Dans le cadre du débat naissant sur la guerre civile et la dictature, le président de la conférence des évêques espagnols, Antonio María Rouco Varela, avait déclaré que "l'oubli est parfois nécessaire". Les jeunes en particulier devraient être libérés du "fardeau du passé". Francesc-Marc Alvaro réfute cette déclaration dans le quotidien La Vanguardia : "Le président des évêques considère-t-il que les jeunes ne sont pas capables de connaître, de traiter et d'assimiler l'histoire récente ? Ce type de protection paternaliste ne produit pas des citoyens responsables, elle génère uniquement des hommes de masse, pour reprendre le célèbre terme [du philosophe espagnol José] d'Ortega y Gasset. "L'histoire est la réalité de l'homme", a écrit le penseur espagnol, pour qui "nier le passer est absurde et illusoire". Comment peut-on bâtir une concorde parfaite sur la base de l'ignorance des faits ? Il serait bon pour tous les citoyens, en commençant par les catholiques, que les évêques catalans, dont nous supposons qu'ils ne partagent pas la perspective de Rouco, s'expriment sur la nécessité intellectuelle et éthique de connaître l'histoire." (01.12.2008)
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