22.11.2008
L'Espagnol Salvador Giner, qui vient de se voir remettre le Prix national de sociologie et de sciences politiques 2006, analyse dans une interview réalisée par Carles Geli l'évolution sociale et politique de l'Espagne. "Ce qui a pris 120 années dans le Nord de l'Europe s'est fait en 30 ans ici. Tout le monde parle de transition politique, mais c'est au niveau culturel que cela a été le plus extraordinaire. L'Espagne était un pays qui brûlait les églises et dans lequel les catholiques tuaient les francs-maçons. Quarante ans après, les églises sont vides. On a remplacé l'incendie des églises par une indifférence envers elles. C'est un saut brutal. A l'inverse, le saut ethnico-culturel n'a pas été très important : le 'catalanisme' ou 'l'andalousisme' se sont renforcés. Les identités collectives hispaniques se sont intensifiées. C'est peut-être le résultat d'un processus compensatoire découlant de la perte de cette personnalité. (...) Nous n'avons plus de croyances : nous nous montrons aussi indifférents envers l'Eglise qu'envers le Parti communiste."
» article intégral (lien externe, espagnol) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Religion, » Spiritualité, » Espagne Tous les textes disponibles de » Salvador Giner, » Carles Geli
» Ensemble de la revue de presse de jeudi, 22. février 2007
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