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30.08.2008

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Revue de presse / Liste des auteurs


Campeanu, Cristian


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Romania Libera - Roumanie | 24.06.2008

Le rêve des postcommunistes

Le Parlement roumain délibère aujourd'hui sur la possibilité d'engager des poursuites pénales à l'encontre de l'ex- Premier ministre Adrian Nastase et de l'ancien ministre des transports Miron Mitrea pour présomption de corruption. C'est la première fois que, non pas le parquet, mais les députés sont amenés à prendre une décision concernant des enquêtes. Le journal Romania Libera écrit à ce sujet : "Il est temps que nous reconnaissions que le combat contre la corruption a tout autant échoué que la réforme de la justice. … Avec le combat contre la corruption nous aurions dû nous débarrasser des juges, des procureurs et des fonctionnaires corrompus tandis que la réforme de la justice aurait dû éliminer la corruption jusqu'au plus haut niveau. Or, la condition de son succès était la volonté de l'élite politique. Mais cette volonté n'a jamais existé. Au contraire. Nous sommes près de réaliser les rêves dorés des hommes politiques postcommunistes : une société sans état de droit tout en étant membre de l'UE. Une société dans laquelle on peut voler impunément. … Notre classe politique n'aurait absolument aucun argument pour refuser une clause de sauvegarde dans le domaine judiciaire qui pourrait émaner de Bruxelles. Quand bien même, la clause de sauvegarde pourrait faire plus de dégâts que de bien. … Et même si elle n'était pas introduite, d'autres mesures pourraient suivre : de l'abandon des fonds de l'UE à l'abandon du droit de vote de la Roumanie au Conseil de ministres de l'UE."

Romania Libera - Roumanie | 13.05.2008

Poutine : un chef d'Etat devenu chef de gouvernement

L'ancien président russe Vladimir Poutine est aujourd'hui le Premier ministre russe. Christian Campeanu écrit à ce propos : "La politique russe va continuer sur des voies bien connues, celles du poutinisme. Sur le plan de la politique intérieure, nous devons nous attendre à une consolidation du régime autoritaire. … Un deuxième élément caractéristique du poutinisme est le 'capitalisme d'Etat' : une forme de corporatisme quasi fasciste dans lequel les entreprises russes appartiennent majoritairement à l'Etat et sont dirigées par des fonctionnaires gouvernementaux de haut rang selon des principes capitalistes. Ces entreprises qui disposent de ressources financières gigantesques sont non seulement utilisées en vue d'une maximisation du profit mais également pour imposer les intérêts politiques de Moscou. Gazprom, l'une des plus grandes entreprises du monde, en est un exemple parlant. … Aujourd'hui, des Etats comme l'Italie, l'Allemagne et l'Autriche travaillent en appliquant la devise suivante : à défaut de vaincre les Russes, mieux vaut faire des affaires avec eux. En Europe de l'Ouest, le capitalisme de l'Etat russe a de nombreux partisans qui sont saturés du capitalisme libéral, et il y a également de plus en plus de partisans de la théorie selon laquelle il faut s'adapter à la Russie."

Romania Libera - Roumanie | 18.03.2008

Les médias roumains à l'épreuve de la 'théorie du jukebox'

La semaine dernière, les médias roumains, dont certains sont la propriété d'hommes politiques, ont attaqué à plusieurs reprises le président Traian Basescu. Ce dernier a répliqué en affirmant que les médias fonctionnent comme un jukebox : il suffit d'y mettre des pièces pour écouter la chanson de son choix. Cristian Campeanu commente cette passe d'armes. "Il ne fait aucun doute que la presse roumaine est vénale. Elle est financée par de grands groupes d'intérêts qui cherchent à mettre en avant leur programme politique et économique. Nous, les journalistes, savons pertinemment de qui il s'agit. En matière d'honnêteté et de morale, les médias roumains, tout comme la classe politique, sont loin d'être des modèles. Mais cela ne justifie pas la 'théorie du jukebox' du président. Je ne pense pas que Traian Basescu soit un dictateur déguisé. Je crois plutôt qu'il est possédé par un démon."

Romania Libera - Roumanie | 07.11.2007

Cristian Campeanu évoque l'échec du multiculturalisme

Suite au meurtre d'une Italienne par un Roumain d'origine Rom, l'Italie et la Roumanie débattent des questions d'immigration et d'expulsion. Pour le journaliste roumain Cristian Campeanu, cette affaire rappelle le débat qui a suivi le meurtre du réalisateur néerlandais Theo van Gogh en 2004. "Le meurtre de Theo Van Gogh a suscité aux Pays-Bas et dans toute l'Europe un débat sur les limites du multiculturalisme. Le multiculturalisme est une théorie selon laquelle toutes les cultures d'une société - sans considération d'ethnie, de langue, de religion - possèdent les mêmes droits. (...) En d'autres termes, il n'existe pas de valeurs universelles : elles sont définies par la culture, la race ou l'ethnie et ne peuvent être imposées par l'extérieur (...). Cette idéologie a des conséquences funestes : elle rend impossible le dialogue entre les cultures. Nous vivons côte à côte dans des mondes parallèles, avec des règles parallèles. Les minorités se réfugient dans des ghettos et la 'tolérance' est généralement synonyme d'ignorance mutuelle. Les problèmes surgissent dès lors que les frontières sont transgressées et que ces mondes parallèles se heurtent les uns aux autres. C'est ce qui s'est produit avec le meurtre de Theo van Gogh par un islamiste, à la suite de quoi des mosquées ont été incendiées. Et c'est ce qui se produit en ce moment, le meurtre d'une femme par un Rom ayant incité les Italiens à commencer à expulser les Roumains. Nous avons soudainement oublié que nous sommes des Européens cultivés et multiculturels."

Romania Libera - Roumanie | 27.09.2007

La Roumanie assume sa mauvaise réputation

L'organisation 'Transparence-Internationale' a publié son Indice 2007 de perception de la corruption. Cristian Campeanu revient sur le classement de la Roumanie. "Nous nous partageons la 69e place - sur 180 - avec le Ghana, bien que nous ayons semble-t-il fait des progrès importants depuis notre entrée dans l'UE. Nous sommes classés derrière la Colombie, le centre mondial du trafic de cocaïne, derrière la Bulgarie, où les mafieux se tirent dessus en plein jour, ou encore derrière la Turquie, qui a inventé le mot 'bakchich'. Naturellement, tout est une question de perception. (...) Malgré tout, il convient de se demander pourquoi la Roumanie a la réputation d'être aussi corrompue. La seule réponse sincère est la suivante : parce que c'est vraiment le cas. (...) Si les employés des mairies et des ministères, les policiers, les procureurs, les juges et les parlementaires sont corruptibles, on a le sentiment d'être pris au piège, et cela renforce également l'impression que la corruption est partout."

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