Une commission sénatoriale roumaine a modifié la loi sur le travail de mémoire relatif aux dossiers de la Securitate. Si le Parlement l'approuve, il n'y aura plus à l'avenir aucun prêtre ni ancien représentant de la nomenklatura, encore actifs politiquement aujourd'hui, qui pourra être mis en examen pour son passé. En attendant, le journal Evenimentul Zilei pose ses exigences : "La lustration était nécessaire, elle l'est toujours aujourd'hui. La lustration était une naïveté dans une Roumanie dénuée de principes, c'est encore le cas aujourd'hui. Pourquoi est-il nécessaire d'identifier les collaborateurs de la Securitate ? Car ils nous ont persécutés pendant des années, ils ont tenté de déceler nos pensées, de nous influencer, ils ont lu nos lettres, nous ont mis sur écoute téléphonique, ils ont méprisé nos vies. C'est ce qu'ils ont secrètement fait. … Ils étaient des amis par devant et des indicateurs par derrière, pour obtenir de petits ou de gros avantages, ils étaient maîtres chanteurs, lâches ou tout bonnement sans caractère. … Ils ont freiné l'avenir de ce pays, ils nous ont dépouillés et contraints à quitter notre pays pour pouvoir leur échapper. … Qui 'nous' représente encore, nous les naïfs, qui croyons au droit et à la vérité, et à la victoire du bien ?" (16.09.2008)
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