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30.08.2008

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Politique

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POLITIQUE

Le Monde - France | 06.08.2008

Un problème européen

Dans son éditorial, Le Monde critique la pression exercée par Brice Hortefeux, le ministre de l'Immigration, sur les associations françaises de défense des immigrés : "A l'évidence, le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, ne veut pas laisser le terrain libre aux associations de défense des sans-papiers [immigrés illégaux]. … Mardi 5 août, M. Hortefeux a demandé au préfet [du département] de Seine-et-Marne l'interdiction d'une manifestation prévue samedi devant le centre du Mesnil-Amelot. … De façon plus générale, le ministre a appelé les forces de l'ordre à la vigilance face aux 'agissements des groupuscules'. … Certes, sous couvert de défense des sans-papiers, certains de ces groupes sont souvent animés par des militants d'extrême gauche qui s'emploient à mener un combat politique contre le gouvernement. Mais cette réalité est partielle et ne rend pas compte de toute l'action et des mobiles généreux des défenseurs des sans-papiers. … En procédant de cette façon, l'exécutif n'apaise en rien le climat. Il s'expose en revanche davantage aux critiques, sans régler pour autant le casse-tête politique et humanitaire que représente, pour l'ensemble des pays européens, le sort des sans-papiers." (06.08.2008)

I Kathimerini - Grèce | 05.08.2008

La Grèce ennemie

Le quotidien I Kathimerini critique le traitement accordé par les autorités grecques à la minorité albanaise qui représente 40 pour cent de tous les immigrés en Grèce : "Reconduites massives à la frontière, actes de violence ... et exploitation sauvage dans le travail. … De nombreux Albanais ont demandé la nationalité grecque mais très peu l'ont obtenue. … La Grèce lutte férocement pour montrer aux immigrés albanais qu'elle est leur ennemi. Même le plus grand ennemi de la Grèce n'aurait jamais réussi à provoquer une telle rupture dans les relations entre Grecs et Albanais telle que celle occasionnée par les autorités [grecques] depuis 16 ans." (05.08.2008)

Politiken - Danemark | 06.08.2008

Une victoire pour la droite ?

Suite à un arrêt de la Cour européenne de justice selon lequel les citoyen(ne)s extracommunautaires marié(e)s à des citoyen(ne)s de l'UE sont autorisés à circuler et à séjourner dans l'UE sans entrave avec leur partenaire, les règles strictes sur le regroupement familial au Danemark sont désormais remises en question. Le quotidien Politiken critique l'attitude du chef du gouvernement danois, Anders Fogh Rasmussen, qui s'accroche à une politique actuelle sur l'immigration très restrictive. Cette politique a été acceptée sous l'influence déterminante du Parti du peuple danois, un parti xénophobe. "Le fossé entre le dogmatisme qui règne au Christiansborg [le siège du gouvernement] et la réalité un peu plus libérale qui contraindra peut-être désormais à tolérer les services des étrangers, ne cesse de se creuser. Tant que le Parti Venstre [parti libéral de droite], les conservateurs et les sociaux-démocrates n'admettront pas que leur politique contient des éléments inadmissibles, une seule chose est certaine : le Parti du peuple danois a encore de beaux jours devant lui et la politique européenne danoise sera confrontée à une méfiance permanente. … Si aucun changement d'orientation ne s'opère, une autre victime viendra s'ajouter à la longue liste des victimes de la politique sur les étrangers : les relations du Danemark avec l'UE." (06.08.2008)

Le Figaro - France | 05.08.2008

Tous pour une Europe

Pierre Lequiller, président de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'UE et député du parti au pouvoir, l'UMP, critique dans Le Figaro le revirement du parti socialiste français vis-à-vis de l'Union européenne : "Depuis un mois, la France déploie, en collaboration avec nos partenaires, ses priorités pour l'Europe de demain. … La présidence française de l'Union européenne a commencé sous de bons augures. Mais c'est de la cohérence des projets que découlera l'identité européenne que nous désirons tous. … Le devoir de cohérence s'applique aussi aux responsables politiques de notre pays. Un sujet comme l'Europe devrait remporter l'adhésion unanime de l'ensemble des acteurs politiques. … . À cet égard, il devient de plus en plus difficile de comprendre la position du Parti socialiste, si on peut qualifier de position ses incessants revirements. … La présidence française de l'Union européenne n'est pas celle d'un parti : elle est celle de tous les Français et de tous les Européens ! … La France a besoin de l'union de tous … pour faire avancer l'Europe de demain." (05.08.2008)

Právo - République tchèque | 06.08.2008

Klaus l'insoumis

Le président tchèque, Václav Klaus, s'est prononcé contre les objectifs exagérés de la présidence tchèque de l'Europe pour le premier semestre de 2009. La ratification du traité de Lisbonne ne sera être à l'ordre du jour du Parlement à Prague tant que les Irlandais s'en tiennent à leur non. Le journal de gauche Právo soupçonne Klaus de cacher ses propres intérêts derrière ces déclarations. "Il serait utile de convaincre les Irlandais, si seulement Prague s'en donnait la peine. D'autant plus que les conservateurs britanniques et le dernier hussard polonais, le président Kaczyński, ont abandonné leur combat contre le traité de Lisbonne. … Il se cache un non-dit derrière les discours de Klaus sur les intérêts nationaux et la gestion de la souveraineté nationale : mieux vaut être le premier homme d'un petit pays que d'être un homme parmi d'autres dans un grand ensemble. Tel est le secret de sa résistance à l'intégration." (06.08.2008)

Eleftherotypia - Grèce | 04.08.2008

Bruxelles, la capitale divisée

Fanos Kakuriotis, professeur à l'Université Aristote de Thessalonique, commente la crise politique en Belgique et évoque l'avenir de Bruxelles : "Si les Flamands et les Wallons décidaient de se séparer, Bruxelles serait un point de discorde. Une des idées évoquées était de donner à la ville un statut spécial, indépendant, dans le cadre de l'UE, … ce que rejettent Wallons et Flamands. La garantie du statu quo en Belgique est une question de prestige pour l'UE, puisque la Belgique et l'UE elle-même, constituent une 'nation' expérimentale et une 'union' en construction. … Les Européens sont pourtant convaincus que Bruxelles doit rester comme elle est, la ville des contraires, multilingue, avec des habitants bien habillés et des mendiants en guenille, … avec un système de transport parfait … et sans le corridor d'accès que les Flamands exigent." (04.08.2008)

Kristeligt Dagblad - Danemark | 05.08.2008

Loi et réalité

La Cour européenne de Justice a récemment décidé que les citoyen(ne)s extracommunautaires marié(e)s à des citoyen(ne)s de l'UE étaient autorisé(e)s à se déplacer et à s'établir dans l'UE sans entrave avec leur partenaire. Ce jugement est considéré comme un coup dur pour une politique d'immigration danoise restrictive qui souhaite empêcher les regroupements familiaux. Le quotidien Kristeligt Dagblad critique cette décision : "Autant la l'idée de la libre circulation de la main-d'œuvre en Europe est bonne et juste, autant le concept est lui irréaliste sur plusieurs points. Quand il a été imaginé la première fois, on ne savait [encore] rien de la mondialisation et … du processus d'immigration. Un conflit fondamental oppose les bonnes intentions de la législation européenne et la réalité sociale des Etats-nations. Si les règles de la libre circulation de la main-d'œuvre sont utilisées pour relancer l'immigration vers l'Europe, le modèle social européen s'effondrera. Le modèle social scandinave notamment, qui garantit les mêmes droits aux prestations sociales, ne résistera pas à une immigration massive." (05.08.2008)

La Repubblica - Italie | 05.08.2008

Les problèmes automobiles germano-italiens

L'auteur allemand Peter Schneider est invité à s'exprimer dans le quotidien La Repubblica sur un problème qui concerne tous les propriétaires d'une voiture immatriculée en Allemagne mais domiciliés en Italie ou ayant deux domiciles : l'absence d'un accord européen pour un contrôle technique régulier. "Les problèmes commencent quand approche la date du contrôle : comment obtenir la vignette rapidement et à moindre frais ? La Suisse économise le trajet à ses citoyens et aux propriétaires de véhicules, car elle reconnaît la vignette italienne. L'Allemand n'a pas d'autre moyen que de franchir la frontière. Hormis le fait que cela coûte du temps et de l'argent, je pense aussi au problème de pollution et de consommation d'énergie. Je réfléchis aux effets de mon trajet en ce qui concerne le rejet de dioxyde de carbone. … Comment est-il possible que deux pays qui comptent parmi les Etats fondateurs de l'EU ne concluent pas un accord pour une vignette de contrôle alors que des millions de voitures allemandes circulent sur les routes italiennes et inversement ?" (05.08.2008)

Financial Times - Royaume-Uni | 05.08.2008

Lutte contre la criminalité en Italie

Après la décision du gouvernement italien de faire patrouiller 3 000 soldats dans certaines grandes ville italiennes, le quotidien Financial Times commente les statistiques sur la criminalité ainsi que les omissions du gouvernement italien dans la lutte contre la corruption : "Des études de l'ONU et de l'UE établissent que les taux de criminalité en Italie se situent en dessous de la moyenne européenne. Les habitants de Rome seront surpris d'entendre que leur ville est plus sûre que Londres, Copenhague ou Amsterdam. Mais comme tout politicien le sait, seule compte la perception. … Bien que l'Italie se distingue nettement des autres Etats européens en matière de criminalité, … elle fait partie des pires malfaiteurs sur le plan de la corruption. … De ce point de vue, les deux actions remarquables du gouvernement Berlusconi au cours de ses deux premiers mois ont été le vote d'une loi garantissant l'immunité du chef du gouvernement et de trois autres hauts serviteurs de l'Etat, ainsi que la dissolution des autorités du haut-commissariat de lutte contre la corruption." (05.08.2008)

Delfi - Estonie | 04.08.2008

Echec du référendum sur la Constitution en Lettonie

En Lettonie, un référendum visant une modification de la Constitution a été invalidé en raison du trop faible taux de participation. Ce référendum devait permettre à l'avenir de dissoudre le parlement par vote populaire. Le portail d'informations en ligne estonien Delfi considère toutefois le résultat de ce vote comme une gifle pour les politiques lettons : "En Lettonie, la méfiance à l'égard des politiques est encore plus importante qu'en Estonie et il y a de quoi. … Si le oui l'avait emporté au référendum, les Lettons auraient pu limoger régulièrement leurs politiques et ainsi prendre leur revanche sur ces derniers. Mais le nouveau système serait devenu encore plus instable et on peut se demander quelle aurait été son évolution à long terme. Dans le contexte européen, il aurait en tout cas représenté une expérience rare." (04.08.2008)


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