Dans le quotidien Népszabadság, l'écrivain et essayiste László Végel analyse la situation politique actuelle en Serbie suite à l'arrestation du criminel de guerre présumé Radovan Karadžić: "Si l'on considère la capture de Radovan Karadžić à travers le prisme de la vie politique en Serbie, on butte sur une somme de contradictions. … Ce n'est pas la question du nationalisme qui divise la Serbie aujourd'hui, mais plutôt le Kosovo et la stratégie d'adhésion à l'UE. Comment peut-on concilier ces deux aspects ? … Si la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo devait devenir une condition à l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, dans ce cas, les négociations d'adhésion ne risqueraient-elles pas d'aboutir à une impasse ? Personne n'ose plus se poser cette question délicate, bien que celle-ci ait une grande importance. … L'arrestation de Radovan Karadžić a été une véritable claque pour le nationalisme serbe. Pour les partis au gouvernement, la gestion du nationalisme ne constitue pourtant pas une priorité. Celui-ci fait aussi partie du passé, disent-ils. Ce n'est pas l'explication du passé qui a conduit à l'arrestation de Karadžić mais le fait que l'UE en avait fait une condition à l'adhésion à l'UE européenne." (28.07.2008)
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