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Revue de presse / Liste des auteurs
Jandourek, Jan
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Jan Jandourek sur la nostalgie en République tchèque
La République tchèque a célébré lundi la Révolution de velours qui a mis fin, il y a 19 ans, au régime communiste totalitaire de la République socialiste tchécoslovaque (ČSSR) de l'époque. Dans le quotidien progressiste Mladá fronta DNES, Jan Jandurek commente de récents sondages révélant que de nombreux Tchèques éprouvent une certaine nostalgie à l'égard de la période d'avant la transition. "Tout n'était pas mauvais, dit-on à propos de la période communiste. Il est certain que, par exemple, il n'y avait pas de chômage dans les camps de travaux forcés. … Nous rayons souvent de notre mémoire tous les souvenirs désagréables d'autant plus que nous savons que tout s'est finalement bien terminé. Il est clair qu'un prisonnier politique ayant travaillé dans les mines d'uranium a peu de raison d'être nostalgique car l'histoire vit toujours en lui. Presque aucun crime des communistes n'a encore été expié. Et pourtant ils ont ruiné de nombreuses choses : institutions, écoles, partis politiques, associations, petites et moyennes entreprises ou agriculteurs privés, qui seraient tous les porteurs d'une mémoire historique. Même la liquidation physique ou l'expulsion a participé à l'interruption de la continuité et à la perte des traditions. … Non, en ČSSR - comme sur le Titanic – tout n'était pas mauvais. Mais tout compte fait, cela aura plutôt été une catastrophe."
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Les Tchèques ne sont révolutionnaires qu'en hiver
Jan Jandourek ironise à propos d'un phénomène typiquement tchèque : les révolutions se déroulent toujours en hiver. "Jusqu'à présent, personne n'a étudié l'influence de la météo sur notre histoire. Pourtant, l'hiver occupe une place majeure, que ce soit en 1918, année de naissance de la Tchécoslovaquie, le putsch [coup de Prague] de février 1948, la révolution de 1989, la Charte 77, née le 1er janvier 1977. (...) Pourquoi les Tchèques ont-ils un esprit révolutionnaire alors qu'ils pourraient rester bien au chaud ? Nous ne le saurons jamais. Cependant, du fait du réchauffement climatique, une évidence s'impose : personne n'entendra parler d'une révolution tchèque dans un proche avenir."
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La République tchèque veut juger les crimes du passé
Un tribunal tchèque a condamné Ludmila Brozova-Polednova, aujourd'hui âgée de 86 ans, à huit ans de prison pour avoir participé en tant que juge à un simulacre de procès stalinien à Prague en 1950. A l'époque, la députée démocrate et ancienne résistante Milada Horakova avait été condamnée à mort pour haute trahison. Etant donné son mauvais état de santé, il est probable que L. Brozova-Polednova ne purgera pas sa peine. "Malgré tout, affirme Jan Jandourek, il est bon que ce jugement ait été prononcé. Au moins, on ne pourra plus dire que personne n'a été jugé pour les crimes du passé. Cette tentative de rétablir une certaine justice arrive toutefois bien tard. Mais ce n'est pas une spécificité tchèque. De nombreux hommes de main d'Hitler ont échappé à la dénazification et ont continué à vivre une vie tranquille en Allemagne. Il en va de même en Italie, en Espagne, au Chili ou en Russie. Lorsque l'on passe d'une dictature à une démocratie sans effusion de sang, de nombreux criminels passent à travers les mailles du filet. Il est d'autant plus important de rappeler régulièrement les crimes qu'ils ont commis."
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Querelle autour de la cathédrale Saint-Guy de Prague
La querelle de longue date au sujet de la propriété de la célèbre cathédrale Saint-Guy de Prague n'en finit pas. La Cour suprême a cassé une décision du tribunal de Prague selon laquelle la propriété de l'édifice revient à l'Eglise. Il s'agit maintenant de déterminer si la cathédrale appartient "à tous les citoyens tchécoslovaques", comme le parti communiste l'a affirmé en 1954. Jan Jandourek commente l'affaire. "Cela semble être une bonne nouvelle mais il faut prendre conscience de ce que cela signifie vraiment. Il s'agit purement et simplement d'un vol. La remarque selon laquelle personne n'a protesté à l'époque contre l'enregistrement de ce butin des communistes au cadastre est ridicule. Qui aurait eu le courage de se rebiffer dans les années 50 ? Les évêques étaient en prison, et ceux qui étaient en liberté n'avaient pas envie de se retrouver en prison."
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