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10.10.2008

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Revue de presse / Liste des auteurs


Wiegel, Michaela


Dans la revue de presse européenne, euro|topics a cité jusqu'à présent 4 articles de l'auteur.


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | 01.07.2008

Sarkozy fait avancer l'Europe

Le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung voit dans le président français Nicolas Sarkozy une personnalité de meneur adéquate : "Face à la pause imposée par le résultat du référendum irlandais dans le domaine du traité de Lisbonne, l'UE peut avoir besoin d'un président de la trempe de Nicolas Sarkozy. Certes le rôle de brave médiateur ne correspond pas au chef d'Etat le plus entreprenant, le plus infatigable et le plus imprévisible de toute l'Europe. Mais Sarkozy considère le traité de Lisbonne comme une œuvre qui n'aurait pas vu le jour sans lui. C'est pourquoi il va employer toutes ses forces pour sauver le traité. … L'activisme européen de Sarkozy est accru par le fait qu'il a cruellement besoin d'une réussite à présenter à son public national. Car sa chute dans les sondages d'opinion n'est pas encore terminée. Etant donné que les Français vont devoir s'attendre à des coupes douloureuses dues aux réformes enclenchées, il a besoin de succès sur la scène européenne et l'UE va justement pouvoir tirer profit de cet élan de Sarkozy."

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | 22.10.2007

La lecture de la lettre de Guy Môquet doit-elle être obligatoire ?

Aujourd'hui doit être lue dans les écoles françaises la lettre d'adieu du jeune résistant Guy Môquet. Cette lecture est obligatoire. Dans un entretien réalisé par Michael Wiegel, l'historien Max Gallo explique que la vision de l'histoire transmise par l'école ne devrait pas être dictée d'en haut. "Pour moi, un enseignant qui décide de ne pas lire la lettre de Môquet ne doit pas encourir de sanctions. C'est à lui de choisir. De même, chaque enseignant est libre de commenter la lettre selon la place qu'il lui attribue dans l'histoire. Il faut organiser des débats, il ne doit pas y avoir de consensus." Max Gallo explique pourquoi cette lettre a encore tant d'importance en France aujourd'hui. "La Deuxième Guerre mondiale constitue la trame de tous les débats politiques, comme par exemple le débat actuel sur les tests ADN pour les immigrés. C'est un passé qu'on n'oublie pas."

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | 19.09.2007

Kouchner surprend l'Europe

Michaela Wiegel apporte des éclaircissements sur la stratégie médiatique adoptée par Bernard Kouchner. "Pour la plupart des ministres français, sortir de l'ombre de l'omniprésent Nicolas Sarkozy est devenu une question de survie politique. C'est également vrai dans une certaine mesure pour Bernard Kouchner, qui maîtrise à la perfection la mise en scène médiatique. C'est pourquoi il n'a pas hésité à s'exprimer assez vigoureusement. (...) Le fait de ne pouvoir conformer ses activités à la ligne suivie par un parti ou un gouvernement ne l'a jamais dérangé. Malgré les réticences de François Mitterrand, il a plaidé en faveur d'une intervention européenne dans les Balkans. Il a choqué les esprits en déplorant le soutien du dictateur Saddam Hussein par les alliés occidentaux à la fin de la première guerre du Golfe (...) Ce sont précisément les entrées en scène peu diplomatiques et indépendantes de Bernard Kouchner qui ont poussé Nicolas Sarkozy à lui confier le poste de chef de la diplomatie française."

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne | 12.03.2007

La fin de l'ère Chirac

Michaela Wiegel fait état de "deux ruptures dans la politique étrangère de la France" pendant le mandat de Jacques Chirac. "La première rupture, le différend avec les Etats-Unis par rapport à la guerre en Irak, a été provoquée volontairement par le président français. La deuxième rupture concerne la prise de distance de la France par rapport au processus d'intégration européen (...). C'est précisément Jacques Chirac, dont la carrière politique a été très marquée par la guerre froide, qui s'est détaché dès le début de sa présidence en 1995 du modèle de pensée de cette ère pendant laquelle l'équilibre des blocs était au-dessus de tout. Pour la première fois depuis la crise de Suez de 1956, Jacques Chirac a remis en question le pacte de solidarité avec les Etats-Unis (...) en menaçant d'utiliser le droit de veto de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, en plein milieu de la crise irakienne. Les tentatives de la France de rallier à sa position les grandes puissances russe et chinoise, des partenaires européens comme l'Allemagne et la Belgique, ainsi qu'un grand nombre d'Etats d'Amérique du Sud et d'Afrique au sein d'une sorte de contre-alliance anti-américaine sont sans précédent. Toutefois, contrairement à Gerhard Schröder, qui était en pleine campagne électorale, il ne s'agissait pas pour Jacques Chirac, très expérimenté en matière de politique étrangère, de vérifier les réflexes pacifistes de ses compatriotes."

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