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02.12.2008

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Revue de presse / Liste des auteurs


Popescu, Cristian Tudor


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.


Gândul - Roumanie | 14.08.2008

La peur bleue des parlementaires

C'est le parlement roumain, et non le ministère public, qui a rejeté hier l'introduction de demandes d'enquête à l'encontre de deux députés, l'ex-Premier ministre Adrian Năstase et l'ex-ministre des Transports, Miron Mitrea, pour présomption de corruption. D'après le quotidien Gândul, cette décision aura d'importantes répercussions : "Cette décision montre que la justice est complètement ignorée en Roumanie. On se moque des citoyens de ce pays qui, pendant 18 ans, ont entendu parler des principes d'Etat de droit, de démocratie et d'égalité devant la loi, auxquels ils ont cru. … Les députés auraient dû requérir contre les deux hommes Nastase et Mitrea, non pas la prison ni la chaise électrique, mais simplement une action en justice à leur encontre, pas seulement pour des questions de responsabilité et de morale, mais au moins dans l'optique d'un calcul politique. … Les députés qui se sont opposés à cette enquête se sont encore enfoncés davantage qu'ils ne l'étaient déjà de toute façon pour l'opinion publique. Quelle pression a été exercée sur les parlementaires ? Qui était leur conseiller le plus important ? Il n'y a qu'une seule réponse possible : la peur. La peur bleue de devoir soi-même se retrouver un jour face aux procureurs. L'ampleur de cette peur paralysante donne une idée du nombre de cadavres dans le placard, de l'importance du vol et du déshonneur mais aussi des sommes impressionnantes qui ont été amassées sous le toit du Parlement."

Gândul - Roumanie | 27.11.2007

La Roumanie déconcertée par les élections européennes

Cristian Tudor Popescu analyse le peu d'enthousiasme des Roumains vis-à-vis des élections européennes. Seulement 27 % des électeurs inscrits ont voté lors du suffrage organisé le 25 novembre. "C'est le scrutin le plus déconcertant depuis l'introduction des élections libres il y a 17 ans. Le peuple - et surtout un peuple qui vient tout juste d'intégrer l'UE - n'avait pas les moyens de juger les candidats en fonction des critères en vigueur à Bruxelles : connaître la civilisation et la législation européenne et au moins une langue officielle. Il aurait été normal que les sièges au Parlement européen soient répartis en fonction des sièges au Parlement roumain, tout du moins pendant les premières années de notre adhésion. Ainsi, chaque parti aurait pu désigner ses députés, proportionnellement à sa représentation au Parlement. Toutefois, comment demander au peuple de voter avec enthousiasme alors que la plupart des candidats inscrits de force sur les listes européennes ont demandé à en être retirés le plus rapidement possible, comme s'il s'agissait d'une punition, voire d'une mise à l'écart ?"

Gândul - Roumanie | 11.05.2007

Le président Basescu publie une liste d'oligarques

Le président Traian Basescu fait campagne dans la perspective du référendum du 19 mai sur son éventuelle destitution. Mercredi 9 mai, il a publié une liste d'oligarques qui selon lui contrôlent la scène politique. Pour Cristian Tudor Popescu, il s'agit d'une combine de campagne. "La tactique du président Basescu est simple, rapide et peu coûteuse : moi, Traian Basescu, vous présente à vous, le peuple, la liste noire de l'oligarchie - et vous, le peuple, vous vous échauffez et descendez avec vos fourches et vos haches sur la place publique. Traian Basescu a d'abord publié une liste de grandes entreprises, puis une liste de journalistes impopulaires et maintenant il publie la liste des oligarques. (...) Il ne manquait plus que le roi Michel réapparaisse, ce qu'il a fait hier après-midi, car il sait flairer les moments opportuns. Dix-sept ans après sa première apparition à la chute du communisme, nous sommes toujours dans le même état de civilisation politique et moral : nous avons un système judiciaire dans lequel les avocats sont plus virulents que les procureurs, un président qui appelle le peuple à punir les 'méchants' et un monarque qui veut sauver la Roumanie."

Heti Világgazdaság - Hongrie | 03.02.2007

La corruption des journalistes roumains

Cristian Tudor Popescu, rédacteur en chef du quotidien 'Gandul' et président du Club roumain de la presse, explique dans un entretien avec János Irházi, correspondant du journal hongrois à Bucarest, que la corruption est un problème répandu dans les médias roumains. "En province, il n'est pas rare que quelqu'un passe à la rédaction, pose de l'argent sur le bureau et réclame tel ou tel article. Ou l'inverse : des journalistes font chanter un entrepreneur avec certaines informations incriminantes à son sujet et demandent à être payés pour ne pas les publier." Cristian Tudor Popescu ajoute que les attaques des politiciens à l'encontre des médias sont quotidiennes et que le président roumain Traian Basescu tente de nuire à la crédibilité de la presse afin de renforcer sa propre popularité. "Dan Voiculescu, chef du parti conservateur membre de l'actuelle coalition gouvernementale, a récemment comparé toute la profession aux espions de la Securitate [l'ancienne police secrète communiste en Roumanie]."

Gândul - Roumanie | 18.01.2007

Le gouvernement roumain entaché par une affaire de corruption

Début 2005, le Premier ministre roumain Calin Tariceanu a adressé au Président Traian Basescu un courrier le priant d'intervenir en faveur d'un homme d'affaires millionnaire accusé de fraude fiscale. Ce document a été rendu public mercredi 17 janvier. "Les arguments avancés par Basescu pour ne pas avoir publié la lettre plus tôt sont effrayants", remarque le journaliste Cristian Tudor Popescu. "Selon lui, cela aurait discrédité sur le gouvernement et porté préjudice à l'intégration européenne de la Roumanie. Le président a dissimulé le document parce que (...) 'ce n'était pas le bon moment' ! Pourquoi au juste prend-on donc des mesures contre la corruption ? (...) D'un point de vue purement juridique, l'incident ne conduira pas à la démission du Premier ministre. Le président Basescu ne sera pas non plus contraint d'expliquer devant le Parlement pourquoi il a dissimulé la vérité. Sur le plan moral, en revanche, on sait que le Premier ministre a soutenu un oligarque, et que le Président Basescu s'est rendu coupable de complicité."

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