a besoin, mais d'un message politique de Rome : l'Etat italien ne souhaite plus tolérer l'existence de la mafia".
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