Slavenka Drakulić, spécialiste en procédures pénales internationales, accuse la Croatie dans le quotidien The Guardian, de maintenir en vie des traditions fascistes derrière le masque d'un pays touristique. "Si l'anti-fascisme fait partie de la constitution du nouvel Etat croate, si les appels à la haine nationale, religieuse et raciste sont interdits par la loi, alors où est le problème ? Le problème c'est l'attitude de la Croatie à l'égard de son passé. Des documents et des annonces sont une chose, la réalité en est une autre. … Avant son indépendance voici 17 ans, la Croatie n'a existé qu'une seule fois comme Etat indépendant : entre 1941 et 1945, en tant que régime marionnette gouverné par les nazis. … Les politiques croates, en particulier le Premier ministre, Ivo Sanader, interviennent bruyamment en faveur des valeurs européennes et font part de leur intention d'entrer dans l'UE. De tels comportements non-européens comme les crimes de guerre, le terrorisme et le fascisme sont certes légalement proscrits mais tolérés dans la pratique et même soutenus. L'UE a-t-elle besoin de cette Croatie – un pays qui ne montre au monde que son beau visage estival, mais occulte ses valeurs douteuses ?" (29.08.2008)
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