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Revue de presse / Liste des auteurs
Tismaneanu, Vladimir
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 2 articles de l'auteur.
Peut-on côtoyer d'anciens indics ?
L'auteur germano-roumaine, Herta Müller, a récemment critiqué dans une lettre ouverte, l'invitation de conférencier que l'institut culturel roumain (ICR) de Berlin a adressée à des intellectuels roumains anciennement collaborateurs des services secrets communistes Securitate. Le spécialiste des sciences politiques, Vladimir Tismaneanu, appelle à l'intégration de ces accusés : "La Roumanie est le seul pays d'Europe de l'Est dans lequel nous avons assisté à un regroupement évident de la nomenclature et à une offensive aussi virulente contre les membres d'une société ouverte. Une lustration aurait résolu ce problème. ... Cependant, comme la réalité est différente, il nous faut admettre que nous vivons avec d'anciens informateurs. ... Ont-ils le droit moral de prendre part aux organisations de la société ? ... Le programme de l'ICR est basé sur les règles du jeu de la concurrence académique et non pas sur une biographie politique. Il est évident qu'un passé d'indic a de quoi choquer celui qui dispose d'un tant soit peu de morale. Pour autant, l'ICR n'est pas un tribunal moral. Et Herta Müller aurait pu faire un geste louable et thérapeutique en demandant aux deux anciens indics ce qu'ils pensaient du fait de se servir de leur position en tant qu'autorité culturelle pour revenir sur le devant de la scène publique."
» article intégral (lien externe, roumain)
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Ouverture des archives des ex-services secrets roumains
Plus de seize ans après la chute du communisme, la Roumanie va enfin pouvoir consulter les archives de l'ex-police secrète, la tristement célèbre Securitate. Environ 1,3 million de documents seront dévoilés progressivement. Vladimir Tismaneanu, professeur de sciences politiques à l'université américaine du Maryland et président de la Commission d'enquête sur la dictature communiste de Roumanie créée par le président roumain Traian Basescu en avril 2006, plaide en faveur de la transparence sur l'identité des collaborateurs de la police secrète. "Nous menons une guerre contre l'amnésie - et cette lutte est justifiée. On ne peut pas parler aujourd'hui de chasse aux sorcières. Les 'sorcières' étaient des femmes innocentes qui étaient dénoncées, torturées et souvent assassinées lors de rituels insensés. Les informateurs des services secrets, au contraire, travaillaient de manière active pour le mal (...). Il est temps de découvrir les antécédents des dirigeants et responsables politiques actuels. Nous avons besoin d'une transparence complète afin de connaître toute la vérité. Le tissu de mensonges auquel nous faisons face aujourd'hui se resserre chaque jour un peu plus (...). Or, l'opacité permet au populisme et à autres mouvements démagogues et autoritaires de prospérer".
» article intégral (lien externe, polonais)
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