Menu secondaire: Revue de presse
Revue de presse / Liste des auteurs
Weill, Nicolas
Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.
Alain Badiou souhaite la disparition de l'intellectuel de gauche
Dans une interview accordée à Nicolas Weill, le philosophe français Alain Badiou revient sur la fin de l'intellectuel de gauche tel que la France l'a connu. "Le ralliement à M. Sarkozy symbolise la possibilité pour des intellectuels et des philosophes d'être désormais des réactionnaires classiques (...). Sont compris dans ce ralliement la fréquentation corrompue des riches et des puissants, la xénophobie antipopulaire et l'adoration de la politique américaine. Autrefois, quand un intellectuel était de droite, il avait des complexes. Même Raymond Aron en avait ! La séquence de l'après-guerre avait constitué le personnage bien typé de l'intellectuel de gauche. Nous allons assister - ce à quoi j'aspire - à la mort de l'intellectuel de gauche, qui va sombrer en même temps que la gauche tout entière, avant de renaître de ses cendres comme le phénix ! Cette renaissance ne peut se faire que selon le partage : ou radicalisme politique de type nouveau, ou ralliement réactionnaire. Pas de milieu."
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Philosophie, » France
Tous les textes disponibles de » Alain Badiou
Elfriede Jelinek et le mythe de l'innocence autrichienne
Elfriede Jelinek, Prix Nobel de littérature 2004, évoque dans un entretien avec Nicolas Weill son livre 'Enfants des morts'. L'auteure autrichienne explique qu'il est de son devoir d'arracher "le masque de l'innocence" de l'Autriche. "Haider comme figure, c'est-à-dire la nouvelle droite politique qu'il a naguère en quelque sorte personnifiée, signifie la continuité d'un fascisme moderne sous l'habit d'un (autrefois encore) nouveau 'Führer' jeune et séduisant. A partir de Haider, on n'avait plus, pour le représenter et bien le vendre, les vieux nazis avec leurs histoires de guerre, mais un jeune homme sportif et à la mode. Ce genre de créature, leur éternel retour, égratigne naturellement le mythe de l'innocence éternelle de l'Autriche, longtemps entretenu, jusqu'au milieu des années 1980 (...), d'une Autriche qui s'était elle-même érigée en victime isolée, en petit pays sans défense agressé par Hitler (...)."
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Littérature, » Autriche
Tous les textes disponibles de » Elfriede Jelinek
Saul Friedländer et la solitude des Justes
L'historien franco-israélien Saul Friedländer, spécialiste de l'Holocauste, souligne dans une interview réalisée par Nicolas Weill le manque de solidarité collective à l'égard des juifs pendant la Deuxième guerre mondiale. "Qu'il n'y ait pas eu des milliers de gens pour se dresser contre ces crimes ne me frappe pas. Il est clair que la peur régnait, qu'on songeait d'abord à soi. Mais qu'au niveau des ecclésiastiques et des intellectuels il y ait eu si peu de protestations, de solidarité, voilà ce qui est étonnant. Cela montre que la Shoah était un phénomène global. Certes, il fallait un détonateur. Mais aussi qu'il y eût beaucoup de bois mort et de broussailles pour que le feu prenne. Il n'y a pas de groupe dans toute l'Europe, pas un seul, qui ait, en tant que tel, manifesté sa solidarité avec les juifs. Alors, c'est vrai, il y a les Justes [les non-juifs qui ont sauvé des juifs persécutés]. Mais il s'agit d'individus héroïques, pas de groupes sociaux."
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Histoire, » Europe
Tous les textes disponibles de » Saul Friedländer
La spécificité de la colonisation française
La chercheuse américaine Mary Lewis (Harvard) compare l'histoire coloniale française à celle vecue par d'autres pays européens. "Pour les autres puissances impériales, la colonisation ne s'accompagne pas d'un idéal républicain. Mais la différence ne porte pas tant sur la colonisation elle-même que la décolonisation. La décolonisation britannique n'a rien connu de comparable ni à la guerre d'Indochine ni à la guerre d'Algérie. Or, l'importance de ces conflits est indéniable dans l'appréciation et la perception comparée du passé colonial de ces deux puissances. Quand on relit les récents débats parlementaires sur le 'rôle positif' de la présence française outre-mer, on est frappé du poids de ce traumatisme. (...) L'histoire ne s'écrit pas comme on compose une majorité parlementaire. Prononcer un jugement de valeur sur une série d'événements historiques peut s'avérer assez dangereux".
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Histoire, » France

