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Revue de presse / Liste des auteurs
Ionita, Sorin
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Le nouveau goût pour les dettes
Pourquoi est-il devenu à la mode de s'endetter en Roumanie, demande le politologue Sorin Ionita dans le quotidien Evenimentul zilei ? "A l'époque de nos grands-parents, c'était un déshonneur de contracter des dettes auprès d'amis ou de banques. Une telle situation était réprimée. Ce n'est pas que l'on n'acceptait pas aussi des crédits à l'époque. Mais la pression sociale empêchait que les gens se précipitent tête baissée dans une entreprise hasardeuse, dans l'immobilier ou autre. Tout le monde pointait du doigt le voisin quand celui-ci s'était endetté. On le traitait pourtant comme un ami souffrant d'une maladie passagère, devant rester en observation avant la guérison complète de celle-ci. … Par définition, l'endettement signifie aujourd'hui que l'on s'est bien arrangé avec le capitalisme moderne. Les Roumains ont rapidement compris après 1990 que l'on n'est pas cool si l'on a pas de crédit. A l'instar des Américains, ils ont surfé sur une énorme vague de ce que l'on a appelé des crédits cryptiques et sûrs en apparence. … Ils comptent probablement parmi leurs connaissances un propriétaire de magasin qui vit de l'aphorisme suivant : mes frères, seuls les pauvres ont leurs économies à la banque, les riches au contraire ont des crédits."
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La Roumanie est au pied du mur
Après les sanctions prévues par l'UE contre la Bulgarie, le quotidien Evenimentul Zilei estime que le gouvernement roumain est lui aussi au pied du mur. "La semaine dernière, la Bulgarie apprenait quelle punition envisageait de lui infliger l'UE. Ce n'est pas l'éternelle menace de la clause de sauvegarde, ni le report de l'entrée dans l'espace Schengen ou dans la zone euro. ... Les Roumains se trouvent dans une situation légèrement meilleure que celle des Bulgares. On ne leur prendra pas d'argent, mais les menaces de sanctions vont continuer de peser. En adressant des promesses renouvelées, le gouvernement roumain tente désespérément de redresser la barre, ... afin de limiter les dommages occasionnés dans les relations avec Bruxelles."
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Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Politique Intérieure, » Budget, » Europe, » Roumanie, » Bulgarie
La politique agricole européenne à la peine en Roumanie
Sorin Ionita regrette que l'application de la politique agricole européenne en Roumanie rencontre tant de difficultés. "Le nombre d'exploitations agricoles concernées par cette politique est plutôt faible. Sur les quatre millions d'exploitations que compte approximativement le pays, trois millions ne remplissent pas les critères nécessaires car elles sont trop modestes, obsolètes ou trop peu productives. (...) En outre, le choc d'une politique européenne inadaptée créé des paradoxes dans la société roumaine. Par peur de ne pouvoir absorber les subventions européennes, ces dernières sont versées à l'hectare et non en fonction des projets : une pratique qui, au prix d'un processus péniblement mis sur les rails, rassemblera et bloquera les exploitations au sein d'unités plus importantes et accentuera encore la hausse des prix des terrains."
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Bucarest devient-elle un Las Vegas pakistanais ?
Le chroniqueur roumain Sorin Ionita n'aime plus sa ville de Bucarest depuis que les maîtres d'ouvrage y font construire des bâtiments kitsch et que les politiciens ne tiennent plus leurs promesses électorales. "Quand nous autres, citoyens de cette ville, avons-nous décidé par voie démocratique de transformer Bucarest en un Las Vegas pakistanais ? Car c'est bien à cela que notre capitale ressemble, lorsque l'on arpente le soir ses grands boulevards. Je ne me rappelle pas avoir donné ma voix pour un tel résultat. Au contraire, je me souviens qu'il y a trois ans, il était question de parkings souterrains afin de libérer les trottoirs. Il était également question de zones piétonnes, où l'on pourrait installer des tables, des chaises et planter des arbres et des fleurs. On nous avait également promis des pistes cyclables : bref, toutes ces choses que l'on peut trouver dans n'importe quelle ville située à l'ouest de Szeged."
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