Clinton peut-elle battre Trump ?

Hillary Clinton a accepté la nomination du Parti démocrate pour l'élection présidentielle et sera opposée au républicain Donald Trump. Pour différentes raisons, certains commentateurs doutent qu'elle parvienne à remporter le scrutin.

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Financial Times (GB) /

Clinton commet la même erreur que les anti-Brexit

Les peurs relatives à l'immigration, très répandues au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, risquent de coûter la victoire à la candidate démocrate, analyse The Financial Times :

«A aucun moment, les partisans pro-européens en Grande-Bretagne n'ont réussi à aborder les peurs liées à l'immigration. Les démocrates américains pourraient tomber dans le même piège. La semaine dernière, la déclaration 'Nous ne construirons pas de mur' avait valu à Clinton les applaudissements nourris de la convention. Mais l'expérience britannique suggère que de tels propos peuvent être interprétés comme un refus de se pencher sur la question des inquiétudes des citoyens quant à l'immigration. C'est ce que tend à confirmer Donald Trump. Il a récemment tweeté : 'La vision de Clinton est celle d'un monde sans frontières dans lequel les gens qui travaillent sont dépourvus d'influence, d'emploi et de sécurité.'»

Magyar Idök (HU) /

Clinton sera rattrapée par son passé

Hillary Clinton aura certainement des difficultés en raison de l'organisation de bienfaisance Clinton Foundation, créée par son mari, croit savoir Magyar Idők :

«La fondation, qui dispose de milliards de dollars, est intervenue dans une série de pays en développement, de l'Afrique à Haïti, de façon souvent contradictoire. ... Il est certes très difficile de convaincre les Clinton de corruption, mais le fait que quelqu'un donne des conférences dans toute l'Afrique pour des honoraires de 700.000 dollars (!) reste après tout très suspect. ... Pire encore : lorsqu'en 2013, les Russes ont acquis le plus grand groupe minier canadien, qui possédait aussi des mines d'uranium américaines, les vendeurs ont versé à la fondation des Clinton près de 2,5 millions de dollars et les Russes ont rajouté un autre demi-million. Tout cela parce que ce deal nécessitait l'accord du ministère des Affaires étrangères US, dirigé justement à l'époque par l'ex-première dame.»

The Irish Times (IE) /

Les Américaines laissent tomber Hillary

D’après un sondage réalisé par NBC et The Wall Street Journal, seules 52 pour cent des Américaines en droit de voter souhaitent donner leur voix à Clinton, déplore The Irish Times :

«Même si on s’y attendait, la première nomination d’une femme par un grand parti comme candidate à l’élection présidentielle représente un moment clé dans la politique américaine. Il s’agit objectivement d’un tournant culturel de grande importance. Pourtant, de nombreuses femmes à la mémoire courte, ou incapables de s’identifier au combat pour l’égalité des sexes, y sont indifférentes. Les citoyens afro-américains avaient été nombreux à se rallier à Obama, car son élection avait une profonde signification pour eux. En ce qui concerne Clinton, les femmes ne semblent pas disposées à lui permettre de vivre ce tournant, qui pour beaucoup semble ne pas en être un.»

Delo (SI) /

Trump trace la voie à Clinton

La lourdeur de Trump sera le plus grand atout de Hillary Clinton dans le cadre des présidentielles américaines, croit savoir Delo, qui ne prend pas au sérieux le républicain marié à une Slovène :

«Même si le camp libéral des démocrates ne voit pas Clinton du meilleur œil, c’est précisément le magnat de l’immobilier de New York qui constitue leur plus grand 'allié'. Avec son 'trumpisme', mélange de démagogie bon marché et de cynisme, ce politique marié à une Slovène fait fuir les républicains mesurés et éduqués, qui, selon les réseaux sociaux, envient aux démocrates le niveau et l’intelligence de leurs meetings électoraux. C’est la raison pour laquelle Clinton a désormais la possibilité de convaincre les Américains, lors de la campagne électorale qui commence en septembre, que c’est bien elle et non Trump qui sera capable d’apporter des changements favorables à Washington.»

Pravda (SK) /

Clinton devra livrer bataille

Hillary Clinton aura du mal à remporter l'élection présidentielle face à Donald Trump, prédit Pravda :

«L’ex-première dame est la candidate démocrate la moins populaire de ces derniers temps. Que Trump soit encore moins apprécié n’y change rien. De nombreuses raisons expliquent ce désaveu : on lui reproche d’une part sa trop grande proximité avec l’establishment, et de l’autre, l’inflexibilité de sa politique étrangère. … En la matière, Trump donne certes l’impression d’être un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais les Américains en ont assez des interventions militaires à l’étranger, qui coûtent cher. Ils préféreraient qu’on se consacre davantage aux problèmes du pays. … Clinton devra faire preuve de ténacité si elle souhaite, comme elle le prédit, que Trump 'ne mette jamais le pied à la Maison-Blanche'.»

Dnevnik (SI) /

Les démocrates ourdissent une nouvelle guerre mondiale

L’image que donne le Parti démocrate n'a rien de démocratique et ne laisse rien présager de bon si Clinton est élue présidente, estime Dnevnik :

«L’appareil du parti a écarté le candidat qui avait le soutien du peuple et proposé une candidate dont les partisans brassent des milliards. Au nom de la discipline de parti, le peuple, que le parti représente, est amené à se montrer uni et à soutenir une candidate dont la politique est contraire à ses intérêts. … D’autre part, cet appareil, et la candidate en lice, ont choisi de désigner un coupable étranger pour les révélations de Wikileaks. Les e-mails auraient été dérobés par les Russes afin d’aider Trump. … En faisant de Trump un quasi agent russe, les dirigeants du parti annoncent quelle politique les Etats-Unis suivront si leur candidate devient présidente. Ils fomentent une nouvelle guerre mondiale.»

The Guardian (GB) /

Les démocrates doivent s'unir s'ils veulent l'emporter

Des courriels piratés et publiés par la plate-forme de divulgation Wikileaks ont montré que pendant la campagne des primaires, la direction démocrate a choisi de soutenir Hillary Clinton. Malgré cette révélation, il faut que les partisans de Bernie Sanders soutiennent maintenant Clinton, préconise The Guardian :

«Les républicains se servent des mails divulgués pour monter que la direction démocrate est corrompue et intrigante. … On ignore si d’autres documents seront publiés, et le cas échéant, à quelle date. Mais on peut partir du principe que le moment et les modalités sont choisis de manière à causer le plus de dommages possibles au Parti démocrate. Bernie Sanders a déjà été critiqué par certains de ses délégués pour avoir apporté son soutien à Hillary Clinton. C’est un climat néfaste. Les deux camps ne doivent pas oublier qu’une présidence Donald Trump serait bien pire que l’élection d’un démocrate qui ne leur convient pas. Ils doivent garder la tête froide et se résoudre à avancer ensemble.»

Huffington Post Italia (IT) /

Trump pourrait l'emporter, par Michael Moore

Dans une lettre ouverte publiée sur son site Internet, le réalisateur américain et partisan de Bernie Sanders Michael Moore prédit une victoire de Donald Trump aux présidentielles. Un commentaire repris par la version italienne de Huffington Post :

«Pour la plupart des scrutins, il est difficile d’inciter ne serait-ce que 50 pour cent des électeurs à aller voter. C’est là le problème pour novembre prochain : quel candidat saura le mieux motiver et mobiliser son électorat ? Vous connaissez la réponse à cette question. Quel candidat dispose des plus fervents partisans ? Quels supporters enragés seront sur le pied de guerre dès 5h du matin, le jour des élections, se démenant toute la journée, jusqu’à l’ultime 'exit poll', pour s’assurer que tous les Tom, Dick et Harry (et Bob, Joe, Billy Bob, Billy Joe et Billy Bob Joe) aient voté ? ... Et détrompez-vous : ni des publicités convaincantes en faveur de Hillary, ni les potentiels échecs de Trump dans les duels télévisés ne nuiront au rayonnement du candidat républicain.»

Libération (FR) /

Les candidats les plus détestés s'imposent

La campagne électorale américaine résulte de l'accentuation des clivages sociaux survenu sous le mandat de Barack Obama, analyse Libération :

«Loin de panser les plaies, comme beaucoup l’espéraient, la présidence Obama a réveillé les tensions raciales. Une partie des Américains n’a jamais digéré l’élection puis la réélection d’un président noir. On les retrouve aujourd’hui dans les meetings de Donald Trump. Tous les supporteurs de Trump ne sont pas racistes, cela va de soi. L’angoisse du lendemain, la peur du déclin de l’Amérique, la rage contre les élites nourrissent cette campagne déroutante. Que dire ainsi de Bernie Sanders, qui a permis aux 'socialistes' américains de faire leur coming-out ? Non sans peine, la machine Clinton a vaincu Bernie le révolutionnaire. Le 8 novembre, l’idole des jeunes ne sera pas sur les bulletins de vote. Au lieu de ça, les Américains devront choisir entre les deux candidats les plus détestés du pays. Historique.»

Kaleva (FI) /

Le combat des sexes

Lors de la prochaine campagne électorale américaine, le sexe des candidats jouera un rôle déterminant, estime le quotidien Kaleva :

«La campagne électorale américaine sera particulièrement virulente cette fois-ci, et tous les coups seront permis. La situation de départ est délicate, car les deux grands partis sont eux-mêmes divisés quant à leur candidat respectif. … Le sexe des candidats devrait s’avérer primordial pour le résultat final. Trump pourrait s'assurer les voix des hommes âgés parmi les électeurs démocrates, tandis que Clinton pourrait récolter les voix des femmes chez les républicains.»

El País (ES) /

Ne pas réduire Clinton à son statut de femme

Hillary Clinton est une femme, certes, mais elle est aussi une excellente candidate à la présidence des Etats-Unis, rappelle El País :

«Si sa victoire est une avancée historique pour les femmes, il serait extrêmement injuste que cet aspect occulte la brillante carrière de la candidate démocrate. Grande avocate, Clinton a dû mettre sa carrière juridique entre parenthèses pour éviter tout conflit d’intérêts avec son époux. Ceci ne l’a toutefois pas empêchée d’impulser d’importantes réformes dans la santé et l’éducation. D’abord sénatrice de New York, elle a ensuite été une première fois candidate aux primaires démocrates, et enfin cheffe de la diplomatie américaine.»

Jutarnji list (HR) /

Trump est-il un fasciste ?

Quel danger Donald Trump représenterait-il s'il entrait à la Maison-Blanche ? Une question à laquelle tente de répondre Jutarnji List :

«C’est par sa dimension de leader et son obsession à se présenter en sauveur de l’Amérique que Donald Trump se rapproche le plus de l’idéologie fasciste. … On distingue ici des ressemblances évidentes avec Mussolini, Franco et Hitler. Si Trump présente les caractéristiques d’un fasciste et si le 'trumpisme' emprunte des éléments au fascisme, on discerne cependant d’importantes différences dans le tableau d'ensemble. Ce qui paraît primordial, c'est que les mécanismes de contrôle dont est doté le pays protègent suffisamment le système politique américain et empêchent toute évolution vers un Etat fasciste. Les juristes américains tirent néanmoins la sonnette d’alarme, car Trump semble faire peu de cas de la Constitution, notamment de la séparation des pouvoirs et du primat de l’Etat de droit. Les libéraux comme les conservateurs redoutent que Trump, s’il devenait président, ne plonge les Etats-Unis dans une véritable crise constitutionnelle.»

Aftonbladet (SE) /

Un règne démocrate ?

Quelle que soit l’issue des primaires, on assiste à un véritable changement d’époque aux Etats-Unis, et celui-ci passe totalement inaperçu en Europe, relève le quotidien Aftonbladet :

«Complètement obnubilés que nous sommes par ce fou furieux de Trump, nous sommes passés à côté d’une histoire importante : les Etats-Unis sont en train de virer à gauche. Dans son dernier ouvrage, l’écrivain et spécialiste des Etats-Unis Martin Gelin explique de quelle façon l’engagement des électeurs américains en faveur des droits des femmes, des homosexuels et des minorités s’est développé au cours des dernières décennies, et en quoi ce militantisme va de pair avec une critique croissante des inégalités économiques. Nonobstant Trump et le conflit monté en épingle entre Bernie Sanders et Hillary Clinton, la grande nouveauté dans la politique américaine, c’est le fait qu’après deux mandats exercés par un président noir, c’est probablement une femme qui s’installera à la Maison-Blanche, avec des revendications comprenant la hausse du salaire minimum, l’augmentation des allocations parentales et la construction de crèches. A de nombreux égards, c’est une évolution historique.»

NRC Handelsblad (NL) /

Bill, première faiblesse d'Hillary

Si la nomination de Hillary Clinton est assurée, elle ne suscite toutefois pas un enthousiasme débordant, constate NRC Handelsblad :

«La première faiblesse d'Hillary, c’est son mari, Bill Clinton, président de 1993 à 2001. … Le pragmatisme de Bill Clinton a été à l’origine de la conclusion de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et de l’adoption du Crime Bill, une loi très stricte qui a frappé de façon particulièrement injuste les jeunes noirs. L’ire actuelle des électeurs est en grande partie liée à ces décisions du passé. Aux yeux des électeurs, le libre-échange parait tout aussi suspicieux que le centre politique. Et le Crime Bill est indirectement à l’origine du mécontentement des citoyens afro-américains et de la création du mouvement Black Lives Matter. L’Amérique de gauche est sur le point de se doter d’une nouvelle idéologie, ce qui explique le manque d’enthousiasme témoigné à Hillary Clinton. La candidate démocrate s’affiche comme une besogneuse voulant améliorer un peu les choses. A notre époque, cette approche de la politique n’est pas très populaire.»

Jutarnji list (HR) /

Le secret de Trump : l'agressivité

On peut aller loin avec les mensonges et l’agressivité, constate Jutarnji list au vu de la réussite de Donald Trump aux primaires américaines :

«Une étude de la Missouri Western State University nous fournit la preuve statistique de ce que tout le monde savait : 50 pour cent des déclarations des candidats républicains sont consacrées à l’agression. Donald Trump caracole en tête de peloton : six pour cent de ses déclarations seulement contiennent des propositions politiques. Trump est le champion de l’agressivité, mais aussi celui du mensonge, des insultes et de la mystification. … Pourquoi est-il plus facile de faire figure d'homme fort avec des gestes et des slogans agressifs qu’avec des projets politiques sérieux ? On peut démonter n’importe quel projet avec des contre-arguments, développer le débat à l’infini et l’enterrer une bonne fois pour toutes. … Mais face à un interlocuteur agressif, il n’y a que deux réponses : laisser l’imbécile parler ou crier plus fort que lui. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’agressivité qui gagne.»

Lrt (LT) /

Les USA ont besoin d'un troisième candidat

L’idée d’un troisième candidat indépendant, qu’appellent de leurs vœux certains des républicains exaspérés par Trump, est une idée prometteuse, pense le portail LRT :

«Son objectif serait de chiper à Trump le plus de voix possible et de le dépasser. Ross Perot, qui s’était présenté en 1992 contre les républicains et les démocrates et avait recueilli 19 pour cent des voix, est le candidat indépendant qui a enregistré le meilleur score. Mais il avait commencé sa campagne bien plus tôt. Le temps manque pour mettre en place l’infrastructure requise par une nouvelle candidature. Les optimistes croient que ce serait possible avec l’aide des petits partis américains. … Les pessimistes évoquent Michael Bloomberg. L’ex-maire de New York avait annoncé en janvier que ne pouvant enrayer l’ascension de Trump, il renonçait à entrer en lice. Il n'en reste pas moins que les Etats-Unis regorgent de personnalités résolues et dynamiques ; il se pourrait donc que nous assistions à plusieurs revirements d'ici les élections.»

La Repubblica (IT) /

Ce qui pourrait faire pencher la balance du côté du tricheur

Selon un récent sondage, les deux candidats à la présidentielle Trump et Clinton seraient aussi impopulaires l’un que l’autre auprès de presque 60 pour cent de la population des Etats-Unis. Trump pourrait toutefois sortir gagnant de ce duel des mal-aimés, grâce à la stratégie de victime dans laquelle il se met en scène, analyse La Repubblica :

«Hillary incarne l’establishment, l’approbation de la situation actuelle. Donald – ou du moins est-ce ce qu’affirment ses partisans - incarne le changement. Peu importe les risques inhérents à ce changement. Il n’est donc pas porté par sa propre force, mais par la faiblesse de son adversaire. Se concentrent sur elle tout ce qu’exècrent des millions d’Américains, et pas seulement les pauvres et les ignorants : le pouvoir qui les pénalise et dont ils ont été exclus. … Trump pour sa part incarne l’anti-pouvoir. Le paradoxe, c'est que celui qui déblatère aujourd’hui contre la caste d’en-haut est devenu milliardaire par des opérations de spéculation immobilière et de fraude fiscale. Or ceci ne dissuade pas ses électeurs de préférer se jeter dans des eaux incertaines plutôt que de continuer sur le chemin pénible du passé.»

Helsingin Sanomat (FI) /

Les hommes blancs n'ont pas le dernier mot

Donald Trump sait qu’il peut compter sur le soutien de la majorité des électeurs blancs de sexe masculin, mais cela ne suffira pas pour assurer sa victoire aux élections, rappelle Helsingin Sanomat :

«Le mécontentement des classes sociales inférieures blanches et des travailleurs de sexe masculin a permis à Trump de gagner la course à l’investiture présidentielle au sein de son parti. Quand bien même Trump ne remporterait pas les élections à l’automne, ses partisans resteront une force politique avec laquelle le reste devra composer. Ceci pourrait avoir des répercussions tant sur la politique extérieure que sur la politique intérieure, ou du moins sur la manière de mener le débat politique. … Le problème des républicains est que leur parti est devenu un parti d’hommes blancs. Pour peu qu’il contrarie les Latinos ou les femmes, la campagne tournera à l’avantage de Clinton. Pour elle, le plus grand danger actuel serait un scandale, de quelque nature qu’il soit.»

The Independent (GB) /

Et si Trump faisait un bon président ?

The Independent ne comprend pas les mises en garde face à l’inexpérience politique de Trump :

«L’expérience est un atout largement surévalué pour exercer un mandat politique. La défiance envers la politique est effarante et le niveau de vie stagne dans les premières économies mondiales, touchées par une croissance faible. Il se peut tout à fait que quelqu’un qui ait un autre bagage, d’autres méthodes et d’autres idées puisse avoir des réponses nouvelles. Que cela nous plaise ou pas, Trump a indéniablement le sens des affaires. Les hommes d’affaires avertis savent bien sélectionner leurs collaborateurs et leurs conseillers. Au congrès américain, il se pourrait que Trump sache mieux rassembler une majorité autour de lui qu’Obama n’a su le faire. Ceci vaut peut-être également sur le plan international. ... Peut-être découvrirons-nous dans les mois à venir un autre Donald Trump. Un Trump que, sans forcément le soutenir, nous pourrions nous imaginer à la tête des Etats-Unis et avec qui nous pourrions faire des affaires.»

The Irish Independent (IE) /

Quatre années de purgatoire

Clinton ou Trump, cela revient à choisir entre la peste et le choléra, peste l’Irish Independent :

«Le système politique des Etats-Unis a réussi à maintenir en lice deux êtres remplis de défauts, et dont aucun n’a mérité d’entrer à la Maison-Blanche. Nous avons d’une part Hillary Clinton, avec tout son historique de scandales, candidate on ne peut plus fade dont la politique de gauche anéantirait ce qui reste de 'l’exceptionnalisme américain' ; de l’autre côté, Donald Trump, un démagogue dont la spécialité est d’attiser la haine et de menacer de guerre commerciale aux conséquences cataclysmiques. Ce choix déprimant tombe au pire moment imaginable pour les Etats-Unis : le pays est profondément divisé, la croyance dans le rêve américain et la Constitution américaine perd du terrain et une grande part de la population rêve plus que tout de se fermer au reste du monde. Dans le même temps, la menace terroriste n’a jamais été aussi élevée. … Quelle que soit l’issue, elle ne sera pas bonne ; il est donc temps, tant pour le monde que pour les Etats-Unis, de se préparer à traverser quatre ans de purgatoire.»