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30.08.2008

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Politique

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POLITIQUE

Dziennik - Pologne | 29.08.2008

Pas de réforme en raison de Wałęsa

L'Institut d'Etat polonais, Institut du souvenir national (IPN), se refuse à inscrire l'ex-président et libérateur Lech Wałęsa sur la liste des victimes de l'ancien régime communiste. Le gouvernement libéral de droite critique ce refus et veut limiter la marge de manœuvre de cette autorité dans son travail de mémoire sur les crimes communistes. L'analyste Piotr Zarmenba rejette dans le quotidien Dziennik toute réforme de la loi. "J'émets de sérieuses réserves quand des politiciens bricolent dans les institutions autonomes pour leur donner une forme qui corresponde à leurs représentations. … J'étais déjà contre le fait que l'Institut dresse une liste générale des agents, je vois aussi d'un œil sceptique la promulgation de la liste des victimes par décret. L'IPN devrait pouvoir décrire l'Histoire mais laisser l'opinion publique en tirer seule les conclusions. … Il se peut qu'à l'avenir qu'une personne aux vues différentes prenne la place [du président de l'IPN, Janusz] Kurtyka. Cela doit toutefois se faire de façon civilisée, dans le respect de son mandat." (29.08.2008)

Právo - République tchèque | 29.08.2008

Des sanctions contre la Russie ?

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a évoqué hier pour la première fois de possibles sanctions de l'UE contre la Russie suite à son intervention au Caucase. Le journal libéral de gauche Právo pense qu'il ne faut pas se faire d'illusions : "La seule sanction qui pourrait être douloureuse pour la Russie serait que l'Europe cesse de lui acheter du gaz. Mais l'Europe ne peut pas le faire, même en théorie, parce qu'elle s'effondrerait avant que la Russie ne s'en rende compte. La dépendance des matières premières russes est un péché mortel. Il n'a jamais été possible à l'UE de se mettre d'accord sur une politique énergétique commune. … On pourrait bien sûr aussi exclure la Russie du groupe des Etats du G8. De toute façon, ce pays n'a rien à y faire, à l'époque son adhésion était uniquement un geste en faveur de Mikhaïl Gorbatchev. Le boycott des Jeux olympiques de Sotchi ne serait qu'un geste moral. Alors que faire ? Un arrêt des importations sur le caviar russe ? N'importe quoi ! … Il ne reste plus à l'Occident qu'à agir rationnellement et sauver ce qui peut encore l'être. Les deux provinces géorgiennes sont perdues. Il s'agit avant tout maintenant de préserver l'Ukraine d'un sort identique." (29.08.2008)

The Guardian - Royaume-Uni | 29.08.2008

L'autre visage de la Croatie

Slavenka Drakulić, spécialiste en procédures pénales internationales, accuse la Croatie dans le quotidien The Guardian, de maintenir en vie des traditions fascistes derrière le masque d'un pays touristique. "Si l'anti-fascisme fait partie de la constitution du nouvel Etat croate, si les appels à la haine nationale, religieuse et raciste sont interdits par la loi, alors où est le problème ? Le problème c'est l'attitude de la Croatie à l'égard de son passé. Des documents et des annonces sont une chose, la réalité en est une autre. … Avant son indépendance voici 17 ans, la Croatie n'a existé qu'une seule fois comme Etat indépendant : entre 1941 et 1945, en tant que régime marionnette gouverné par les nazis. … Les politiques croates, en particulier le Premier ministre, Ivo Sanader, interviennent bruyamment en faveur des valeurs européennes et font part de leur intention d'entrer dans l'UE. De tels comportements non-européens comme les crimes de guerre, le terrorisme et le fascisme sont certes légalement proscrits mais tolérés dans la pratique et même soutenus. L'UE a-t-elle besoin de cette Croatie – un pays qui ne montre au monde que son beau visage estival, mais occulte ses valeurs douteuses ?" (29.08.2008)

Le Monde - France | 28.08.2008

Plus de démocratie en Europe

Le Monde analyse l'importance des élections européennes pour les citoyens de l'UE et du processus de nomination du président de la commission européenne envisagé par le traité de Lisbonne : "Les élections au Parlement européen sont, en dehors des référendums, la seule occasion donnée aux citoyens, dans tous les pays de l'Union, de donner directement leur avis sur les questions européennes. S'il est vrai que les scrutins sont souvent dominés par les enjeux nationaux, une chance est offerte aux partis politiques d'ouvrir un vaste débat sur l'état de l'Europe. … En France comme ailleurs, la préparation des élections de juin 2009 a déjà commencé. C'est aussi en 2009 que sera désigné le nouveau président de la Commission. Pourquoi ne pas se saisir de ce double événement pour tenter de combler enfin le 'déficit démocratique' dont souffre … l'Union européenne ? … Le couplage du scrutin parlementaire avec la bataille pour la Commission présente un double avantage : la procédure est rendue transparente et le choix du président devient celui d'une politique, et non pas celui d'une personne." (28.08.2008)

Financial Times - Royaume-Uni | 26.08.2008

Medvedev défend sa décision

Le président russe Dmitri Medvedev défend dans le quotidien Financial Times sa reconnaissance des provinces géorgiennes dissidentes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie : "Ce pas n'a pas été franchi de façon irréfléchie et ses conséquences ont été évaluées. … Après l'effondrement du communisme, la Russie a dû se résigner à la 'perte' de 14 anciennes républiques soviétiques qui sont devenues des Etats indépendants bien que cela ait eu pour conséquence de faire échouer 25 millions de Russes dans des pays qui n'étaient plus les leurs. … Pouvez-vous vous imaginer ce que le peuple abkhaze a ressenti lorsque son université de Sochumi a été fermée par le gouvernement de Tbilissi sous prétexte que les Abkhazes n'avaient ni langue, ni histoire, ni culture propres convenables, et que, en cela, ils n'avaient pas besoin d'une université ? … Faisant fi des avertissements de la Russie, les pays occidentaux ont reconnu entre-temps et en toute hâte l'indépendance illicite du Kosovo. Nous avons toujours dit qu'il serait ensuite impossible de faire comprendre aux Abkhazes et aux Ossètes (et à des douzaines d'autres groupes dans le monde) que ce qui est bon pour le Kosovo ne l'est pas pour eux. … J'espère profondément que le peuple géorgien, à qui nous témoignons historiquement amitié et sympathie, aura un jour à sa tête les dirigeants qu'il mérite, pour qui leur pays comptera et qui construiront des relations de respect mutuel vis-à-vis de tous les peuples du Caucase." (26.08.2008)

Gazeta Wyborcza - Pologne | 28.08.2008

Trahison grecque

L'entreprise énergétique russe Gazprom planifie actuellement la construction du gazoduc South Stream qui doit passer le long de la Géorgie vers la Bulgarie en traversant la mer Noire. Le Parlement grec prévoit de ratifier un traité avec la Russie, permettant ainsi à Athènes de donner son accord à ce projet de construction qui passe pour un projet concurrent au gazoduc Nabucco, initié par l'Europe. Le quotidien Gazeta Wyborcza critique cette ratification prévue. "La ratification de l'accord entre la Grèce et Moscou va concerner l'ensemble des relations de l'UE avec la Russie. La construction [prévue] du gazoduc Nabucco est soutenue par l'UE. Les livraisons de matières premières provenant des Etats de la mer Caspienne via un réseau de gazoducs indépendant de la Russie signifieraient la fin du monopole de Gazprom en Europe. Ces changements n'ont toutefois aucune chance d'intervenir si l'on exclut la Géorgie du groupe des pays qui participent au transit des matières premières en dehors de la Russie. Cela aurait même pu être l'un des objectifs de l'attaque russe [sur la Géorgie]. Si cela faisait partie des plans russes, la Grèce apportera sa bénédiction en décidant de ratifier le traité sur le gaz à ce moment précis. ... Athènes montre également que les discours évoquant des sanctions que l'UE pourrait prendre à l'encontre de la Russie suite à la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, ne sont que des paroles en l'air." (28.08.2008)

Die Presse - Autriche | 28.08.2008

L'Ukraine, une poudrière ?

Au cours de la crise dans le Caucase, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a exprimé la crainte que la Russie ne tente d'attaquer l'Ukraine. Le quotidien Die Presse estime que l'UE a le devoir d'empêcher cela. "Nombreux sont ceux en Europe qui reconnaissent en haussant les épaules que Moscou est en train de redessiner la carte de géographique de l'Europe. De toute évidence, la Russie entend, comme l'Union soviétique jadis, disposer autour d'elle un cercle d'Etats vassaux à sa botte. … Dans les médias russes, cela fait longtemps que l'on s'agite contre [le président ukrainien pro-occidental] Iouchtchenko. L'Ukrainien n'est heureusement pas un nerveux comme le Géorgien Saakachvili qui, affolé, est tombé dans le piège russe. Mais la circonspection seule n'aidera pas Iouchtchenko face à le réveil de l'appétit impérial de la Russie. Et des visites de solidarité occidentales à elles seules ne suffiront pas non plus. Si l'UE ne trouve pas de position commune vis-à-vis de la Russie, qu'elle adopte au moins une stratégie commune pour soutenir l'Ukraine." (28.08.2008)

Rheinische Post - Allemagne | 28.08.2008

Mission dangereuse

Un soldat allemand a été hier tué hier dans un attentat perpétré par les talibans islamistes radicaux en Afghanistan. Le journal régional Rheinische Post voit un lien entre cet attentat et les précédents. "Que peuvent ressentir les soldats allemands qui doivent avoir chaque seconde à l'esprit qu'ils peuvent être victimes … d'une embuscade ? Ils savent qu'ils sont presque sans défense face à de telles attaques. Ils savent aussi que les talibans ont été confirmés dans leur mode opératoire pour la dernière fois par la mort de dix parachutistes français. En effet, des débats vifs ont cours désormais en France, où l'on va jusqu'à préconiser l'arrêt de l'engagement des troupes françaises. Tout cela a des conséquences menaçantes pour le Nord de l'Afghanistan qui était calme jusque là, et pour le domaine de compétence de l'armée fédérale allemande : les attaques se multiplient. … La politique doit maintenant dire comment elle entend réussir cet engagement en Afghanistan qui avance doucement. … Les soldats ont droit à cette explication." (28.08.2008)

NRC Handelsblad - Pays-Bas | 27.08.2008

La sécurité de l'Europe est prime

Le gouvernement néerlandais n'est prêt à offrir des avantages commerciaux européens à la Serbie que lorsque tous les criminels de guerre auront été livrés. Cela serait dangereux au vu de la crise dans le Caucase estime le quotidien NRC Handelsblad : "L'une des leçons de la guerre en Ossétie du Sud, c'est que les conflits ethniques aux frontières russo-européennes sont extrêmement dangereux. Une situation où il y aurait d'un côté la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Macédoine et le Kosovo dans l'espace européen, et de l'autre la Serbie comme Etat vassal de Moscou, serait un cocktail explosif. Tant que la ligne de rupture russo-européenne passe par l'électorat serbe et que la coalition pro-européenne au gouvernement à Belgrade est instable, il ne faut pas prendre de risques. … Les Pays-Bas doivent se demander si l'extradition de deux criminels de guerre représente un intérêt national supérieur à la sécurité sur la frontière orientale de l'Europe." (27.08.2008)

The Irish Times - Irlande | 27.08.2008

Contre l'euroscepticisme

Depuis que le ministre des Affaires européennes Dick Roche s'est prononcé pour un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne, que les Irlandais avaient rejeté il y a quelques mois, le débat sur la position des Irlandais par rapport à l'Europe a repris de plus belle en Irlande. Mary Frances McKenna, directrice de l'alliance politique proeuropéenne 'Business Alliance for Europe', critique l'euroscepticisme de ses compatriotes dans le quotidien The Irish Times. "Deux voies s'offrent à nous : soit nous trouvons le moyen de rester au sein de l'UE, soit nous prenons le chemin de la désolation et de l'insignifiance. … L'euroscepticisme est un jeu auquel l'Irlande ne peut que perdre. … Tenter d'exister dans un dialogue limité avec le monde extérieur n'a jamais réussi à aucun pays et ce choix n'aidera pas l'Irlande. L'Irlande a gagné en influence en Europe parce que nous avons toujours participé au consensus naissant. … C'est pourquoi l'Europe et le choix de rester au cœur de l'Europe constituent de loin la meilleure option pour l'Irlande." (27.08.2008)


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