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Revue de presse / Liste des auteurs
György, Péter
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
L'esthétique osée de l'artiste polonais Artur Zmijewski
Le spécialiste des médias Peter Gyorgy brosse le portrait de l'artiste polonais Artur Zmijewski, dont les oeuvres font actuellement l'objet d'une exposition à Budapest. On y trouve notamment la vidéo '80064', dans laquelle un survivant d'Auschwitz se refait tatouer son numéro de prisonnier. "Toutes les provocations de Zmijewski, ses oeuvres complexes, fruit d'une réflexion poussée, ciblent la société polonaise, qui se considère comme la victime d'une guerre horrible. Cette attitude défensive et marquée par le refoulement du passé ne peut être dépassée par une pédagogie humaniste. (...) Des films tels que 'Etre sans destin' ou 'Le Pianiste' sont de parfaits exemples de l'échec de cette pédagogie, qui promet la rédemption et la catharsis, même sans raison. L'esthétique incroyablement complexe et osée d'Artur Zmijewski, qui crée de nouvelles connexions et de nouveaux horizons avec ses oeuvres, nous force à reconnaître nos défauts. Elle ne nous apaise pas ; bien au contraire, elle provoque la confusion et nous déconcerte."
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Peter Gyorgy veut une nouvelle muséographie
Péter György, spécialiste hongrois des médias, trouve les musées régionaux ou les grands musées nationaux trop nostalgiques. Il plaide en faveur d'un changement. "Ces expositions traitent d'un univers dans lequel les espaces et les récits culturels étaient sans équivoque et organisés dans le moindre détail. La suprématie d'un canon pouvait uniquement disparaître si un autre le remplaçait. (...) De la même manière que les habitants d'une petite ville connaissaient leur musée, les érudits et historiens de l'art connaissaient les grands musées comme leur poche. En revanche, aucun ordre universel ne règne au sein des institutions de l'art moderne. Il n'existe aucun système normatif avec ses canons et ses contre-canons. Nous avons du mal à trouver notre voie. Aujourd'hui, la coopération, la relation, la communauté et le processus sont des concepts toujours plus importants, alors que le XIXe siècle était marqué par la stabilité et la modernité."
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La culture hongroise a besoin de l'engagement de l'Etat
Peter Gyorgy, spécialiste des médias, critique la politique culturelle hongroise. "La distinction entre l'art étatique et les formes d'art alternatives est un héritage du régime [communiste] de Kadar", estime-t-il. Il pense qu'il serait bon d'assister à la naissance d'une structure indépendante de l'Etat, au service de l'art contemporain. "Le ministère et ses institutions ne prennent en compte sur la scène culturelle que ce qui va être financé directement par les impôts. C'est fâcheux car les artistes contemporains à succès se passent de reconnaissance officielle. L'Etat devrait comprendre qu'il a tout intérêt à participer à la carrière de ces artistes. A l'avenir, sa mission devrait être d'investir dans les institutions qui sont apparues dans l'espace culturel et dont dépend le destin de la culture hongroise."
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La Budapest moderne
Peter György regrette que le maire de Budapest n'ait aucun projet pour le développement de sa ville et préfère livrer celle-ci aux spéculateurs immobiliers. "Sans véritable débat public, on a vu émerger, sur la Place des Héros, un monument en mémoire du soulèvement de 1956, une sorte de version miniature du monument dédié à l'Holocauste à Berlin. A l'exception de quelques vétérans de 1956, les habitants de Budapest ne s'intéressent plus à ce qui se passe dans leur ville (...). Ils assistent avec apathie à la construction de nouveaux bâtiments de mauvais goût sur les rives du Danube. Les habitants de Budapest ont renoncé à toute participation aux affaires de leur cité (...). Il est temps qu'ils signent un nouveau contrat social avec les responsables politiques et qu'ils reconquièrent leur ville par des initiatives afin qu'elle ne devienne pas une étrangère dans leur quotidien".
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La piètre qualité de la télévision hongroise
Après de nombreuses années comme critique de télévision pour le compte de l'hebdomadaire, Peter György jette l'éponge, au motif que la télévision hongroise est de si piètre qualité qu'il n'éprouve plus aucun plaisir à exercer son métier. Pour le spectateur, "la société hongroise, le monde dans lequel il vit, les cultures contemporaines européenne et hongroise et une grande partie de l'héritage culturel sont devenus invisibles". György ne saurait tolérer plus longtemps "que les soi-disant 'Hongrois d'aujourd'hui' se passionnent pour les moindres détails de la vie sexuelle de leurs contemporains, au mépris des idées qui reflètent leur propre vie."
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