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12.10.2008

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Politique

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POLITIQUE

Corriere della Sera - Italie | 17.09.2008

Un travail de mémoire stratégique

Le correspondant à Berlin du Corriere della Sera, Danilo Taino, commente l'attitude des chrétiens-démocrates allemands de la CDU à l'égard du parti de gauche Die Linke. "La nostalgie est dangereuse, dit la CDU [chrétiens-démocrates], surtout lorsqu'elle concerne la deuxième dictature du siècle dernier en Allemagne : la dictature communiste de RDA. Elle devrait recevoir, dans une mesure raisonnable, le même traitement réservé à la première, la dictature national-socialiste. Egalement parce qu'il existe un parti - Die Linke d'Oscar Lafontaine - qui constitue [suite à la fusion avec le PDS] le successeur du régime communiste. … Lors du prochain congrès de leur parti qui aura lieu au début du mois de décembre à Stuttgart, les chrétiens-démocrates [conservateurs] vont se prononcer dans l'optique des prochaines élections législatives de 2009 sur un texte prévoyant l'enseignement obligatoire de l'histoire de la RDA … à l'école. … Le parti de Mme Merkel n'a pas seulement des raisons idéologiques de s'attaquer à Die Linke, qui interprète l'histoire de la RDA plutôt comme une expérience sociale. Dans les cinq Länder de l'Est, Die Linke est en effet au même niveau que la CDU dans les sondages." (17.09.2008)

Die Presse - Autriche | 17.09.2008

Les Roms d' Europe

Pas de traitement spécial pour les Roms en Europe, l'égalité des droits serait plutôt la solution au problème d'intégration, écrit le quotidien Die Presse : "Pour la première fois, la plus grande minorité européenne a pu s'exprimer sur son sort à l'occasion d'un sommet de l'UE. Les Roms ne veulent pas de lotissements subventionnés, mais plutôt avoir accès aux logements sociaux. Ils n'ont pas besoin de programmes professionnels pour les ouvriers mais d'une bonne mixité scolaire. La moitié des Roms en Europe de l'Est a moins de 20 ans. Au lieu d'exploiter leur potentiel, ils sont écartés dans des écoles spéciales. L'éducation serait ainsi l'unique levier. Mais là aussi les 'Européens' devraient participer et tolérer que leur progéniture côtoie les mauvais garçons sur les bancs de l'école. Dans deux générations, il n'y aura alors peut-être plus de problèmes et il ne sera plus nécessaire de batailler pour savoir quel nom leur donner. " (17.09.2008)

De Standaard - Belgique | 16.09.2008

La Suisse est un modèle fédéral

Aucune solution ne semble se profiler dans la crise étatique qui se poursuit en Belgique depuis plus d'un an. Dans le quotidien De Standaard, un groupe de plus de 40 éminents intellectuels plaident en faveur du modèle fédéral suisse comme exemple pour la Belgique : "Si l'on cherche des recettes pour une future Europe ou une future Belgique, alors la Suisse est le laboratoire auquel on doit se référer. ... En Europe, on pense protéger les minorités en leur accordant des privilèges au détriment de tous les autres. Souvent, ces privilèges sont tout simplement en contradiction avec les règles fondamentales de la démocratie. ... La seule manière de protéger les minorités est de leur donner la majorité au niveau local, ... leur permettant de prendre les décisions les concernant en toute autonomie. Un tel système étatique très décentralisé laisse place à des enclaves pacifiques au sein des enclaves. La solidarité est apportée dans les bonnes proportions. Le système démocratique suisse applique correctement le principe de subsidiarité dans la pratique." (16.09.2008)

The Irish Times - Irlande | 16.09.2008

Accord au Zimbabwe

Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, est parvenu à un accord avec l'opposition. Le quotidien The Irish Times commente : "Cet accord ... est sans aucun doute un grand pas en avant pour le Zimbabwe mais il ne résoudra pas la crise profonde dans laquelle le pays est plongé. Le partage du pouvoir entre le président Mugabe, Morgan Tsvangirai, le nouveau Premier ministre et Arthur Mutanbara crée une confusion institutionnelle qui risque d'entretenir les rivalités actuelles. Si le conflit se poursuit simplement sous une autre forme, le Zimbabwe ne pourra pas recevoir une aide internationale primordiale, et ce, malgré la bonne volonté que cet accord va générer. ... Avec une inflation de près de 30 millions pour cent, un chômage de masse, des commerces vides, quatre millions de personnes réfugiées dans les pays voisins et un effondrement de l'agriculture, le Zimbabwe est aujourd'hui un Etat en faillite après 28 années de règne du parti de Mugabe, le Zanu-PF. ... Cet accord peut être un tournant, mais seulement s'il permet un véritable changement." (16.09.2008)

Elsevier - Pays-Bas | 16.09.2008

Diminuer de moitié l'aide au développement

Après les partis populistes de droite, c'est à présent au tour du grand parti de droite de l'opposition WD de demander que l'aide au développement soit diminuée de moitié. Celle-ci devrait être ramenée au niveau de celle accordée par les 15 Etats de l'UE les plus riches. L'hebdomadaire politique Elsevier écrit à ce propos : "C'est un bon projet. Dans le cas de nombreux projets d'aide, il n'est absolument pas certain qu'ils fonctionnent. ... Dans ce contexte, il est particulièrement étrange que les Pays-Bas veuillent toujours être les champions du monde de l'aide au développement et qu'ils dépensent en outre tous les ans des dizaines de millions de subventions pour assurer des campagnes de communication dans leur propre pays, visant à convaincre les citoyens néerlandais de continuer à soutenir les dépenses élevées pour cette aide. Toutes ces aides n'ont pas seulement eu pour conséquence de rendre les pays pauvres dépendants et de les maintenir dans leur pauvreté, elles ont également appauvri les Pays-Bas. Au cours du demi-siècle qui vient de s'écouler, près de 100 milliards d'euros financés par les impôts néerlandais ont en effet été jetés par la fenêtre." (16.09.2008)

Evenimentul Zilei - Roumanie | 16.09.2008

Un travail de mémoire sur les dossiers de la Securitate restreint

Une commission sénatoriale roumaine a modifié la loi sur le travail de mémoire relatif aux dossiers de la Securitate. Si le Parlement l'approuve, il n'y aura plus à l'avenir aucun prêtre ni ancien représentant de la nomenklatura, encore actifs politiquement aujourd'hui, qui pourra être mis en examen pour son passé. En attendant, le journal Evenimentul Zilei pose ses exigences : "La lustration était nécessaire, elle l'est toujours aujourd'hui. La lustration était une naïveté dans une Roumanie dénuée de principes, c'est encore le cas aujourd'hui. Pourquoi est-il nécessaire d'identifier les collaborateurs de la Securitate ? Car ils nous ont persécutés pendant des années, ils ont tenté de déceler nos pensées, de nous influencer, ils ont lu nos lettres, nous ont mis sur écoute téléphonique, ils ont méprisé nos vies. C'est ce qu'ils ont secrètement fait. … Ils étaient des amis par devant et des indicateurs par derrière, pour obtenir de petits ou de gros avantages, ils étaient maîtres chanteurs, lâches ou tout bonnement sans caractère. … Ils ont freiné l'avenir de ce pays, ils nous ont dépouillés et contraints à quitter notre pays pour pouvoir leur échapper. … Qui 'nous' représente encore, nous les naïfs, qui croyons au droit et à la vérité, et à la victoire du bien ?" (16.09.2008)

Süddeutsche Zeitung - Allemagne | 16.09.2008

La mission de l'UE dans le Caucase

Près d'un mois après la fin de la guerre en Géorgie, les ministres européens des Affaires étrangères se sont mis d'accord lundi sur l'envoi d'une mission d'observation (EUMM) européenne en Géorgie. 200 policiers et experts civils européens vont reprendre des soldats russes le contrôle de la zone tampon entre la Géorgie et la province séparatiste d'Ossétie du Sud. "L'UE fait face à son plus gros défi en matière de politique étrangère jusqu'à présent," écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung. "L'Union européenne a certainement déjà joué le rôle de médiateur lors de certaines crises et de nombreux conflits dans le monde entre des Etats et des groupes en conflit. … Mais en Géorgie, cela est différent. Ici, ce sont des Européens confrontés à la Russie comme partie prenante au conflit. Une Russie qui cherche sa place dans le jeu des grandes puissances et qui observe avec méfiance comment l'OTAN et l'UE la suivent de près. Si les Européens considèrent qu'il ne s'agit pas seulement de la Géorgie mais avant tout des relations futures entre l'UE et la Russie sur un continent commun, il existe alors une chance de négociations politiques réussies." (16.09.2008)

Élet és Irodalom - Hongrie | 15.09.2008

Appel à un gouvernement d'experts

Le rédacteur en chef Zoltán Kovács s'inquiète du manque de programmes politiques en Hongrie. A la différence des autres analystes, il se prononce pour la formation d'un gouvernement d'experts : "Contrairement à ses intentions soi-disant bienveillantes, le chef du gouvernement, Ferenc Gyurcsán, n'écrit depuis un an que des programmes visant à la survie du pays. Son dernier programme s'intègre ici directement. ... Il tourne toujours autour du même sujet : le Premier ministre consulte seulement certaines personnes. Jusqu'ici, il s'est contenté de rendre visite à des instituts et à des foyers, et le soir il s'exprime avec ferveur à la télévision. Sans vouloir être désagréable, cette situation rappelle de façon surprenante les temps du socialisme réel. .... Ce dont le pays a aujourd'hui besoin, c'est d'une nouvelle voix et d'une nouvelle force. Mais ce qui lui fait le plus défaut, c'est un gouvernement aux connaissances expertes. Il revient aux deux grands partis représentés au Parlement, les socialistes et les jeunes démocrates conservateurs, de mettre sur pied un gouvernement d'experts qui soit crédible et qui jouisse d'une certaine reconnaissance sur le plan international. ... " (15.09.2008)

Der Standard - Autriche | 15.09.2008

Une campagne électorale sans Europe

Les partis autrichiens s'efforcent d'occulter la question de l'intégration européenne dans la campagne. Les esprits politiques se divisent justement sur ce sujet, écrit le quotidien Der Standard : "Les partis sont réservés en matière de politique européenne, c'est à la fois étrange et dommage : étrange car c'est la querelle sur l'UE des rouges-noirs qui a dissout la coalition et qui a donc provoqué les élections d'aujourd'hui. On aurait dû accepter le fait que la question épineuse de 'que penses-tu du rôle de l'Autriche en Europe ?' devient un débat central. … Il n'y a plus de décision importante au niveau politique ou économique que l'on puisse traiter par une action nationale isolée. A moins que cela ne change de nouveau et que les partenaires européens ne l'approuvent. L'Autriche n'a qu'une souveraineté limitée en ce qui concerne le marché intérieur, la suppression des frontières, l'introduction de l'euro et la communautarisation de pratiquement toutes les politiques. … L'Europe n'est peut-être pas un thème de prime abord, mais elle agit - peut-être même de manière décisive sur la coalition." (15.09.2008)

Trouw - Pays-Bas | 15.09.2008

La politique énergétique européenne

Les ministres européens des Affaires étrangères débattent aujourd'hui d'une ligne commune à adopter face à Moscou. L'Europe devrait surtout, à cette occasion, élaborer une politique énergétique commune, écrit le quotidien Trouw : "Tandis que la Russie se sert des entreprises étatiques pour poursuivre ses objectifs de politique de force, l'Europe a une approche moins habile. Les pays européens sont en concurrence pour conclure avec la Russie des contrats pour le gaz et le pétrole. La Russie peut ainsi se servir des pays européens pour les monter les uns contre les autres. … Après la Géorgie, il ne faut pas continuer plus longtemps à fermer les yeux sur la politique russe de partition et de domination. … Si les pays européens parlaient davantage d'une seule voix, les rapports seraient différents. En effet, la Russie dépend fortement de l'UE pour ses ventes de gaz. Les gazoducs vont vers l'Europe de l'Ouest et non pas vers la Chine. Or, sans une politique énergétique extérieure commune, l'Europe reste faible face à celui qui a la mainmise sur les vannes de gaz. Même si c'est un voisin qui a quelque chose à cacher." (15.09.2008)


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