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08.09.2008

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Politique

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POLITIQUE

Dagens Nyheter - Suède | 18.08.2008

La responsabilité liée à l'eau

Aujourd'hui débute à Stockholm la semaine internationale de l'eau. Des chercheurs et des experts des quatre coins du monde débattent dans la capitale suédoise des conséquences de la pénurie d'eau qui s'aggrave au niveau mondial. Le quotidien Dagens Nyheter note que les pays pauvres sont les plus touchés : "Climat, alimentation, eau et énergie sont intimement liés et représentent des défis majeurs en termes de compréhension globale du système pour ceux qui travaillent à des solutions durables pour l'avenir. Du fait du changement climatique, une répartition encore moins équitable des ressources en eau se profile et la responsabilité de nourrir la population de la planète incombe aux régions favorisées par le climat dans notre partie du monde." (18.08.2008)

die tageszeitung - Allemagne | 18.08.2008

Un détachement légitime ?

A la demande du gouvernement serbe, l'Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra à l'automne, doit demander une expertise de la Cour internationale de justice (CIJ) pour examiner la légitimité du détachement du Kosovo. Le quotidien die tageszeitung soupçonne un calcul politique dissimulé derrière cette initiative. "Les Russes ont toujours soutenu la Serbie et ont mis en garde les Albanais du Kosovo contre un détachement soi-disant irrecevable. … Entre-temps, 'l'intégrité territoriale' des Etats a [cependant] de nouveau la cote, en tout cas lorsqu'il s'agit de la Géorgie. Ces contradictions pourraient bien avoir des répercussions sur la décision que doit prendre au mois de septembre l'Assemblée générale des Nations unies qui risque de ne pas trouver de majorité pour une expertise de la CIJ. Le gouvernement serbe compte peut-être là-dessus. Pour lui, il s'agit uniquement de renoncer non sans résister à la revendication sur le Kosovo - sans irriter parallèlement les nouveaux partenaires occidentaux. … Il serait toutefois préférable que le tribunal des Nations unies ait l'opportunité de présenter les critères en faveur d'un détachement autorisé. Une expertise ne serait certes pas définitive, mais elle ne pourrait pas non plus être simplement ignorée." (18.08.2008)

Delfi - Estonie | 15.08.2008

Des contrôles d'identité agaçants

Selon le portail d'informations estonien Delfi, l'adhésion de l'Estonie et de la Lettonie à l'espace de Schengen ne fait pas que faciliter le trafic de voyageurs, il suscite aussi le mécontentement : "Nos chers voisins du Sud ont trouvé une nouvelle méthode pour améliorer leurs finances publiques. Chaque mois, environ une douzaine d'Estoniens sont priés par les douaniers lettons de passer à la caisse parce que, s'étant laissés emporter par l'enthousiasme de vivre dans une Europe sans frontières, ils n'ont aucun document d'identité sur eux. L'accord de Schengen prévoit que les contrôles ne soient plus effectués aux frontières internes : on peut donc aussi bien se rendre de Tallin à Helsinki, ou à Riga qu'à Tartu. Pourtant, si on lit les mentions en petits caractères, les passages de frontière ont bien disparu mais pas les contrôles, et les sanctions pour les documents oubliés sont ainsi source de profits juteux (jusqu'à 200 euros) en Lettonie." (15.08.2008)

Gazeta Wyborcza Online - Pologne | 15.08.2008

Un signal fort adressé à la Russie

Les gouvernements polonais et américain se sont mis d'accord sur la construction d'un bouclier antimissile en Pologne et ont conclu un traité provisoire pour ce projet hier soir à Varsovie. L'édition en ligne du quotidien Gazeta Wyborcza se réjouit de cet événement qu'il considère comme une réussite et le met en perspective avec la guerre au Caucase. "Contrairement à ce que le Premier ministre Tusk et le ministère des Affaires étrangères américain déclarent officiellement, la guerre en Géorgie a joué un rôle clé dans l'accélération des pourparlers américano-polonais sur le bouclier antimissile. Le feu vert de Tusk autorisant la signature du traité est une conséquence de la guerre. … Et c'est très bien ainsi. Ce traité est la reconnaissance de la réalité - les Etats-Unis sont les alliés les plus importants de la Pologne et doivent le rester. Dans la situation actuelle, c'est un signal fort adressé aux Russes : dans le Caucase, vous réalisez votre rêve de retour à l'hégémonie. Mais vous pouvez oubliez votre second rêve : celui où l'Europe centrale resterait un espace vide stratégique. En Géorgie, nous ne pouvons pas nous opposer à vous efficacement, mais l'Europe centrale fait partie de l'Ouest et elle le restera. … Les négociations entre Varsovie et Washington ont été longues et passionnées, les deux parties ont commis de nombreuses erreurs. Mais le résultat est visible. Surtout dans ces temps incertains." (15.08.2008)

Famiglia Cristiana - Italie | 15.08.2008

Une lutte entre mal lotis

Bien que le Vatican se refuse officiellement à rendre compte de l'actualité, le magazine hebdomadaire d'orientation catholique, Famiglia Cristiana, persiste dans sa critique, commencée il y a une semaine, de la politique intérieure menée par le gouvernement italien. "Placer des militaires dans les rues et transformer les maires en shérifs risque d'entraîner une guerre entre pauvres. Sur les trottoirs, on voit des militaires se débattre avec leur nouvelle mission, ces jeunes désemparés doivent faire le travail de la police, alors qu'ils n'en sont pas capables, et chasser les mendiants sans faire la distinction entre les vrais pauvres et ceux qui appartiennent à des groupes de mendiants criminels. … C'est une bonne chose d'agir contre les arnaques à la mendicité, mais le droit des pauvres à l'aumône doit demeurer. L'interdiction de mendier et de fouiller dans les poubelles pour chercher de la nourriture sert davantage à nier la pauvreté et à balayer sous le tapis l'incapacité des gouvernants à apporter des réponses efficaces à la misère. … Est-ce trop demander au gouvernement que de réfuter la présomption que le fossé se creuse quand la droite est au pouvoir et que les riches deviennent toujours plus riches et les familles toujours plus pauvres ?" (15.08.2008)

Trouw - Pays-Bas | 15.08.2008

Joschka Fischer comme modèle

En raison de son passé présumé d'activiste de gauche violent, le député vert néerlandais Wijnand Duyvendak a démissionné. Le quotidien Trouw rappelle le modèle du politicien vert allemand Joschka Fischer : "En ce qui concerne [le rapport avec le passé], Duyvendak a encore quelque chose à apprendre de l'ancien ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer. C'est également un ancien activiste, dangereux même, mais quelqu'un qui n'a pas fui son passé. Au contraire, il reconnaissait sa participation sans réserve aucune et se servait de cette expérience pour indiquer clairement et douloureusement à une nouvelle génération de jeunes pourquoi et comment il avait pu suivre la mauvaise voie. Un tel aveu permet à un peuple d'être plus avisé. Et il est également plausible de voir un politique tel que lui exercer tout de même une fonction dans laquelle la violation des lois est évidemment un tabou. Duyvendak, en revanche, esquive le sujet de sa participation (indirecte) à des actions violentes qui ne méritent même pas le nom de 'désobéissance civile' car elles se sont déroulées dans l'anonymat." (15.08.2008)

Diário Económico - Portugal | 15.08.2008

Sommes-nous menacés par une nouvelle guerre mondiale?

Le journaliste et auteur Domingos Amaral explique dans la quotidien Diário Económico que la guerre entre la Géorgie et la Russie pourrait être un signe annonciateur de la prochaine guerre mondiale : "La Russie a été provoquée et a réagi en déclarant la guerre à la Géorgie. La Russie a utilisé cette opportunité pour montrer au monde que le temps de l'humiliation était révolu et que la Russie ne se laissera pas faire si l'OTAN s'immisce dans sa 'zone d'influence'. Une chose me semble logique : si l'on soutient l'indépendance du Kosovo, on n'a pas le droit de refuser la même reconnaissance à d'autres régions comme l'Ossétie du Sud. Or, il ne s'agit pas seulement de droits mais aussi de pouvoir. La Russie a reconquis son pouvoir et elle l'imposera à des pays comme l'Ukraine, la Géorgie et peut-être même un jour aux pays baltes, et les séparera de l'Europe et de l'Amérique, si besoin par la force. Vladimir Poutine a déclaré un jour : 'la fin de l'URSS était la pire chose qui est arrivée au monde au XXème siècle'. Je disais alors qu'il s'était juste trompé de siècle. Ce n'est que maintenant que nous allons connaître les vraies conséquences de l'implosion du régime soviétique. Après les erreurs américaines des dernières années, le prochain président des Etats-Unis devra trancher : soit il se désengage et expose de nombreux pays de l'Est à l'influence de la Russie, soit il ne le fait pas et nous assisterons à une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. Le Kosovo et la Géorgie sont les premiers épisodes d'un film qui pourrait mal se terminer." (15.08.2008)

The Irish Times - Irlande | 14.08.2008

Les 100 premiers jours de Brian Cowen

Cela fait 100 jours que le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, est en fonction. Le quotidien The Irish Times fait un bilan de son ministère et parle de "temps difficiles" auxquels il va faire face. "Les 100 premiers jours de Brian Cowen comme Taoiseach [Premier ministre irlandais] ont coïncidé avec deux grands défis administratif et économique qui ont ébranlé son assurance et menacé l'autorité du gouvernement. Encore une période terrible comme celle-ci et les Irlandais commenceront à lui chercher un successeur. … Le chef du parti Fianna Fáil est dans une situation ingrate. En mettant l'économie en avant et en prenant des décisions difficiles pour le budget, il expose le parti à une sanction qui pourrait tomber lors des élections municipales de l'année prochaine. Quoi qu'il en soit, on attend de lui qu'il dirige le pays d'une façon résolue et il doit compter sur le fait que les électeurs le récompenseront pour cela. Son attitude face aux défis relevés après le non irlandais au traité de Lisbonne aura des répercussions sur l'attention que Bruxelles portera aux intérêts de l'Irlande." (14.08.2008)

Gândul - Roumanie | 14.08.2008

La peur bleue des parlementaires

C'est le parlement roumain, et non le ministère public, qui a rejeté hier l'introduction de demandes d'enquête à l'encontre de deux députés, l'ex-Premier ministre Adrian Năstase et l'ex-ministre des Transports, Miron Mitrea, pour présomption de corruption. D'après le quotidien Gândul, cette décision aura d'importantes répercussions : "Cette décision montre que la justice est complètement ignorée en Roumanie. On se moque des citoyens de ce pays qui, pendant 18 ans, ont entendu parler des principes d'Etat de droit, de démocratie et d'égalité devant la loi, auxquels ils ont cru. … Les députés auraient dû requérir contre les deux hommes Nastase et Mitrea, non pas la prison ni la chaise électrique, mais simplement une action en justice à leur encontre, pas seulement pour des questions de responsabilité et de morale, mais au moins dans l'optique d'un calcul politique. … Les députés qui se sont opposés à cette enquête se sont encore enfoncés davantage qu'ils ne l'étaient déjà de toute façon pour l'opinion publique. Quelle pression a été exercée sur les parlementaires ? Qui était leur conseiller le plus important ? Il n'y a qu'une seule réponse possible : la peur. La peur bleue de devoir soi-même se retrouver un jour face aux procureurs. L'ampleur de cette peur paralysante donne une idée du nombre de cadavres dans le placard, de l'importance du vol et du déshonneur mais aussi des sommes impressionnantes qui ont été amassées sous le toit du Parlement." (14.08.2008)

Der Standard - Autriche | 14.08.2008

L'UE hésite dans le Caucase

Le quotidien Der Standard critique la direction des négociations de l'UE dans le conflit au Caucase : "Bienvenue dans l'Union européenne, pays de l'assouplissant : les Géorgiens et avec eux les habitants de ce que Moscou appelle par euphémisme le 'pays étranger voisin', qui est le seul grand terrain d'entraînement militaire aux frontières occidentales de la Russie - l'Ukraine, les pays baltes, la Moldavie, la république pétrolière d'Azerbaïdjan - vont se frotter les yeux d'incrédulité suite à la décision des ministres des affaires étrangères établissant le cessez-le-feu dans le Caucase. Après mûre réflexion et après avoir attendu un certain temps, l'Union européenne va envoyer des 'observateurs'. En Géorgie, chaque minute compte. … La Russie dicte sa paix dans le Caucase parce que les Européens - et jusque là aussi les Américains - ne veulent rien objecter contre cette revendication de pouvoir. Ces dernières années, pour les dirigeants européens, la Géorgie n'était bonne qu'à servir de modèle d'exposition pour la politique européenne de voisinage et pour les discours sur le 'corridor de transit' entre l'Asie centrale et l'Europe en matière de sécurité énergétique de l'UE. Seuls les Européens de l'Est qui ont déjà eu des expériences avec l'Union soviétique et la Grande-Bretagne qui ne se laisse plus berner sur la nature de la nouvelle Russie, sont prêts à s'engager pour les Géorgiens. L'Ukraine a limité le mouvement de la flotte russe sur la mer de Crimée. Voilà un signe de solidarité concrète qu'attendent les Géorgiens." (14.08.2008)


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