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09.01.2009

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Revue de presse / Liste des auteurs


Fressoz, Françoise


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Les Echos - France | 15.06.2007

Le bipartisme s'installe en France

"Avant même de connaître, dimanche [17 juin], l'ampleur de la vague bleue, une certitude : l'Assemblée nationale qui siégera le 26 juin sera bicolore", estime Françoise Fressoz deux jours avant le second tour des élections législatives en France. "Dans la foulée de l'élection présidentielle, la domination à droite de l'UMP [Union pour un mouvement populaire, droite] sera sans partage, tandis que la survie du PS [Parti socialiste] sera, pour la gauche, la seule bonne nouvelle de la double séquence électorale qui occupe le pays depuis le mois de janvier. (...) Rarement la tendance à la bipolarisation de la vie parlementaire aura été aussi visible. Pour le pays aux mille fromages, c'est une révolution ! (...) 2007 voit ainsi coexister deux types de déséquilibre : l'écrasement des petites formations par les deux plus importantes, auquel s'ajoute la très nette domination de l'UMP sur le PS. De quoi nourrir bien des frustrations dans un pays fondamentalement attaché à la diversité et au débat."

Les Echos - France | 08.06.2007

Une majorité parlementaire trop ample peut-elle gêner Sarkozy ?

Alors qu'une large victoire de la droite est prévue aux élections législatives françaises, dont le premier tour a lieu le 10 juin, l'éditorialiste Françoise Fressoz estime que "si l'exécutif peut souffrir d'une majorité trop courte, il n'est jamais heureux avec une majorité trop large. Car plus le nombre d'élus est important, plus la probabilité de fabriquer des frustrés augmente. Pour quelques fidèles récompensés aux postes clefs (présidences de l'Assemblée, du groupe, des commissions), combien de déçus qui ruminent et parfois conspirent ? (...) Mais le plus dur, en cas de forte majorité, est de conserver la maîtrise idéologique de ses troupes. Plus un camp gagne, plus il est arrogant, moins il est apte à comprendre qu'un président est le représentant de tous les Français et pas seulement celui d'une majorité. (...) Un bon conseil, donc, au nouveau président : une majorité oui, mais surtout pas trop large !"

Les Echos - France | 10.04.2007

La dernière ligne droite de la campagne présidentielle française

"Dans leur souci de plaire à un électorat de plus en plus 'zappeur', de moins en moins structuré, les compétiteurs donnent parfois l'impression de ressembler à des canards sans tête : ils courent à droite et à gauche, lancent des mots, agitent des drapeaux avant de repartir à fond de train vers d'autres horizons. Voilà qui n'est pas très rassurant", considère l'éditorialiste Françoise Fressoz. "Mais derrière le désordre apparent, des signaux positifs apparaissent. D'abord, les problèmes qui minent la société française sont nommés : crise de l'identité nationale, crise des banlieues, panne de l'ascenseur social. On peut bien ironiser sur cette catharsis généralisée, mieux vaut qu'elle se produise durant la campagne que dans les urnes. Une fois le diagnostic posé, il est toujours plus facile de passer au remède."

Les Echos - France | 30.03.2007

La France s'interroge sur son 'identité nationale'

L'éditorialiste Françoise Fressoz considère que le débat sur l'identité nationale est "une impérieuse nécessité au moment où la crise, en réalité, ne touche pas une identité mais deux : la française et l'européenne, plaçant l'Hexagone dans la situation d'une toute petite chose dans le désordre mondial. [Mais les candidats à l'élection présidentielle] ne combattront pas le bleu à l'âme français à coups d'amalgames (gare à l'immigration !) ou de chants patriotiques (vive 'La Marseillaise'!), plus ou moins indexés sur l'évolution des sondages. Ils n'en viendront à bout qu'en disant clairement vers quoi ils veulent entraîner le pays. C'est précisément le but d'une élection présidentielle : parler de la France, dire comment elle se situe dans l'Europe et par rapport au reste du monde, identifier ses faiblesses, valoriser ses atouts, nommer ses alliés, cibler ses ennemis. Une fois le cadre fixé, il sera beaucoup facile de trouver un discours mobilisateur dans lequel la fierté d'être français peut trouver toute sa place."

Les Echos - France | 12.03.2007

La fin de l'ère Chirac

L'éditorialiste Françoise Fressoz considère que la présidence de Chirac a été marquée par "deux catastrophes politiques : la dissolution ratée [de l'Assemblée nationale] de 1997 et le 'non' au référendum sur le Traité constitutionnel européen, qui ont révélé la même faille. Jacques Chirac n'a pas su donner de sens à l'aventure européenne. Hier soir, il a voulu rattraper le temps perdu en lançant solennellement : 'Il est vital de poursuivre la construction européenne. C'est notre avenir qui est en jeu.' Mais que ne l'a-t-il dit plus tôt ! Le paradoxe est qu'il est difficile de trouver dans l'histoire de la République un président plus ouvert au monde. Son refus obstiné de la guerre en Irak, qui lui vaut aujourd'hui un flot d'hommages après un torrent de critiques, vient de sa volonté d'éviter à tout prix un choc des civilisations."

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