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Revue de presse / Liste des auteurs
Ulrich, Stefan
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 5 articles de l'auteur.
Jugement révolutionnaire sur des crimes de guerre
Un tribunal italien a décidé qu'à l'avenir des victimes individuelles pourraient porter plainte en matière de droit civil contre des Etats ayant commis des crimes à leur encontre. Cela pourrait avoir des conséquences pour de nombreux Etats européens : "Les juristes ne sont pas enclins aux révolutions. Pourtant s'en est une. … Si on met en application ce jugement italien jusqu'au bout, des millions et des millions d'actions en dommages-intérêts provenant de nombreux pays qui ont été autrefois ravagés par l'Allemagne nazie pourraient affluer vers la République fédérale. … L'Italie devrait alors dédommager d'innombrables victimes qui ont autrefois souffert sous la botte du Duce, comme en Albanie et en Grèce. … Les Algériens pourraient présenter de vieux comptes à la France. Cela pourrait encourager des survivants des bombardements de Dresde à porter plainte contre la Grande-Bretagne. Dans les Balkans, la Justice serait occupée pendant des décennies par la compensation financière des crimes commis par les Serbes et les Croates sur les peuples des Balkans. … Mais si les Etats poursuivis donnaient tout simplement suite à toutes les demandes, nombreux seraient ceux qui s'effondreraient en raison des dettes du passé. La Serbie par exemple n'aurait plus d'avenir. … Berlin a certes raison de revendiquer le maintien du principe d'immunité et d'attaquer le jugement de Rome devant le Tribunal international. Mais elle devrait adresser en même temps un signe de réconciliation à l'Italie."
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Le cimbre menacé de disparition
Stefan Ulrich évoque le sort d'une langue pratiquement plus parlée sur la planète, le cimbre, un mélange de bavarois, d'italien et de moyen haut allemand. Un millier de personnes parlent encore cette langue dans le monde. "Il semble que le dernier bastion du cimbre, Luserna - un village situé à 1 300 mètres d'altitude - soit condamné à disparaître ou devienne un village de montage italien tout à fait normal. Beaucoup de familles sont parties. Cependant, une sorte de mouvement de résistance du cimbre s'est mis en place. (...) Pour redonner de la vigueur à sa langue maternelle, le maire [Luigi Nicolussi] souhaite attirer les touristes allemands. Il a eu cette idée grâce à Bruno, l'ours à l'origine de bien des problèmes, qui avait quitté le Trentin pour aller en Bavière pendant l'été 2006 avant de se faire abattre. Luigi Nicolussi a donc demandé au gouvernement du land de Bavière à Munich de lui remettre l'ours empaillé pour l'exposer. Il a alors écrit au ministre-président : 'Nous sommes d'anciens Bavarois'. Pourtant, la communauté du cimbre est menacée d'extinction. 'La mort de l'ours Bruno peut nous aider à lutter pour notre survie'."
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Le gouvernement italien joue sa survie
Stefan Ulrich se demande comment UDEUR, le parti ultraminoritaire du ministre démissionnaire de la Justice Clemente Mastella, a pu acquérir autant de pouvoir. "Il est devenu ministre car le Premier ministre Romano Prodi avait besoin de son parti pour former une majorité. Cette contrainte a été fatale : lorsque le parquet a lancé une enquête contre Clemente Mastella pour une affaire de corruption, l'ex-ministre a traités les juges 'd'extrémistes' lancés dans une 'chasse à l'homme'. (...) Mais cette affaire ne concerne pas uniquement la procédure pénale contre l'ancien ministre. En effet, ce dernier redoute la réforme du système électoral prévu pour ce printemps, qui sonnerait la fin des petits partis et préfère l'ancien système de vote, tout comme le chef de l'opposition Silvio Berlusconi, qui a montré pendant cinq ans son incapacité à bien diriger le pays. Toutefois, ces jours-ci, les Italiens accorderaient la victoire à Silvio Berlusconi, non pas pour marquer leur adhésion à sa politique, mais pour manifester leur inquiétude envers l'orientation de Romano Prodi vers la gauche."
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Stefan Ulrich à propos des relations entre l'Allemagne et l'Italie
A l'occasion d'un colloque sur l'histoire germano-italienne à Trente, en Italie, Stefan Ulrich s'interroge sur l'état des relations entre les deux pays. Le quotidien italien La Republicca avait parlé récemment d'une 'période glaciaire' entre les deux nations. "La crise européenne est un facteur susceptible d'expliquer cet éloignement. Par le passé, le projet d'intégration avait rapproché les deux nations, discréditées par le totalitarisme et les guerres d'agression. Bruxelles leur avait apporté la reconnaissance internationale et l'Europe une protection contre de nouveaux excès. Aujourd'hui, l'idéal européen est partout en recul, les présumés intérêts nationaux passent au premier plan. La crise européenne déteint sur la relation germano-italienne. A contrario, l'Allemagne et l'Italie pourraient essayer de donner un nouveau souffle à leurs rapports par le biais de nouvelles initiatives européennes. Elles adhèrent par exemple toutes les deux à l'idée de l'Europe noyau, que l'Italie vient justement d'évoquer à nouveau. Il faudrait pour cela que Berlin prenne Rome plus au sérieux, que Rome dépasse la méfiance historique qu'elle entretient à l'égard de Berlin et qu'elle combatte ses faiblesses en matière de politique intérieure."
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La violence dans le football italien
Stefan Ulrich commente les "mesures draconiennes" enisagées par le gouvernement italien après la mort d'un policier à Catane. "Les matchs ont été suspendus, le ministre de l'Intérieur menace de ne plus envoyer aucun policier dans les stades, un autre ministre demande que les arènes soient définitivement fermées. Suivant cette logique, Naples devrait être rayé de la carte à cause de la Camorra, et la Sicile à cause de Cosa Nostra. Au lieu de capituler, l'Etat doit reconquérir les terrains - en instaurant un catenaccio [un système de jeu verrouillé qui favorise l'efficacité au détriment du spectacle] contre la violence, ce 'verrou' que les footballeurs italiens maîtrisaient si bien autrefois. Ce ne sera pas facile, mais c'est possible. Il ne faut pas chercher à comprendre pourquoi les arènes du pays champion du monde font partie des plus dangereuses et des plus sordides d'Europe. D'autres pays ont montré à quel point les stades modernes sont sûrs. En outre, les clubs italiens et ceux des fédérations d'autres pays pourraient être contraints à mettre fin à leurs relations avec les supporters extrémistes. Les joueurs qui excitent leurs supporters avec le salut fasciste, comme cela s'est vu à Rome, doivent s'en aller."
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