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Revue de presse / Liste des auteurs
Lévy, Elisabeth
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 2 articles de l'auteur.
Jean-François Mattéi affirme la suprématie de la culture européenne
Dans un entretien mené par Elisabeth Lévy, le penseur français Jean-François Mattéi s'interroge sur ce qui constitue l'identité européenne. "Toute civilisation se définit par un regard porté sur le monde. Les Indiens, les Aztèques regardaient le monde, mais pas de la même façon que les Européens. La civilisation européenne confère un privilège au regard, en grec 'theoria'. C'est par son regard théorique que l'Europe a réalisé son emprise sur le monde, et c'est de son regard que sont nées les oeuvres qui ont assuré sa suprématie. (...) Le regard européen a toujours visé une idéalité, idéalité scientifique avec l'idée de vrai, idéalité éthique et pratique à travers le bien, idéalité esthétique avec le beau.(...) Pour moi, il y a non seulement une spécificité, mais une supériorité de la culture européenne. Les autres cultures ont des signes, des images, des mots, mais les Européens inventent le concept."
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Tous les textes disponibles de » Jean-François Mattéi
Marcel Gauchet et l'effacement de l'identité nationale
Le philosophe et historien français Marcel Gauchet, interrogé par Elisabeth Lévy, explique pourquoi l'Etat nation est décrié. "A partir du moment où le politique n'est plus qu'une infrastructure, on ne le voit plus et on ne le respecte plus. L'Etat n'est plus un vénérable surmoi collectif, mais un prestataire de services qu'on trouve trop cher. La nation connaît un destin comparable. Les gens sont plus que jamais enfermés dans leurs identités nationales, mais pas sur un mode agressif, sur celui de l'évidence tranquille. Comme leur identité collective va de soi, ils ne la voient plus. Notre monde prétendument cosmopolite est peuplé de provinciaux enfermés dans leurs identités locales qui se croient citoyens du monde parce qu'ils peuvent s'appuyer sur une machine puissante dont ils ne mesurent jamais ce qu'elle leur apporte. Le climat d'irréalité propre à l'Europe vient du fait que nos sociétés ne savent pas sur quoi elles reposent et ce qui leur permet de fonctionner."
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Marcel Gauchet

